2015, mardi 10 novembre

L’année des trois mousquetaires *

La fin de l’année 2015 est marquée par la COP2, raout de chefs d’états et de gouvernements, pour la plus grande gloire de François HOLLANDE qui pense qu’en se faisant passer pour le champion de la lutte contre le réchauffement climatique, il acquiert ses galons internationaux de véritable chef d’Etat. Comme si on pouvait commander au soleil de mettre en veilleuse ses cycles brûlants. Elle est aussi marquée par les élections régionales destinées à donner un exécutif aux nouvelles grandes régions dont aucun referendum n’a demandé aux Français s’ils en voulaient ; ces régions ressemblent étrangement aux provinces d’Ancien Régime dont les premiers citoyens français se sont débarrassés en moins de quinze jours : c’était en juillet …1789 ! Mais, surtout, elles s’efforcent d’être les sosies des Länder germaniques, dont il n’est pas sûr non plus que veuillent les Français, toujours plus jacobins que girondins ; on ne tire pas un trait sur plus de mille ans d’histoire centralisatrice parce que les pratiques allemandes sont in ! A propos du fleuron germanique qu’est la firme automobile Volkswagen, rappelons qu’elle est un héritage superficiellement dénazifié du IIIème Reich et que les capitalistes qui la gèrent et qui y fraudent ont des arrières grands-pères qui ont financé l’arrivée de HITLER au pouvoir ! Ce qui devrait refroidir quelque peu les laudateurs du made in Germany économique, social et politique.

Cette année 2015 avait bien mal commencé avec les ignobles meurtres religieux de journalistes de Charlie Hebdo et de certains de leurs gardes du corps, d’une policière à Montrouge et de clients et employés du super marché Cacher de l’avenue de Vincennes. Même si la tentative de récupération par l’actuel pouvoir des grandes manifs laïques et républicaines du 11 janvier à Paris et en province n’a pas vraiment marché, tout au long de l’année le Président de la République et son Premier Ministre ne se sont pas fait faute de tirer la couverture à eux, sans grand succès il est vrai.

L’année 2015, c’est surtout le déferlement ininterrompu de populations chassées du SOUDAN, de l’ERYTREE, de SOMALIE, de LIBYE par la guerre et des régimes politiques terroristes comme c’est aussi le cas depuis l’AFGHANISTAN, l’IRAK et la SYRIE. Ces millions de victimes s’entassent aux frontières des pays voisins d’Afrique et du Proche–Orient, affreusement démunis pour faire face à ces afflux de populations réfugiées. Quand quelques centaines de milliers d’entre ces malheureux gagnent au péril de leur vie les côtes de l’Europe, la belle Union Européenne qui a montré sa mesquinerie dans l’affaire de la crise grecque, chipote sur le nombre de réfugiés qu’elle peut accueillir et laisse certains de ses états membres ériger des « murailles de Chine » de papier, certes, mais combien cruelles et stupides.

Sur tout cela plane le sombre drapeau brun de DAESH qui prétend imposer au monde un nouveau califat qui est aux califats ommeyade (VIIème-VIIIème siècle) et abbasside (VIIIème-XIIIème siècles) ce que fut le Reich nazi au Saint Empire Romain Germanique (962-1806) et même au prétentieux Reich bismarckien (1870-1918).

Voilà qui permet à LA PEN de sortir des querelles familiales en dénonçant le laxisme des autorités françaises qui laissent déferler des hordes d’islamo-arabo-barbares sur les belles campagnes françaises.

A Blois, Loir-et-Cher, sont arrivés via la « jungle de Calais », même pas une soixantaine de ces pauvres migrants demandeurs d’asile que tous d’ailleurs n’obtiendront pas. Une horde de soixante personnes ! Le FN mariniste et loir-et-chérien colle ses affiches, distribue ses tracts et brandit ses pancartes ! Pauvres cons … Leurs prédécesseurs dans la xénophobie et l’esprit réactionnaire ont mieux accueillis, avec drapeaux et chants martiaux, les invasions germaniques de 1940 … Par exemple, à MONTOIRE qui se trouve être une localité … du Loir-et-Cher ! Les temps changent ; mais pas la bêtise ni la méchanceté qui sont accrochées aux hommes comme les morpions aux pubis des pioupious encasernés ou en opérations militaires !

Dans la première moitié du Vème siècle des barbares qui n’étaient ni arabes ni musulmans (Mahomet n’était pas né, ni même sa mère …) mais d’origine extrême asiatique, voire un peu « jaunes » sur les bords, les Huns puisqu’il faut bien les appeler par leur nom, attaquèrent l’empire romain moribond. L’un de leurs chefs, ATTILA, poussa l’outrecuidance jusqu’à venir razzier les provinces des Gaulles. La légende plus que l’histoire dit même que ses guerriers ravagèrent l’actuel Loir-et-Cher et y violèrent nombre de pauvres filles réfugiées dans les forêts. D’où leur descendance de « ventres jaunes » puisque aussi bien c’est ainsi que sont surnommés les Solognots.

Arsa doit à la vérité de contredire cette poétique explication d’un sobriquet qui de nos jours a perdu sa raison d’être. En effet, la belle forêt de Sologne et ses clairières étaient, il y a moins de deux cents ans, une pauvre contrée de marécages et de paludisme ce qui explique, physiologiquement si l’on peut dire, le teint jaunâtre, et pas seulement le ventre, de nombre d’habitants. Mais le futur vaincu de BISMARCK, s’intéressait à la Sologne où la famille de sa mère, Hortense de BEAUHARNAIS, avait des terres et un château. Devenu NAPOLEON III ce descendant des BEAUHARNAIS fit assainir le pays par des drainages et des boisements. Comme quoi, même un tyran peut faire des choses utiles. Des automobiles, par exemple … Voyez Volkswagen dont il est question plus haut.

Et HOLLANDE dans tout ça ? Eh bien, il reste le sigisbée d’Angéla comme il l’a été dès et depuis le soir de son intronisation à l’Elysée. Sa vision politique est aussi étriquée à l’extérieur qu’à l’intérieur. Grâce à MACRON, il fignole ce que SARKO a dégrossi en matière de blanc-seing donné au libéralisme économique et assomme les Français petits et moyens de vie chère et d’impôts. Grâce à FABIUS, il fait semblant d’avoir une politique étrangère qui s’enlise au SAHEL et qui met la charrue avant les bœufs au Proche-Orient. Pour battre HITLER, les Etats-Unis qui ne sont pourtant pas très fins dans les relations internationales, ont pactisé avec STALINE et fait passer le front atlantique avant le front pacifique où ils étaient, nonobstant la résistance chinoise, les seuls à se battre contre les Japonais. HOLLANDE, lui, fait de la défaite d’EL ASSAD la priorité avant le combat contre DAESH …

Faudra-t-il d’autres massacres et d’autres 11 janvier pour qu’il change sa façon molle et péremptoire d’humilier la France ?

HOLLANDE, LA PEN, SARKO …Sont pas reluisants, nos trois mousquetaires !

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* Avec Angéla MERKEL dans le rôle de Milady ?

2015, vendredi 6 novembre

Sainte Météo et autres connarderies

La conférence sur le climat, dite COP21, qui doit s’ouvrir à la fin du mois à Paris a pour objectif le plus évident celui de redorer le blason de François HOLLANDE dont la première partie de quinquennat a montré qu’il excellait dans le mensonge. Or, ce grand raout de dirigeants politiques de la planète qui sont censés faire marcher leurs méninges et celles de leurs conseillers pour trouver les bons moyens de lutter contre le réchauffement climatique aboutira sans aucun doute à faire la propagande de quelques contre-vérités assaisonnées du moralisme de notables de la com qui font marcher leur juteux fonds de commerce grâce au catastrophisme et au postulat que ceux qui leur rient au nez sont d’invétérés « connards ».

Le climat de la planète Terre a varié au cours des temps. Il est même vraisemblable qu’à l’occasion d’un exceptionnel refroidissement, il y a quelques trois millions d’années, des mammifères arboricoles, mangeurs de feuilles et de fruits, soient descendus de leur canopée raréfiée et que d’être descendus de leur arbre pour ne pas y mourir de faim leur a donné les bases d’une intelligence qui progressant rapidement – trois millions d’années, ça passe comme l’éclair dans un univers qui doit bien compter quatorze milliards de printemps - aboutit à la nôtre, celle de plus de sept milliards (moins quelques milliers d’unités échappant à la connarderie générale), de connards bipèdes !

Toujours est-il que la dernière glaciation du quaternaire, ère géologique qui correspond à l’apparition et au développement de l’humanité, a atteint son maximum d’intensité il y a environ trente mille ans. A l’époque, le niveau de la mer était à soixante-dix/quatre-vingts mètres en dessous de son niveau actuel et l’extension des mers et des océans bien moindre qu’elle ne l’est aujourd’hui ; ce qui a permis, à partir de l’Asie, les premiers peuplements de l’Amérique et des terres de l’Océanie.

Depuis trente mille ans, le climat s’est donc globalement réchauffé avec pour conséquence la fonte des immenses glaciers continentaux qui retenaient d’énormes masses d’eau lesquelles sont progressivement retournées à la mer. En dépit de l’isostatisme qui exhausse les continents allégés d’une partie de leurs réserves de glace, le niveau de la mer s’est lui aussi relevé jusqu’à celui que nous lui connaissons (à vrai dire, il n’est pas exactement le même partout, la configuration des bassins maritimes et le régime des vents de surface ayant quelque incidence sur lui).

Ce réchauffement de longue durée qui a entraîné il y a dix à douze mille ans un radical changement dans la manière dont les hommes se nourrissent – l’écosystème favorable aux civilisations de la chasse est remplacé par un autre qui est celui des pasteurs et des cultivateurs – n’a pas été régulier : il y a eu des phases d’accélération, d’autres de régression … C’est ainsi que la Pax Romana ou paix romaine des tout premiers siècles de l’ère chrétienne a joui de températures moyennes plus élevées que de nos jours ; que le grand Moyen Age, celui de l’essor démographique et des grands défrichements, du moins en Europe, a été aussi un moment de relèvement des températures … et du niveau de la mer : c’est au XIIème siècle que se sont formées les îles frisonnes par submersion partielle de l’ancien littoral et que les Pays Bas ont été en partie envahis par la mer. Plus récemment, le règne du Roi Soleil qui fut une période très dure pour les populations, a connu un petit âge glaciaire fauteur de famine et de misère.

Que notre époque vive un changement climatique n’aurait donc rien d’étonnant.

Là où notre connarderie émerge, c’est lorsque nous émettons des doutes sur l’origine anthropique de l’actuel réchauffement globale et, par conséquent, sur la pertinence des moyens mis en œuvre pour le contre battre.

Il y a quelques années, quand je fréquentais assidument la gare de Lyon, revenant de province je découvris dans les vastes halls qui desservent les accès au métro de superbes affiches apposées par je ne sais plus quelle société du CAC 40. Partie en guerre contre le CO2* qu’elle dénonçait hautement, la société en question avait choisi, pour justifier le combat qu’elle s’apprêtait à mener, de montrer la superbe forêt aux cimes compactes et d’un vert flamboyant qu’elle entendait défendre ! Un mois plus tard, les affiches avaient disparu ; un expert, sans doute un brin connard sur les bords, avait dû faire savoir au PDG de la société écolo- capitaliste que sans CO2, il n’y a plus de forêt ! Mais le gâchis a des limites ; cette campagne anti CO2 avortée a sûrement figuré dans les frais généraux de l’entreprise et allégé par conséquent sa contribution fiscale …

Il y a de cela quelques décennies, on a découvert un trou dans la couche d’ozone qui aux environs de quinze à quarante kilomètres d’altitude protège la planète des fortes irradiations solaires. Catastrophe ! Il fallait boucher le trou ; et la meilleure façon pour ce faire, nous ont dit les experts pré-verts de l’époque, c’est que les dames cessent de se laquer les cheveux : les gaz de l’aérosol qui diffuse la laque sur leurs chevelures seraient la cause du trou-trou … Aujourd’hui, on ne parle plus autant de la couche d’ozone protectrice ni de son trou. Serait-ce que les dames ont entendu le nouvel évangile et ont remplacé la laque par du gel pour faire tenir leurs boucles ou leurs baguettes de tambour en parfaite harmonie avec les préceptes de la mode ? J’avoue humblement que je n’ai en rien contribué à faire la reprise de la couche d’ozone puisque n’utilisant ni laque ni gel, je ne me suis jamais sentie ni responsable ni encore moins coupable de sa déchirure…

Il est vrai que l’ozone a depuis changé de statut ; identifié comme gaz à effet de serre, ce qu’il est en effet, il est désormais combattu comme propagateur de l’inconfort sanitaire dans la très basse atmosphère où il génère des maladies respiratoires et des picotements oculaires. En plus, il pue : allez donc le renifler près d’une photocopieuse en activité ou dans le métro aux heures de pointe !

L’ozone, ce traître, n’est que de l’oxygène lourd dont la neige fraîche recèle des trésors de bienfaits que les bobos et quelques autres se plaisent à sniffer à plein nez pendant leur saison de sport d’hiver … Addic, quand tu nous tiens …

Faudrait quand même accorder les violons !

L’ozone, comme le gaz carbonique, la vapeur d’eau et quelques autres substances gazeuses à base essentiellement de carbone, d’oxygène et d’hydrogène est donc bien un gaz à effet de serre. Grâce lui soit rendue et à la plupart des autres : s’il n’y avait pas de gaz à effet de serre pour limiter le rayonnement terrestre nocturne, la température moyenne de la planète serait aux alentours de – 18°C… Certes, une moyenne thermique implique qu’ici et là les températures ponctuelles sont soit plus hautes soit plus basses ; mais il est tout de même possible d’affirmer que sans les gaz à effet de serre la révolution néolithique verrait son terme et que la réouverture de la chasse au mammouth, vaste projet politique, serait bien à l’ordre du jour !

Sainte Météo dont le culte est rendu avant, pendant et après chaque journal télévisé ou radiodiffusé et dont le niveau culturel de la plupart des journaleux qui le célèbrent relève de la rubrique des chiens écrasés de la bonne vieille presse écrite provinciale, nous serine que les « normales » de saison sont atteintes, dépassées ou à la traîne …

La météorologie est une science qui, à partir d’observations et de mesures rigoureuses, établit des « moyennes » thermiques, pluviométriques et barométriques. La constante substitution langagière de la norme à la donnée mathématique induit que la fluctuante opinion l’emporte sur le constat scientifique. Certes, celui-ci peut être remis en question par l’amélioration des techniques de l’observation et l’affinement de sa mesure ; mais jamais par le primat idéologique de l’opinion sur lui.

La chronique multi quotidienne, répétitive et alarmiste dans ses incorrections de langage de Sainte Météo fait partie du politiquement correct. Celui qui le transgresse peut être privé de son travail** et/ou se faire traiter de connard par un membre de la représentation nationale.

Il n’est pas question de nier les modifications climatiques d’origine anthropique ; les microclimats liés à l’urbanisation ont autant de réalité que ceux liés à une exposition particulière de certains terroirs agricoles. Mais de là à prétendre péremptoirement que l’occupation humaine est responsable du réchauffement climatique global, il y a un pas que les connards dénoncés par Madame KOSCIUSKO-MORIZET refusent de franchir. Faut-il rappeler que l’humanité occupe une part extrêmement réduite de la surface de la planète qui devrait plutôt s’appeler MER que TERRE, 75 % de sa surface étant couverts par les mers et les océans ? Les terres émergées elles-mêmes comptent nombre de zones répulsives : déserts liés au climat, massifs montagneux, existence de vastes inlandsis *** dans les régions arctiques et antarctiques, forêts équatoriales …

Ce qui n’empêche pas l’humanité d’y semer et d’y commettre ses saletés … Sols massacrés par les métaux lourds, mers et océans asphyxiés de plastique …

Là est le vrai problème : pourquoi sommes-nous si sales … et si bêtes, à défaut d’être les connards climato-septiques dénoncés par l’ancien ministre de SARKO ?

Exemple : au XVIIIème siècle, le shogunat japonais a fait dresser la carte des zones de l’archipel qui était dévastées par les plus forts tsunamis. Il était interdit désormais de construire dans ces zones. Les XIXème et XXème siècles se sont dispensés de respecter cette cartographie issue des expériences ancestrales. Ce mépris a conduit au désastre environnemental de FUKUSHIMA et au désespoir de centaines de milliers de nos contemporains japonais. Vous direz qu’un tsunami n’est pas un phénomène d’origine climatique mais sismique … Au fait, quelle pollution, voire modification de l’efficacité protectrice de l’atmosphère entraînent les quotidiennes éruptions volcaniques de notre instable écorce terrestre ?

Au moment où elle écrit ces lignes, Arsa apprend que les ours bruns du parc zoologique de THOIRY (78) ont déjà creusé les tanières destinées à leur hibernation. La météorologie nationale conteste les prévisions d’un hiver froid à venir que d’aucuns en tirent, arguant que l’activité du NIÑO**** laisse présager le contraire …

Alors qu’elle vient de faire l’éloge de la notion scientifique qui à ses yeux l’emporte sur l’opinion, Arsa se déjugerait-elle, juste pour brosser dans le sens du poil ses précautionneux congénères de THOIRY ?

Autre anecdote. Il y a quelques années, assidue participante aux Rendez-Vous de l’Histoire de Blois, Arsa a assisté à la conférence inaugurale d’Emmanuel LEROY-LADURIE, invité parce que grand spécialiste de l’histoire du climat qui était le thème de ces rencontres. Outre que LEROY-LADURIE s’est montré très piètre orateur, peut-être pour déjouer le piège qui lui était tendu, il a été amené à contredire quelque peu et au passage ce qu’il avait écrit dans sa superbe Histoire du climat depuis l’An Mil.

Quoique déjà vieux, touché par la limite d’âge, le prestige et la qualité de son œuvre de chercheur lui permettent de conserver les locaux et les aides dont il a besoin pour poursuivre son travail.

Arsa ne suppose pas qu’on lui a dit : « Pépé, tu dis ça ; sinon tu restes définitivement à la maison ! » Sous un langage plus diplomatique, il est cependant fort probable que la teneur du discours avait à voir avec cette formulation triviale. Loin de moi l’intention de prétendre que celui qui est victime d’un abus de faiblesse est un corrompu. Mais que celui/ceux qui l’exerce/nt le soi/en/t, est une évidence.

La corruption, à commencer par celle de la langue, est une plaie dont la démocratie et la République souffrent terriblement. Les lobbies qui préfèrent lutter contre le réchauffement climatique plutôt que contre la réalité multiforme de la pollution et de la destruction des bienfaits de l’environnement savent très bien détourner l’attention des citoyens et des travailleurs : les culpabiliser et les terrifier parce qu’ils se chauffent au mazout, c’est plus facile que de lutter efficacement contre la pègre qui assassine la Terre avec son trafic de déchets toxiques et sa contrebande de produits végétaux et animaux rares. Cette pègre qui trafique sur tout ce qui détruit la beauté de la vie, est pleine aux as ; encore faut-il qu’une bonne part de ce fric soit blanchie et recyclée … Quel meilleur programme de lessivage que la lutte contre le réchauffement climatique ? Le sujet offre tant d’occasions d’amalgamer des intérêts contradictoires mais bien compris …

Comme dirait mon vieil ennemi Dyscalos : un écran de fumigène !

Un écran qui coûte cher économiquement, socialement et politiquement à chacun d’entre nous. Mais s’il nous prend l’idée de protester, nous voilà réduit à l’état de connard …

Vivent les connards qui dénoncent les connarderies des non-connards bien-pensants.

Une connarde fière de l’être

* Gaz carbonique

** Philippe VERDIER, journaliste qui se défend d’être un climato-septique, vient d’être licencié par France 2 pour avoir publié Climat Investigation qui met à mal quelques assertions sur le réchauffement climatique.

*** Glaciers continentaux autres que ceux des hautes montagnes.

**** Courant chaud et intermittent à la surface du Pacifique qui par sa présence ou son absence influe sur les activités primaires (agriculture et pêche) des populations de la côte ouest de l’Amérique du Sud.

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2015, mardi 20 octobre

Noël 1941

A Maël, Lilya, Marco, à leurs heureux frères et sœurs et à quelques autres petits enfants chers à mon cœur.

Arsa n’avait pas un an.

Trois mois auparavant, elle et sa maman, avaient traversé la France, depuis Paris, avec tous les contrôles d’identité imaginables et l’inconfort des tétées dans des compartiments bondés, pour faire la connaissance de son papa, résidant au-delà de la ligne de démarcation, en soi-disant zone libre (i.e. pétainiste et déjà collaborationniste). Encore étudiant, la retraite puis la défaite des armées françaises l’avait conduit ainsi que certains de ses camarades à se replier d’abord sur Toulouse où la grande école à laquelle ils appartenaient avait établi ses quartiers de guerre, avant de fermer … Sans diplôme de fin d’études et déjà chargé de famille, il avait ensuite été embauché sur la Côte d’Azur par la société nationale d’aviation qui y avait ses installations.

Donc, à défaut des vedettes du premier festival de cinéma que la déclaration de guerre de septembre 1939 empêcha de venir en 1940, Arsa débarqua à Cannes en septembre 1941 !

Il n’est pas question de narrer ici ni les émois de la première rencontre avec papa, ni les fredaines dont le bébé Arsa n’était pas chiche … Juste les souvenirs de son premier Noël.

A vrai dire, elle n’en a qu’un … Et encore ! A l’occasion de divers déménagements, il a disparu ! Le dernier vestige, un chameau boiteux dont il aurait fallu recoller les pattes, a sombré il y a quelques sept ou huit ans, dans les transbahutements de garde-meubles en greniers.

Un chameau boiteux ?

Le parrain d’Arsa, condisciple de papa – que les dieux de l’Olympe leur réservent à tous deux une place de choix aux Champs Elysées - offrit à sa filleule pour son premier Noël une crèche de santons provençaux … Le bœuf et l’âne, la vierge drapée dans son manteau bleu méditerranée, d’adorables petits moutons, les paysans du village, qui avec son fagot, qui avec son seau de lait, qui avec sa paire de poulardes à offrir au nouveau né de Bethléem, et même l’idiot du village, le ravi comme on dit en Provence … Et, derrière les bergers et les villageois en terre cuite ocre et bariolée de vives couleurs, les somptueux rois mages … Et bien entendu, le chameau, futur estropié, portant les richesses de la fabuleuse Arabie !

Tous les ans, au pied du sapin paré d’or, la crèche d’Arsa disposa ses trésors de légende que nul dragon ne déroba jamais … jusqu’aux imbéciles déménagements qui n’épargnent ni la vaisselle ni les souvenirs d’enfance.

Qui après ce récit pourra accuser Arsa de préjugés contre les crèches de Noël ?

Eh bien, autant elle en rêve au pied d’un sapin pétillant de lumière, auprès d’une cheminée, quand des petits enfants découvrant de merveilleux cadeaux disent ensemble « merci, Père Noël ! » autant elle se scandalise de voir, débordant des vitrines de joujoux, des « crèches » plus ou moins saint-sulpiciennes envahir les rues et s’installer sur les places ou dans des lieux publics.

La liberté de conscience n’est-elle pas l’essence de la Liberté toute entière proclamée aux frontons des mairies ? Les religions sont des idéologies qui ont le droit de s’exprimer, à moins qu’elles ne soient porteuses de haine et d’appel au meurtre, mais sans empiéter sur l’expression des autres et sans froisser les consciences de ceux qui n’y adhèrent pas. Cette façon qu’ont certaines municipalités ou conseils départementaux d’imposer les légendes chrétiennes à la vue de tous et publiquement est, bien entendu, une provocation qui fait fi de la séparation des églises et de l’Etat, donc de la LOI. Les mêmes qui se scandalisent, et à juste titre, des orants qui dans certains quartiers installent leurs tapis de prière en pleine rue, ont le front de mettre la mangeoire servant de berceau provisoire aux carrefours des villes et dans les halls des hôtels de ville ou de département, sous le nez de ceux qui ne croient pas à cette incongruité, ce qui est pourtant leur droit garanti par la Constitution, d’un enfant né d’une vierge et d’un esprit soi-disant divin !

Ces gens, élus, et souvent mal élus dans la mesure où l’abstention a dominé le scrutin dont ils tirent leurs mandats, sont des fauteurs de haine civile au lieu de garantir à leurs administrés la paix publique instaurée et garantie par les valeurs républicaines. En quoi ils sont bien de la même essence que ceux qui, en 1941, prêtaient d’une façon ou d’une autre la main à l’occupant nazi.

La déliquescence des institutions de la République n’est pas celle de la REPUBLIQUE elle-même, mais bien celle de la caste politique qui en tient les rênes, prétend-elle …En quoi cette caste n’est pas plus démocrate qu’elle n’est républicaine.

A quand le ménage ?

Mais puisque les crèches sont à nouveau à l’ordre du jour, permettez qu’Arsa en évoque une autre qu’elle a vue et admirée quand elle était adolescente.

Arsa ne cache pas son athéisme. Elle a toutefois reçu une excellente éducation religieuse dans une paroisse de la mission de France. Située dans un quartier ouvrier et en cours de rénovation, son église se dressait au milieu d’usines aujourd’hui disparues. Cette année-là, la « crèche », ce berceau de fortune, était une poubelle, oh ! pas en plastique ! En métal bien sonore qui servait de réveille-matin quand les éboueurs passaient au point du jour.

La poubelle-crèche et son nourrisson étaient placés près d’un arrêt d’autobus un peu de guingois en bordure d’un trottoir rétréci par des palissades en bois qui clôturaient un terrain vague où se préparait un futur chantier. Malgré l’injonction de « défense d’afficher » écaillée sur les planches, quelques affiches et tracts collés annonçaient des meetings politiques. La scène était éclairée par un réverbère pâlichon. Marie et Joseph en costumes « d’époque » n’avaient rien d’incongru de part et d’autre de cette nouvelle couche enfantine. La presse parla de cette insolite crèche ; et ce fut un des évènements parisiens de ce Noël des années 1950. Le public curieux vint, même des beaux quartiers, voir cette scène de rue nichée au cœur de Saint-Hippo.

De la crèche de santons à celle d’une paroisse ouvrière, le symbole est le même : la naissance d’un petit enfant qui rassemble tout le village et tout le quartier, et même des visiteurs venus de loin, autour de la promesse que représente toute nouvelle vie humaine.

Les mal-élus, les élus de quelques-uns, qui utilisent les crèches pour véhiculer leur racisme et leur xénophobie sous-jacents en les exhibant comme des slogans de haine, ces nouveaux Hérode qui font fi de la démocratie, de la liberté de conscience et de la laïcité ne trahissent pas seulement les principes de la République mais aussi le symbole de paix et de fraternité qu’offre aux croyants et aux incroyants ce petit bébé nouveau-né dormant pelotonné sur son lit de paille.

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2015, vendredi 2 octobre

Encore MORANO !

« En passant par la Lorraine, Avec mes sabots … »

Certes, l’ancien ministre de SARKOZY n’est pas fine et sa culture est plus proche de la friche que du bocage intelligemment organisé – c’est sans doute pourquoi il a fait les frais du remembrement et de la mécanisation.

Toutefois son dérapage islamophobe et raciste qui montre que son sens de la République et de la Nation française laisse à désirer ne peut camoufler les circonstances qui l’ont amenée à basculer dans ces insanités.

Au cours d’une interview, des journaleux l’ont titillée sur un acte commis par elle et dont elle ne doit pas avoir honte. Croisant dans un lieu public, une gare, une personne au sexe indéterminé revêtue d’une burka intégrale, ce que la loi interdit expressément, elle a alerté la police pour que cette personne soit interpellée. Ce qui fut fait. C’est d’ailleurs par la dimension légale et républicaine de son action qu’elle a d’abord répondu à ses interlocuteurs de la presse ; puis sous la pression de leur questionnement manifestement orienté, elle a dérapé sur la première peau de banane qu’ils ont obligeamment glissée sous ses gros sabots.

Quand elle était ministre, ce qui montre que l’intelligence et la culture ne sont pas les principaux viatiques de l’ascension politique, elle a demandé la mise en place des CDDF, Conseils des Droits et Devoirs des Familles, prévus également par la loi de la République et dont les mandats du SNCA e.i.L. Convergence exigent qu’ils fonctionnent enfin pour mettre un terme à l’absentéisme scolaire source de la violence, de l’échec et du décrochage de trop d’élèves. Elle ne mettait d’ailleurs pas dans le fonctionnement souhaité des CDDF tout l’humanisme et le sens de la loi que le SNCA e.i.L. Convergence veut y voir. Mais à notre connaissance, même si certains cabinets ministériels de l’époque se sont penchés sur la question, elle est le seul ministre en exercice à en avoir parlé publiquement et à en avoir demandé la généralisation.

Que le parti de Nadine MORANO lui refuse l’investiture pour diriger la liste Alsace-Lorraine-Champagne aux toutes proches élections régionales, cela ne fait ni chaud ni froid au SNCA e.i.L. Convergence ; la bêtise, l’inculture, la vulgarité de la dame ne sont de toute façon pas sa tasse de thé.

Mais le SNCA e.i.L. Convergence exige que la loi de la République ne soit pas constamment bafouée : en l’occurrence il demande, comme l’a demandé Nadine MORANO, que le port de la burka intégrale qui est une provocation évidence à l’encontre des valeurs de la République, soit sanctionné comme le prévoit la loi, et que les CDDF soient mis en place et fonctionnent dans l’esprit républicain qui permettra de rappeler que l’obligation scolaire est une exigence de la loi et de la Nation.

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2015, mercredi 30 septembre

Le lac brûle-t-il ?

Pendant que Madame le (ex-) ministre MORANO exprime le fond de sa pensée qui n’est pas profonde et qui consiste à rattacher les Français à leurs racines (comme des poireaux et des carottes dans le potager) indécrottablement fixées au judéo-christianisme et à la « race » blanche*, d’autres brandissant le drapeau de la Laïcité et leur horreur de la stigmatisation (mon œil !) font du menu unique à la cantine la preuve par neuf qu’ils sont républicains …

Arsa est athée, matinée parigo-flamaingo-bretonno-lorraino-languedocienne, pur jus, pur sucre ; elle a même la prétention d’être attachée aux principes de 1789 et à ceux de la République qui en découlent. Elle ne fait pas la moue devant une bonne choucroute ni une potée au petit salé ; mais elle n’est fana ni du saucisson sec ni du sandwich jambon beurre … Il est vrai qu’un bon couscous de chameau ne lui fait pas peur non plus !

Mange ta soupe, si tu veux grandir ; sinon une baffe !

Je connais une charmante dame qui aime tous les potages du monde et les soupes parfumées, que son beau-père, mort depuis longtemps (resquiescat in pace…) comparait à un Saxe, cette délicate porcelaine du XVIIIème siècle qui a produit des personnages miniatures et charmants qui tiennent sans difficulté sur le coin d’une étagère … C’est dire que la soupe ne fait pas toujours grandir !

Tout cela pour dire que si la cantine use des produits locaux et de qualité qu’elle propose au même repas aux petits élèves dont il faut aussi éduquer et développer le goût (au sens gustatif du terme) pourquoi le jour où elle sert du rôti de porc ne pourrait-elle pas offrir également un filet de poisson ou des lasagnes ? Je ne vois pas ce qui dans la loi républicaine interdit le choix d’un menu (voyez à l’hôpital …)

Bientôt, à Blois, se tiendront les Rendez-Vous de l’Histoire. Peut-être y croiserai-je un de mes anciens professeurs m’ayant préparée à l’agrégation et spécialiste du Proche et du Moyen-Orient antiques**. Dans un entretien avec l’Express, n° 3311, à la fin de l’année dernière, il évoquait ses débuts d’enseignant en Syrie, il y a une quarantaine d’années. A l’époque, disait-il, « 1 élève sur 10 faisait le ramadan et aucune étudiante ne portait le voile ».

La réaction ethnico-éthico-religieuse menée par les curetons islamistes qui voyaient leur échapper les jeunes générations des pays arabisés ou islamisés il y a justement trente ou quarante ans, et que des politiques inconscients tel Lionel JOSPIN, alors ministre de l’Education Nationale, mais il n’est pas seul de son espèce, ont non seulement accompagnée mais encouragée, a mené là où nous sommes : DAESH, certes, mais aussi LA PEN et ses émules municipaux de Châlon-sur-Saône et autres lieux, sans oublier la vulgarité de Nadine.

Pour se dédouaner, le parti de Madame MORANO va lui faire les gros yeux et, à l’occasion, son candidat chéri aux primaires LR (Ligue Révolutionnaire, Les Recalés, Loyalement Ripoux, au choix) va-t-il peut-être en profiter pour la larguer, car les gros sabots de la dame font quand même beaucoup de bruit ! Toutefois, la dernière bourde de MORANO nous éclaire : en 2012, la course pour doubler LA PEN sur le terrain de la xénophobie et du racisme a-t-elle sans doute plus compté dans la défaite de SARKOZY face à HOLLANDE que la frénésie de Polichinelle avec laquelle il avait conduit son quinquennat.

Car, les Français, les Citoyens l’ont montré lors de la tragédie qui a marqué le début de 2015 : c’est l’attachement aux valeurs de la République et aux principes de la Démocratie qui cimentent l’Unité Nationale et les actes terroristes propagés depuis DAESH sont impuissants à fragmenter cette Unité.

Encore faut-il que la caste politique et ses ténors ne fassent pas comme la MORANO : donner du grain à moudre à la barbarie.

* Par une curieuse confusion conceptuelle, elle oppose la race blanche aux musulmans … Il y a beaucoup de musulmans de « race » blanche (de feu le chorégraphe Maurice Béjart au nouveau roi d’Arabie Saoudite et ses sujets qu’il peut faire décapiter et crucifier sans vergogne) ; et des judéo-chrétiens, ou réputés tels, qui sont « noirs » … Quant aux indifférents, agnostiques et athées, ils sont de toutes les couleurs et, ouvrons les paris, bien plus nombreux que les monothéistes, hindouistes, bouddhistes et autres animistes.


** Maurice SARTRE, professeur émérite de l’Université François Rabelais de TOURS. Qu’il me pardonne, s’il me lit, le voisinage que je lui impose avec Nadine MORANO dont il est question dans la note précédente.

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2015, vendredi 25 septembre

Rebondissement dans une brillante carrière ? Un limogeage !

Avec la rentrée politico-scolaire, le monde plutôt fermé de la haute administration de l’Education Nationale fait ses cartons ici et dépose ses valises-là. C’est ainsi que l’académie de VERSAILLES change de Recteur pour en accueillir un qui vient de GRENOBLE, Monsieur Daniel Filâtre.

Celui qui s’en va, Pierre-Yves DUWOYE, est un ennemi personnel du SNCA e.i.L. Convergence et de sa direction nationale. En effet, en 2005, il s’est entendu avec le SNETAA, aujourd’hui à FO, qui avait vainement tenté de mettre la main sur notre organisation syndicale, pour interdire à celle-ci, lors du dépôt des listes en vue des élections professionnelles qui avaient lieu cette année-là, l’utilisation du sigle e.i.L. Efficacité, Indépendance, Laïcité, auquel le SNCA e.i.L. Convergence a statutairement droit. Alors DRH du ministère de l’Education Nationale, il écrivit une lettre à la Secrétaire générale pour lui dire qu’il avait appris que son organisation avait été exclue de la Fédération EIL et que par conséquent elle ne pouvait apposer ce sigle sur ses listes. Les dirigeants du SNETAA et de la Fédération EIL, Bernard PABOT et Christian LAGE, avaient en effet organisé un pseudo congrès fédéral, bientôt cassé par la justice, pour exclure le SNCA e.i.L. Ce sont ces personnages malfaisants qui ont circonvenu le DRH, lequel n’a pas hésité à les croire sur parole au lieu de s’informer. Quand on connait DUWOYE, sa grande gueule et sa gestuelle occupant l’espace, on se doute qu’il avait quelque intérêt à se laisser mener en bateau.

Toujours est-il qu’à partir de cette date, il a été impossible au SNCA e.i.L. Convergence d’aller aux élections professionnelles jusqu’à la première application des accords de Bercy en 2011. Cet ostracisme, lié à la connivence malsaine entre en haut fonctionnaire et des dirigeants syndicaux dont le comportement confine à la crapule en dit aussi long sur l’envergure morale du haut fonctionnaire que sur celle de ses affidés du moment.

La justice immanente permit que l’arrivée d’une DGRH au Ministère de l’Education Nationale fît trébucher DUWOYE de son piédestal. Il retourna à d’obscures tâches à la Cour des Comptes. Jusqu’à l’arrivée de HOLLANDE à l’Elysée … Lui et DUWOYE sont copains (étaient copains ?) de la même promo de l’ENA. Pour surveiller Vincent PEILLON, nouveau ministre de l’Education Nationale, dont HOLLANDE se méfiait, le Président lui imposa DUWOYE dans son cabinet. Mais la superbe de DUWOYE alla trop loin ; il dit publiquement que son ministre devait être tenu en laisse comme un cerf-volant ou un chien. Du coup, il fut invité à méditer sur les conséquences des excès de langage dans l’académie de VERSAILLES dont il devint recteur. N’ayant ni compétence ni appétence pour la pédagogie, il fit savoir par ses propos et son comportement que son nouveau job ne l’intéressait pas. L’Académie de VERSAILLES est la plus grosse académie de France. Mettre à sa tête un olibrius comme DUWOYE, non seulement disqualifie cet individu mais également ceux qui le trouvant gênant l’y ont placé ; c’est une façon que nos dirigeants ont de dire combien peu de cas ils font de l’Ecole de la République et dans quel mépris ils tiennent ses personnels et ses élèves …

Voilà-t-il pas, qu’à cette rentrée, Monsieur le Recteur d’Académie et Chancelier des Universités Pierre-Yves DUWOYE subit encore les caprices de la Fortune ou, si vous préférez, les effets que la justice immanente réserve aux individus de son acabit. Il est nommé dans l’académie de LIMOGES où Joffre relégua en 1914 les généraux qu’il considérait comme responsables des reculs français dans les premières batailles de la Grande Guerre.

Mais le plus intéressant est que dans le grand remue-ménage des régions, la grande Aquitaine comporte désormais plusieurs académies dont une seule devient académie régionale avec un recteur seul habilité à être l’interlocuteur de l’exécutif régional … Et l’académie de LIMOGES n’est pas cette académie régionale ! Voilà DUWOYE, qui n’a jamais répondu aux demandes d’audience que lui a adressées le SNCA e.i.L. Convergence-VERSAILLES, légalement évincé des causettes avec les grands notables régionaux …

Lot de consolation pour PYD : l’académie de LIMOGES est celle de Christian LAGE avec lequel il pourra reprendre la conversation commencée en 2005. Tous deux auront le loisir d’élaborer de concert leurs feuilles de route, l’un pour envisager un médiocre syndicalisme administratif en rupture avec tous les mandats historiques du SNETAA, heureusement repris par le SNCA e.i.L. Convergence, l’autre pour y dessiner les projets de cerfs-volants qu’il rêve de faire s’élever, bien arrimés à leur laisse, dans le ciel au-dessus du plateau de Millevaches.

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2015, jeudi 17 septembre

La LOI pour tous, sauf pour quelques-uns

Récemment des élus ont validé l’appellation « Lorraine airport » (vocable américain) contrairement à la loi qui impose que l’on dise « Aéroport de Lorraine ». Violation de la loi et mépris de la langue nationale et de la Constitution qui définit le français comme seule langue nationale.

De la même façon, et par le biais de l’UE, toujours là où un mauvais coup est à faire contre la souveraineté des nations et l’intérêt des peuples, les héritiers, sans le savoir toujours (mais l’ignorance n’est pas une excuse) de la raciste et fasciste ligue frisonne apparut dans les années 20 du siècle dernier, cautionnent l’obligation qu’ont les langues nationales de s’incliner devant les langues régionales. Ce sont des élus qui permettent ce dévoiement constitutionnel ! Car, hélas, ce sont bien des élus, sans doute mal élus vu l’amplification de l’abstention à chaque élection, mais des élus tout de même, qui violent la loi ou consentent à ce que les exécutifs la violent. Peut-être des citoyens, des républicains révoltés, introduiront-ils des actions en justice pour réparer les dommages linguistiques causés par ces élus, si mal informés de leur mandat, à la Nation et sa langue ? Mais quand le dommage sera-t-il réparé ? A la saint Glinglin ?

L’obligation scolaire est inscrite dans la loi depuis que les républicains (il ne s’agit pas du parti de SARKOZY, bien entendu) ont réellement pris en mains les institutions de la IIIème République, autour des années 80 du XIXème siècle. Or l’absentéisme scolaire générateur d’incivilités, de violence et de décrochage est combattu par l’institution elle-même avec un sabre de bois, de papier faudrait-il mieux dire puisque c’est à coup de lettres recommandées, envoyées par l’établissement, puis par l’Inspection Académique, puis par le rectorat selon des délais réglementaires, qu’il est censé être réglé, ce qui fait qu’au bout de l’an on n’a pas avancé d’un iota ; il y a pourtant deux articles d’une loi votée en 2007 qui institue le CDDF, Conseil des Droits et Devoirs des Familles, qui réunit, autour du maire du domicile de l’absent récurent, les représentants d’institutions républicaines, justice, services sociaux, gendarmerie pour résoudre avec la famille le meilleur moyen de faire revenir l’enfant à l’école. Encore faut-il que l’Education Nationale fasse la demande de sa réunion. Mais engoncée dans des pratiques bureaucratiques où la méticulosité de l’élaboration de statistiques, remplace, avantageusement pour les carrières de ces pourvoyeurs de renseignements sans intérêt, l’efficacité, l’Education Nationale prétend qu’elle est assez grande pour résoudre le problème elle-même. La preuve que non : les states s’accumulent, les lettres recommandées sans réponse aussi pendant que l’absentéisme, l’illettrisme et le décrochage élargissent leurs dégâts.

Là encore, le mépris pour la loi est à l’œuvre, ce qui est un comble quand le ministre impose l’Enseignement Moral et Civique dans tous les degrés de l’Education Nationale qui s’assoit sur l’obligation scolaire et le recours légal au CDDF avec la morgue désinvolte, l’élégance en moins, d’une duchesse s’asseyant sur son ployant devant Louis XIV, lequel est mort il y a tout juste 300 ans … Requiescat in pace !

Le président du Conseil régional de Bourgogne, ancien ministre de MITTERRAND (ça ne nous rajeunit pas …) finance des travaux dans des lycées souvent bien vétustes de sa région sans s’inquiéter de produire le DTA, Dossier de Teneur en Amiante, imposé par la loi. Il expose ainsi les travailleurs tenus dans l’ignorance de la possible dangerosité des locaux dans lesquels ils travaillent et dont ils percent sols, murs et plafonds pour y faire de nouvelles installations, sans aucune protection, à de néfastes effets sur leur santé qui se révèleront dans dix ou vingt ans. D’ici là, Monsieur le Président sera mort. Pourtant, cet élu, ce notable très fier de l’être, commet des homicides, différés, certes, mais homicides quand même ; et, sûr sans doute de son sens politique infaillible, il n’a même pas conscience que son comportement de meurtrier relève des Assises ! Qui sait ? Avant qu’il parte les pieds devant, des travailleurs victimes et des citoyens scandalisés d’un comportement aussi irresponsable le traduiront-ils peut-être en justice ? Bah ! A l’occasion des prochaines élections régionales, il passera la main et il laissera à ses successeurs le soin d’effacer les poussières d’amiante et de lui tresser des couronnes de lauriers.

Je sais un patelin où une plaque célèbre les mérites d’une institutrice qui a flanqué des raclées à des générations d’élèves et en a humilié plus d’un avec hargne et persévérance. L’homicide président de région pourra bien, lui, avoir une statue à Dijon ! Et sur le socle on lira sans doute :

« Au responsable ET coupable, ses victimes reconnaissantes »

Pas loin de ce village, il est un petit bourg avec sens interdits et panneaux « Stop ! » aux carrefours. Chaque jour, les stops sont grillés et les sens uniques ignorés ! Le maire, un mal élu lui aussi, premier magistrat de sa commune pourtant, baisse les bras et laisse faire, sous prétexte qu’il ne peut pas mettre un gendarme derrière chacun de ses administrés. Lesquels s’en donnent à cœur joie puisque l’irrespect de la loi commence avec le maire qui avoue qu’il ne peut pas la faire respecter !

Est-ce cela la République ?

Bien évidemment, non.

Est-ce que tous les élus sont inconscients, irresponsables, laxistes ?

Bien évidemment, non.

Mais il y a, sans doute à cause du divorce grandissant d’élections en élections entre la partie de la caste politique qui prétend diriger le pays et la masse des citoyens, de plus en plus d’ignorance, voire d’indifférence de ceux de la sphère d’en haut à l’égard des attentes et de la vie quotidienne souvent éprouvante de ceux d’en bas. La LOI ? « C’est pour « eux » ; ça les rassure, n’est-ce pas ? De temps en temps, on les rabroue, parce qu’ils en prennent à leur aise avec elle ; voyez la recrudescence d’accidents de la route ! »

Non, la LOI n’est pas faite pour « eux » : elle est faite pour TOUS ! Y compris pour ceux qui la votent et pour ceux qui sont en charge de la faire appliquer ; et qui hélas ! la violent impunément ! Voyez le Président PATRIAT ! Peut-être même fera-t-il à la secrétaire générale du SNCA e.i.L. Convergence un procès parce que dans ce texte les mots « homicide » et « meurtrier » son accolé à la personne de ce monsieur ?

Quand il y a une telle béance entre la masse des citoyens et ceux qui les dirigent au point que ces derniers ne se croient plus tenu de respecter la LOI – ils ont leurs lois, leurs lois particulières, privées, leurs privilèges - effectivement la République et la Nation se disloquent.

Gare à ceux qui, pour quelque raison que ce soit, prennent la responsabilité – et la culpabilité- de cette dislocation.

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2015, lundi 14 septembre

De profundis

Ainsi La Mélasse a passé l’arme à gauche …

Angèle l’apprit de la bouche de sa voisine du premier qui relevait son courrier avant d’aller faire ses courses.

Prenant un air de circonstance, la voisine usait de circonlocutions pour amener doucement la nouvelle qui pouvait, pensait-elle sans doute, foudroyer Angèle. Celle-ci qui n’aime guère qu’on tourne autour du pot demanda : « Il s’agit de La Mélasse ? »

« Il est mort. »

« Youpi ! », répondit Angèle, « Que voilà une bonne nouvelle ! Et d’autant plus que si je meure dans le quart d’heure qui vient, lui n’aura pas le bonheur de dire « youpi ! » en apprenant ma mort ! »

Armande, la voisine, était en pourparlers avec le désormais défunt pour acheter sa cave mais pas les cabanons qu’il tenait à conserver, histoire de continuer à hanter les lieux et pourrir le quotidien d’Angèle. L’acheteuse de cave se demandait si avec le fils qui semblait, disait-elle, moins borné que le père, la transaction pourrait se poursuivre.

« Pourquoi pas ?», dit Angèle. « Mais n’oubliez-pas que ce bonhomme me doit pas mal d’argent, que je n’ai pas l’intention de tirer un trait dessus sous prétexte qu’il est parti ad patres ! Je vais mettre mes conseils juridiques sur l’affaire et cave et cabanons serviront pour une part à me dédommager. »

« Mais », répliqua Armande, « j’ai absolument besoin de cette cave ! »

« Au fait », dit Angèle, « il en voulait combien, ce coquin, de sa cave ? »

« Oh », soupira Armande, « bien trop cher ! Mais j’avais réussi à lui faire entendre raison.

Cela restait élevé surtout avec les frais exorbitants de notaire ! Mais c’était en bonne voie. Et voilà que sa mort compromet ou retarde en tout cas cette transaction ! »

« Ne vous en faites pas », dit Angèle qui pensait in petto que ces mystères sur le prix demandé pour cette cave étaient ridicules puisque sa qualité de créancière du mort lui en livrerait les tenants et aboutissants.

« N’oubliez pas, toutefois », ajouta-t-elle, « que le chèque que vous ferez m’est destiné … »

« Bien sûr », dit en riant Armande qui n’avait jamais envisagé l’affaire sous cet angle.

Elles se séparèrent au premier carrefour, se promettant de fêter ça autour d’un verre à la première occasion, et partirent sous la pluie battante faire chacune de son côté les emplettes du déjeuner.

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2015, dimanche 6 septembre

Un été au goût de fiel ou l’impuissance malfaisante de l’UE*

L’été 2015 laissera peut-être dans nos mémoires ses fortes températures contrastant avec tant d’étés pourris des années précédentes, les records français des championnats du monde de natation, voire la continuation des querelles des Atridicules frontistes, plus sûrement le relatif décrochage économique de la CHINE. A nos portes, dans nos murs, il aura surtout été celui d’un énième rebondissement de la « crise » grecque, des difficultés quasi insurmontables des éleveurs français, du déferlement à travers la Méditerranée et les terres européennes de dizaines de milliers de migrants venus au péril de leur vie d’Asie et d’Afrique pour fuir les guerres et ses misères.

Les tractations avec les Etats-Unis ** pour donner plus d’emprise au capitalisme sur les populations européennes ont été pendant toute cette courte période occultées par les médias. Pourtant les « unes » des journaux, télévisés ou non, et ces tractations plus discrètes sont intimement liées : en Grèce, dans l’agriculture européenne, dans la persistance des exactions perpétrées par DAESH ou assimilés, les intérêts des bénéficiaires du libéralisme économique font la loi.

En dépit de beaucoup d’agitation et de contorsions, et avec des nuances de détails, les préoccupations estivales et officielles des dirigeants politiques européens et les solutions qu’ils ont avancées pour les dissiper ont toutes mises en évidence l’impuissance de l’Union Européenne à résoudre les problèmes des populations de l’Europe … Alors, leur bonheur ! … Historiquement, l’Union Européenne a deux sources : l’après guerre mondiale achevée en 1945 et la guerre froide qui lui a succédé à partir de 1947. La création de la CECA* répond à la nécessité de reconstruire et relancer une industrie de paix, y compris en Allemagne, dans l’Europe de l’ouest dévastée par six années de guerre. Fabriquer exclusivement des tanks et des bombardiers ne correspond pas en effet à la même logique que produire des automobiles et des avions de transport.

En même temps, inclure l’Allemagne Fédérale dans ce projet de reconstruction traduit autant le refus de lui laisser l’autonomie de sa remise en état et la méfiance à son égard que la nécessité d’avoir une Allemagne économiquement forte à la porte même du camp prosoviétique. L’échec de la CED*dont la France ne voulait absolument pas montre bien que la construction européenne est d’emblée marquée par cette dualité et cette ambigüité : toute union politique, par exemple une organisation défensive commune (qui de toute façon aurait été chapeautée par l’OTAN* sous influence américaine) est suspecte alors que la dimension économique de la CEE* est mise en valeur. C’est évidemment toujours cette prééminence du caractère économique de la communauté européenne (CE) qui l’emporte. C’est pourquoi les institutions européennes, à commencer par la plus pérenne d’entre elle, la Commission Européenne, puisqu’elle fonctionne 7 jours sur 7, s’appuient toujours sur cette dimension, et jusqu’à la caricature, pour tenter de déboucher sur une Union Européenne (UE) politique. Le meilleur exemple en est le projet de traité constitutionnel que les Français ont rejeté en 2005 mais qui est pourtant intégralement appliqué grâce à l’adoption du traité de Lisbonne. Hollande l’avait voté en tant que parlementaire ; maintenant en tant que chef de l’Etat il l’approuve une nouvelle fois dans une récente déclaration. Ce traité, intégré aux constitutions, en dénature le concept. En effet, la constitution de chaque état membre devient, au lieu d’être la définition d’une organisation politique (et démocratique) de la société qu’elle est à l’origine, un ensemble de prescriptions économiques et sociales nécessaires à un fonctionnement capitaliste sans entrave.

Là où la Constitution d’un pays fonctionnant sur la base du suffrage universel est censée établir le cadre dans lequel toutes les activités humaines doivent s’inscrire, et pas seulement les activités économiques, maintenant elle définit le fonctionnement capitaliste comme le seul cadre possible de toutes ces activités humaines ! Pour une révolution c’est une révolution ! Ou plutôt une contre-révolution puisque la démocratie et le souci éminemment laïque de l’intérêt général s’éclipsent devant l’argent et les intérêts de ceux qui le possèdent majoritairement (quelques millions de personnes seulement sur les sept milliards d’êtres humains qui peuplent la Terre).

Etonnez-vous ensuite de la forte abstention qui devient une constante des consultations électorales !

Le fonctionnement capitaliste, c’est bien connu, répond à la défense exclusive de l’intérêt très particulier de quelques-uns. Or cet intérêt très particulier qui est la recherche du plus grand profit possible n’a que faire de la souveraineté des peuples, ou de l’existence de la Nation et de l’Etat, et encore moins du bien être et du bonheur des hommes. C’est pourquoi la négation et le refus de la souveraineté populaire et des Etats, même dans la bouche ou sous la plume de ceux qui revendiquent un idéal internationaliste, est une absurdité intellectuelle et une bourde politique qu’une idéologie antidroitière ne peut légitimer.

Ce que 1789 nous a donné, la citoyenneté, la liberté, l’égalité des droits, la laïcité libératrice, le capitalisme nous le reprend dès que l’occasion se présente. Et l’UE en est une excellente.

Ce qu’elle a montré tout au long de cet été 2015.

La GRECE dont il n’est pas question de disculper la mauvaise gestion, plus ou moins relative, perpétrée par ses régimes et gouvernements successifs depuis la fin de la dernière guerre se définit par quelques caractéristiques propres : première victime démographique de la tuerie facho-nazie qui a ravagée l’Europe de 1939 à 1945, elle n’a touché aucun dommage de guerre ; pays au secteur secondaire peu développé, son entrée dans la CEE en 1973 n’a pas modifié considérablement ses structures économiques ; partie prenante de la zone euro, son économie sans aucun rapport structurel avec celle de l’Allemagne dépend pourtant d’une monnaie qui est le Deutschemark déguisé …Tout cela ne facilite pas la résistance aux exigences de l’actionnariat spéculatif qui s’en donne à cœur joie grâce aux crises financières successives qui secouent la planète depuis plus de dix ans. Que fait l’UE devant la situation proche de la banqueroute de l’un de ses Etats-membres ? Elle exige qu’il paye rubis sur l’ongle au lieu de restructurer sinon d’annuler sa dette ; elle exige que son peuple renonce à sa souveraineté pour passer sous les fourches caudines des spéculateurs ; elle impose à ses dirigeants démocratiquement élus qu’ils mentent à leurs concitoyens comme un vulgaire Hollande en reniant leur promesse d’une autre politique ; elle désespère le peuple hellène en le condamnant à la paupérisation sans fin ! Au moins, ce peuple a dit NON aux politiques d’austérité pour le plus grand nombre et de profits démesurés pour quelques uns ; et ce NON, résonnant en écho à celui de 2005, a retenti comme un espoir dans toute l’Europe et par le monde, même si l’UE y reste incurablement sourde.

Avec les éleveurs et petits agriculteurs, l’UE n’a pas fait mieux : elle a fait aussi mal. Au moment où la CEE s’est créée, le spectre de la famine provoquée par la guerre était encore bien présent ; la PAC*, aujourd’hui résiduelle, devait 1/ assurer aux populations des états-membres une nourriture abondante et variée, 2/ assurer, en contre partie, une rémunération correcte aux agriculteurs pourvoyeurs de cette alimentation. Le double objectif a été dans un premier temps partiellement atteint ; mais très vite le lobby industriel de l’agro-alimentaire a imposé son Diktat : l’exode agricole jusqu’à la désertification des campagnes, le malthusianisme des productions érigé en norme économique, l’utilisation à outrance des produits mécaniques et chimiques de la grosse industrie, les subventions enrichissant les uns aux dépens de beaucoup d’autres générant de nouvelles phases de l’exode rural, les suicides endémiques dans la paysannerie, etc. La crise de l’élevage français avec ses porcs qui ne foulent jamais la terre, ses poulets qui ne voient jamais le soleil se lever, ses vaches qui n’ont jamais goûté une goulée d’herbe fraîche découle directement de ce système capitaliste qui trame avec les Etats-Unis (projet TAFTA) sur fond de saccage des paysages hérités du long travail des hommes, la mise au pas de la production agricole planétaire pour plus de mal bouffe quand ce n’est pas la disette pure et simple. L’UE est consentante qui sacrifie la vie des campagnes et des paysans sur l’autel des profits actionnariaux de l’agro-business elle qui, à l’origine, devait fournir à ses populations une nourriture saine et abondante …

L’orchestration de manifs monstres pour imposer aux dirigeants politiques de soi-disant changements structurels, par des organisations syndicales dont les dirigeants sont liés cul et chemise à l’agro-business, ne peut faire illusion : la suite sera désespérante pour plus d’un agriculteur. Et pas seulement en France.

Le déferlement aux frontières de l’UE d’hommes et de femmes, avec souvent leurs enfants, tous chassés par les conflits armés qui secouent leurs pays montre avec quel cynisme effrayant l’UE se dédouane auprès des états membres du soin de trouver des solutions au problème de l’accueil ou du refoulement des dizaines de milliers de migrants cherchant refuge dans la vieille Europe.

Que des kilomètres de barbelés se dressent aux frontières, que des camps d’accueil soient incendiés, que des soi-disant responsables politiques profèrent des propos xénophobes n’empêcheront pas la fuite éperdue devant les Misères et malheurs de la guerre*** des populations civiles qui y sont plongées. Depuis que nos lointains ancêtres arboricoles, il y a de cela trois millions d’années au moins, sont descendus de leurs arbres parce qu’à la suite d’une authentique catastrophe climatique la canopée ne les nourrissait plus, les pré-humanoïdes puis nous-mêmes sommes toujours en marche à la recherche de lieux plus accueillants que ceux que nous quittons – et cela vaut pour les vacanciers encore hâlés du bel été qu’a connu l’Europe …

Alors les barbelés électrifiés, les murs, les propos et les meurtres xénophobes sont de peu de poids devant le désir irrépressible de vivre avec sa famille loin des foyers de combat où la mort, rôdant sans cesse, ôte toute espérance.

Des dizaines de cadavres d’enfants ont été depuis longtemps rejetés sur les littoraux de la Méditerranée ; mais voici, qu’une photographie d’un petit corps sans vie sur une plage émeut le monde entier, plus encore que l’amoncellement de cadavres en putréfaction dans un camion hongrois abandonné sur le bas côté d’une route autrichienne.

L’opinion se mobilise, les gens manifestent, les politiques prennent la parole en fonction de leurs intérêts nationaux mais sûrement pas en raison d’une unanime conscience européenne. Ainsi, Angéla MERKEL, si intransigeante avec la Grèce de TSIPRAS, ouvre les bras aux réfugiés souvent jeunes, voire très jeunes car elle connaît bien le déficit démographique du pays qu’elle gouverne et les besoins en main d’œuvre des grosses entreprises allemandes. François HOLLANDE se dandine d’un pied sur l’autre, un jour non aux quotas, le lendemain pourquoi pas. Jamais il n’a remis en cause une politique migratoire française, vieille de plus d’un tiers de siècle, malthusienne, dont la mise en œuvre a été abandonnée pour l’essentiel aux passeurs de chair humaine, et qui, au lieu d’aider à un aménagement du territoire raisonné et fructueux, conduit à l’entassement communautariste …

Notre Président qui compte dans sa politique extérieure en Afrique sub-saharienne quelques médiocres succès, qui ne compensent pas les multiples échecs de sa politique intérieure, envisage d’élargir les frappes aériennes de l’armée française au Moyen-Orient de l’Irak à la Syrie contre DAESH ou Etat Islamique entassant des monceaux de cadavres pour terroriser les populations locales et narguer les valeurs humanistes de ses adversaires.

Donc chacun pour soi, dans son petit coin …

La Commission de Bruxelles et ses eurocrates en tiennent pour les quotas de réfugiés imposés aux états-membres et au refoulement des migrants au statut indéterminé. Ses chiffres pour l’accueil portent sur quelques petits milliers de personnes alors que ce sont des dizaines, des centaines de milliers d’êtres humains qui voguent et marchent vers nous … Toujours le dérisoire et l’inefficacité quand il s’agit des valeurs humaines les plus élémentaires ; toujours l’arrogance et la méchanceté quand il s’agit de faire triompher la cause de l’actionnariat spéculatif !

Si le Moyen-Orient (Afghanistan, Irak) est à feu et à sang, si le Proche-Orient (Syrie, Libye) l’est tout autant, à qui la faute ? Aux grandes puissances qui y sont intervenues : en Afghanistan, d’abord l’ex-URSS, relayée par les Etats-Unis et ses alliés, en Irak, les Etats-Unis et le Royaume-Uni, en Libye les Etats-Unis et la France … En Syrie, les puissances de l’OTAN que la France a rejointe ; notre pays, après avoir envisagé d’aider le tyran tunisien à garder son pouvoir lors du printemps arabe s’est, d’un revers de veste, acharné sur KHADAFI, mort, et EL-ASSAD, pas mort ! Et tout le monde, dans le même temps, s’accommode d’un ERDOGAN qui, aux abois en Turquie, bombarde les Kurdes seuls combattants au sol efficaces contre le sanguinaire DAESH !

Quand ces grandes puissances qui jouent leurs parties sur le damier de leur géo-politique qui livre au meurtre, du Soudan et du Nigéria au sous continent-indien, les populations civiles, seront-elles contraintes par leurs citoyens à rompre avec les marchands d’armes qui jettent sur les grands chemins du monde tant d’innocents sacrifiés ?

Pour l’instant, l’UE asphyxie la souveraineté des citoyens et répond aux problèmes par des solutions contraires à l’intérêt général. L’été 2015 a permis de voir son vrai visage : une entité artificielle, dictatoriale et ennemie du bien public.

Capitalismus delendus est.

  • CECA : Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier

CED : Communauté Européenne de Défense

CEE : Communauté Economique Européenne

OTAN : Organisation du Traité de l’Atlantique Nord

PAC : Politique Agricole Commune

UE : Union Européenné


** TAFTA : Trans-Atlantic Free Trade Agreement ou Accord transatlantique de libre échange
*** En 1633, le graveur lorrain Jacques CALLOT a donné une série d’œuvres sous ce titre

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2015, mercredi 19 août

Mes excuses Monsieur le Président.

Je m'appelle Sébastien, et je suis un français dit "moyen", de taille moyenne, au QI dans la moyenne et à la plume incertaine.

J'ai la chance (diriez-vous) d'avoir un emploi, moyen lui aussi, tant en terme d’intérêt que de rémunération.

Je suis marié et père des 2 superbes enfants (en bonne santé), mon épouse travaille (elle aussi, oui...quelle chance !) un peu plus que la moyenne. Pour résumer, c'est le bonheur !!! Alors, je dois m'excuser, d'être exaspéré, de passer pour un éternel insatisfait, et surtout d'utiliser à votre encontre des noms d'oiseau que la bienséance m'interdit de publier ici... Que diable se passe t-il ? Pourquoi et comment se fait-il qu'avec une telle situation, un français "moyen", souhaite informer le plus grand nombre de son désarroi...

Peut-être parce que ce désarroi, cette tristesse, Monsieur le Président, est de votre fait...

Fatigué d'être la cible de toutes vos réformes fiscales, fatigué d'être la vache à lait qui doit toujours faire plus d'efforts, quand ceux qui vous le demandent n'en font pas, fatigué de voir fondre comme neige au soleil le fruit de mon travail...

En tant que simple salarié, vous devinez bien que mon revenu est bien loin d’égaler 10% du votre, celui de mon épouse... non plus ! Nous sommes propriétaires d'un emprunt auprès d'un établissement financier, encore pendant 2 décennies ou presque, ensuite, peut-être serons-nous propriétaire foncier, je dis peut-être car au rythme ou vont les choses, je ne vois plus vraiment l’intérêt de garder ce toit qui me coûte en taxes.... nous dirons un mois de salaire, l'emprunt lui, représente environ 7 à 8 mois de salaire, les impôts sur le revenus comptaient environ pour 1 mois et demi de salaire, et, j'y reviendrai ultérieurement, vont me couter plus de 2 mois dès l'an prochain grâce à vos réformes. Pour aller travailler, car je ne travaille pas chez moi bien entendu, j'ai besoin d'un véhicule, honte à moi, il est diesel (excusez-moi encore...) et plus tout jeune, mais de marque allemande (zut, là aussi je dois m'excuser...), donc consomme assez peu, ceci dit, sur l'année, je consomme près de 2 mois de salaire en carburant... Voilà ou passe mon salaire annuel... Aïe, à ce tarif là, je n'ai toujours pas mangé, je ne suis pas habillé, je ne fais aucun travaux dans cette maison qui vieillit, je n'ai pas payé mes assurances, mes téléphones, l'école, la cantine, la garde des enfants, les soins divers, ni tout le reste... Vous comprendrez que je suis encore loin du compte pour avoir l'impression de "vivre"...

Vous avez pour mission de gérer un pays Monsieur le Président, commencez peut-être par écouter vraiment ceux qui le peuplent, et j'insiste sur "écouter vraiment". Peut-être avez vous besoin d'un peu d'aide pour "entendre"... Aussi, j'invite tous les français "moyens", ceux là même qui travaillent pour que Vous viviez à Nos crochets, qu'ils soient salariés, artisans, commerçants, chefs d'entreprise, fonctionnaires, blacks, blancs ou beurs, tous ceux qui ont un sens civique, tous ceux qui "gueulent" dans leur coin en souhaitant que "les autres" bougent pour faire avancer les choses, tous ceux qui sont fatigués de voir notre pays aller à vau l'eau... J'invite donc tous les français à rejoindre (diffuser) cette page, à se faire connaître, à donner leur point de vue, sans haine, sans parti-pris politique.

Texte écrit par un français moyen !!! Je partage son opinion et la diffuse, et même plutôt deux fois qu'une, et vous, la publierez-vous ?

Publié par : french.jpg

2015, mercredi 10 juin

Arsa prend le train

Voici la lettre qu’Arsa vient d’adresser au PDG de la SNCF, Guillaume PEPY, et à ses services Ponctualité.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs du service SNCF susdit,

Le vendredi 5 juin 2015, en raison de divers rendez-vous à Blois (41), j’ai choisi de prendre avec mon billet de Paris-Austerlitz à Blois-Chambord, utilisable du 04/06 au 10/06/2015, 1ère classe, senior, période bleue, et d’un coût de vingt-deux (22) euros, le train intercités 14043 partant à 11 h 26 à destination d’Orléans où il devait arriver à 12 h 32, permettant ainsi la correspondance avec le TER 16817 à destination de Tours. L’arrivée à Blois-Chambord de ce TER était prévue à 13 h 23, soit un trajet d’un peu moins de 2 h au total.

Le train intercités 14043 est parti avec 25 bonnes minutes de retard, pour cause de défectuosité de machine. J’ai appris incidemment plus tard que la défectuosité mécanique ne concernait pas la machine de l’intercités en question, mais une autre qu’il devait acheminer pour un dépannage à Orléans … Retard de départ plus information volontairement ( ?) erronée : le mépris pour la vérité due aux voyageurs est patent.

La correspondance avec le TER 16817 étant, comme on dit vulgairement, râpée, le contrôleur que j’ai consulté à bord de l’intercités 14043, m’a conseillé de descendre à Fleury-Les Aubrais et d’y attendre l’intercités 14047 à destination de Tours qui devait arriver aux Aubrais à 14 h.

Je suis donc descendue à Fleury les Aubrais non pas à 12 h 28, mais avec 35 minutes de retard ; cela laissait dans cette poétique gare le loisir d’en jouir pendant moins d’une heure …

Sauf que l’intercités 14047 est arrivé avec plus d’une heure de retard !

Les passagers en étaient furieux et ceux qui les ont rejoints, dont moi, encore plus qu’eux !

Les contrôleurs et assistants SNCF se sont dévoués à distribuer des bouteilles d’eau à ces naufragés SNCF de tous âges exposés de surcroît aux vicissitudes du dérèglement climatique - il a bon dos !- Que les salariés de la SNCF soient remerciés.

Finalement, j’ai débarqué à Blois-Chambord après que la demi de 15 h ait largement sonnée !

Merci, Monsieur Pépy, pour m’avoir permis de faire 180 km en plus de 4 h grâce au bon ordonnancement de votre gestion de ce qui reste du service public SNCF et de votre cadencement. J’ai rajeuni de 70 ans quand, toute petite fille, je suivais ma famille dans des transbordements d’un train à un autre pour cause de destruction des ponts et d’une partie du réseau ferroviaire par fait de guerre. La guerre n’est donc pas finie ?

Pour ne pas rater au moins un rendez-vous, je n’ai pas demandé mon reste en gare de Blois-Chambord et, par conséquent, je ne suis pas détentrice de bulletin de retard original qui aurait dû m’être remis à l’arrivée – où aucune annonce en ce sens n’a été faite, du moins à ma connaissance … J’espère néanmoins que la somme de 22 euros que m’a coûtée ce record de vitesse (45km/h comme au bon vieux temps de Monsieur Arago et des locomotives à vapeur championnes de vitesse alors) me sera remboursée.

Promis, juré, Monsieur Pépy : je réinvestirai cette somme dans un billet pour un trajet dont je suis sûre qu’il sera encore homérique !

GRRRR ….

Arsa Ours.jpg

Arsa prend le train

Voici la lettre qu’Arsa vient d’adresser au PDG de la SNCF, Guillaume PEPY, et à ses services Ponctualité.

            Monsieur le Président,
            Mesdames et Messieurs du service SNCF susdit,
            Le vendredi 5 juin 2015, en raison de divers rendez-vous à Blois (41), j’ai choisi de prendre avec mon billet de Paris-Austerlitz à Blois-Chambord, utilisable du 04/06 au 10/06/2015, 1ère classe, senior, période bleue, et d’un coût de vingt-deux  (22) euros, le train intercités 14043 partant à 11 h 26 à destination d’Orléans où il devait arriver à 12 h 32, permettant ainsi la correspondance avec le TER 16817 à destination de Tours. L’arrivée à          Blois-Chambord de ce TER était prévue à 13 h 23, soit un trajet d’un peu moins de 2 h au total.
           Le train intercités 14043 est parti avec 25 bonnes minutes de retard, pour cause de défectuosité de machine. J’ai appris incidemment plus tard que la défectuosité mécanique ne concernait pas la machine de l’intercités en question, mais une autre qu’il devait acheminer pour un dépannage à Orléans … Retard de départ plus information volontairement ( ?) erronée : le mépris pour la vérité due aux voyageurs est patent.
            La correspondance avec le TER 16817 étant, comme on dit vulgairement, râpée, le contrôleur  que j’ai consulté à bord de l’intercités 14043, m’a conseillé de descendre à Fleury-Les Aubrais et d’y attendre l’intercités 14047 à destination de Tours qui devait arriver aux Aubrais à 14 h.
            Je suis donc descendue à Fleury les Aubrais non pas à 12 h 28, mais avec 35 minutes de retard ; cela laissait dans cette poétique gare le loisir d’en jouir pendant moins d’une heure …
            Sauf que l’intercités 14047 est arrivé avec plus d’une heure de retard !
             Les passagers en étaient furieux et ceux qui les ont rejoints, dont moi, encore plus qu’eux !
            Les contrôleurs et assistants SNCF se sont dévoués à distribuer des bouteilles d’eau à ces naufragés SNCF de tous âges exposés de surcroît aux vicissitudes du dérèglement climatique - il a bon dos !- Que les salariés de la SNCF soient remerciés.
             Finalement, j’ai débarqué à Blois-Chambord après que la demi de 15 h ait largement sonnée !
            Merci, Monsieur Pépy, pour m’avoir permis de faire 180 km en plus de 4 h grâce au bon ordonnancement de votre gestion de ce qui reste du service public SNCF et de votre cadencement. J’ai rajeuni de 70 ans quand, toute petite fille, je suivais ma famille dans des transbordements d’un train à un autre pour cause de destruction des ponts et d’une partie du réseau ferroviaire par fait de guerre. La guerre n’est donc pas finie ?
           Pour ne pas rater au moins un rendez-vous, je n’ai pas demandé mon reste en gare de Blois-Chambord et, par conséquent, je ne suis pas détentrice de bulletin de retard original qui aurait dû m’être remis à l’arrivée – où aucune annonce en ce sens n’a été faite, du moins à ma connaissance … J’espère néanmoins que la somme de 22 euros que m’a coûtée ce record de vitesse (45km/h comme au bon vieux temps de Monsieur Arago et des locomotives à vapeur championnes de vitesse alors) me sera remboursée.
            Promis, juré, Monsieur Pépy : je réinvestirai cette somme dans un billet pour un trajet dont je suis sûre qu’il sera encore homérique !
            GRRRR ….

Arsa

2015, vendredi 15 mai

Les Atridicules

Depuis de longs mois, les journaleux entretiennent la population française des évènements politico-familiaux qui agitent la tribu LE PEN dont les prétentions dynastiques sont peu républicaines. Les querelles de palais qui opposent trois générations des nouveaux Atrides* se déroulent sur fond de chômage, de dette publique, de terrorisme international, d’austérité et de forte abstention électorale. La première quinzaine du mois de mai 2015 a été animée et riche en rebondissements. Le clou du spectacle, qui fut aussi le départ de nouvelles aventures lepéniennes, se déroula le 1er mai.

LE PEN, papa et pépé, est un expert en détournement de toutes sortes. Par exemple, le nom donné au parti qu’il a fondé il y a plusieurs décennies, dit Front National, est une appropriation cynique et un injurieux travestissement de l’Histoire. Les Fronts Nationaux désignent historiquement les unions de patriotes antifascistes qui se constituèrent clandestinement dans l’Europe nazifiée pour la libérer de la tyrannie criminelle d’HITLER et de ses féaux au premier rang desquels il y a le collabo Philippe PETAIN. Ce maréchal de France a non seulement abattu la République en juin 1940, mais il a aussi pactisé avec l’ennemi de la Nation qui occupait son territoire auquel, par des lois antisémites, il a livré 70 000 de ses – de nos – compatriotes dont 11000 enfants, envoyés vers les camps de la mort, et transformé 600000 jeunes Français en ilotes requis pour travailler à l’effort de guerre allemand contre la démocratie et l’humanité. Or Jean-Marie LE PEN se glorifie d’être pétainiste, antisémite et négationniste.

Autre inversion et perversion du sens : son choix de faire du Premier Mai, fête du Travail et commémoration des martyrs ouvriers qui sont tombés depuis le XIXème siècle en luttant pour faire reconnaître les droits du monde au travail, la célébration de son propre parti fasciste. Tout autant qu’un affront aux travailleurs, cette mise en concurrence est une proclamation non dissimulée, voire assumée du camp qu’il a choisi de rallier et de défendre dans la lutte de classes, la guerre de classes, qui oppose le prolétariat et le capitalisme ; en quoi ses convictions antisémites et fascistes sont pertinentes puisque les succès de MUSSOLINI en Italie et d’HITLER en Allemagne sont dus à l’alliance du grand capital avec le Führer et le Duce contre la classe ouvrière.

De ce détournement idéologique et clairement anti-ouvrier du 1er mai, pépé LE PEN fait un second coup : il y annexe la fête de Jeanne d’Arc.

Le 29 avril 1429, Jeanne, une fière gamine de 16 ou 17 ans, mandatée par celui qu’elle appelle le « gentil dauphin »** est entrée dans la ville d’Orléans, assiégée sur la rive droite de la Loire depuis le 12 octobre de l’année précédente par les troupes de SALISBURY, au service du duc de BEDFORD, oncle et régent du petit roi d’Angleterre, dont la mère est une sœur du « gentil dauphin ». Des échauffourées, et, surtout le 7 mai, la victoire de la bastille des Tourelles qui protège la rive gauche du fleuve, montrent la détermination et les qualités militaires de Jeanne. Le dimanche 8 mai, jour sacré qui ne doit pas être entaché par le sang des combats, elle montre cependant du haut des remparts de la ville qu’elle est prête à toute éventualité : les Anglais lèvent leurs bivouacs et leur siège…

Le 8 mai a donc été choisi, depuis que Jeanne a été canonisée en 1920 par l’Eglise catholique, comme date calendaire de sa célébration. Coïncidence avec l’histoire contemporaine : le 8 mai 1945 l’Allemagne nazie a capitulé devant la force armée des alliés.

En célébrant pour leur compte Jeanne le 1er mai, non seulement LE PEN, nouveau CAUCHON***, et sa smala détournent, une fois de plus, la vérité historique, mais ils esquivent du même coup la commémoration de la défaite, irréfutable cependant, de ceux dont ils ont fait leurs modèles …

Toujours le mensonge, toujours le déni, toujours le travestissement et, par ce biais pervers, la ridiculisation et la négation des actes hautement patriotiques de l’Histoire de la France.

La fille LA PEN a bien compris qu’être antisémite de nos jours vous classe dans la catégorie des islamistes. Non seulement fifille abhorre les islamistes –et elle n’est pas la seule- mais de plus elle confond islamistes et islamiques … Donc elle abhorre aussi les musulmans, les Arabes, les Turcs, les subsahariens et puisque ces derniers sont majoritairement noirs de peau, elle abhorre toutes les nuances de négros. Par conséquent, tout ce qui sur le territoire national ressemble à l’un ou l’autre de ces portraits est qualifié d’ « immigrés » dont le futur, selon elle, doit-être l’expulsion : plus de 10% de la population française tout de même !

Papa LE PEN, nettement plus cultivé que sa fille, sait très bien qu’au bon vieux temps d’HITLER, l’islamophobie n’existait pas. HITLER qui connaissait peu le vaste monde avait, selon la tradition germanique, la TURQUIE comme alliée et ne voyait pas d’un mauvais œil l’agitation arabe dans les ex-colonies ottomanes du Proche-Orient sous mandats français et anglais.

Voilà un sujet d’accrochage entre papa et fifille qui traduit non seulement le décalage des générations, mais aussi la différence d’ancrage du racisme, indécrottable quant à lui, de cette charmante famille.

Marine veut, paraît-il, dédiaboliser son parti… L’épisode des « femen » qui se sont fait méchamment expulser par le service d’ordre du FN le 1er mai, montre au moins que la manière forte n’est pas touchée par la dédiabolisation ! Sans doute y a-t-il dans ces fiers à bras quelques nostalgiques de la Milice qui a profondément « fascisé » le pétainisme et dont les hauts faits sont des massacres de populations civiles comme à Châteauroux à la fin de juillet 1944 et des assassinats de prisonniers politiques comme Georges MANDEL et Jean ZAY. Quand les pauvres restes de ce dernier seront transférés au Panthéon, la haine antisémite de Jean-Marie LE PEN et son culte de PETAIN se rappelleront au bon souvenir de sa fille, n’en doutons pas !

Les invectives entre la fille et le père qui ont suivi ce 1er mai, lors des tenues et des décisions des instances du parti, ont permis de raviver les couleurs pétainistes, racistes et négationnistes du FN que le ripolinage anti européen du discours de LA PEN voulait camoufler.

Les chiens ne font pas des chats et LE PEN fait des LA PEN, fille et petite fille. Là-dessus, Jean-Marie en rajoute une couche en prétendant que sa fille est l’otage d’une équipe extra familiale dont le meneur serait Florian Philippot, vice-président du FN, assisté de « ses mignons ». La connotation homosexuelle de cette expression est liée à la figure historique du roi HENRI III, dernier roi Valois, qui régna, de 1574 à 1589, sur la France en proie aux guerres de religions, mais dont l’homosexualité formelle n’est cependant pas avérée, est rétrospectivement très éclairante sur la place du FN dans les manifs contre le mariage pour tous. L’homophobie de Jean-Marie LE PEN n’est pas étonnante : sous prétexte d’eugénisme, l’hitlérisme et le pétainisme ont persécuté l’homosexualité. Lors du débat sociétal sur le mariage pour tous, Marine hésitait pendant que Marion battait le pavé …

Marine, Marion … Où est MARIANNE dans tout cela ?

Sûrement pas chez les ATRIDICULES !

Qui d’ailleurs, en réglant leurs comptes trans-générationnels, montrent que leurs ambitions personnelles de pouvoir comptent beaucoup plus à leurs yeux que l’intérêt de la France et des Français. L’orgueil peut conduire au crime. La vanité aussi … Outre alors qu’elle est devenue abominable, elle reste, pour toujours et de façon indélébile, ridicule.

* La mythologie grecque qui a nourri le théâtre tragique de l’Antiquité à nos jours – n’en déplaise aux contempteurs de l’enseignement des langues anciennes – rapporte qu’ATREE, roi de MYCENE, ses ancêtres et ses descendants commirent toutes les infamies possibles : meurtre, infanticide, parricide et matricide, inceste, anthropophagie …L’un des derniers de la lignée, Oreste, conseillé par sa sœur Electre et pour venger l’assassinat de son père Agamemnon, tua sa propre mère et l’amant de celle-ci. Poursuivi par les ERINNYES ou Furies qui le rendirent fou, il fut finalement jugé par les citoyens d’ATHENES, réunis sur la colline de l’Aréopage, qui, sous l’influence d’Athéna, l’acquittèrent. Les ERINNYES s’inclinèrent et devinrent les Bienveillantes ou EUMENIDES. Comme quoi la sagesse démocratique met fin aux vendettas claniques et fait éclore la paix civile.

** Charles VII sacré à Reims le 17 juillet 1429.

*** Pierre CAUCHON, évêque de Beauvais, présidait, à charge, le tribunal d’Inquisition qui, à Rouen, le 28 mai 1431, condamna comme relaps Jeanne au bûcher.

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2015, mercredi 29 avril

UMPS : LA PEN aurait-elle raison ?

Sur une chaîne de la télévision publique, Christian ESTROSI, multi-mandaté et en particulier maire de Nice, vient de déclarer, après avoir affirmer que lors des prochaines régionales il ferait tout pour barrer la route au FN, que le programme de ce parti porté par sa présidente était dangereux et utopique puisque il était le même que celui de Mélenchon et de Tsipras … Ce que disait HOLLANDE quelques jours auparavant sur une chaîne privée …

D’un côté UMPS – une des raisons pour lesquelles SARKO veut changer le nom de son parti - de l’autre FNFG selon la convergence linguistique HOLLANDE-ESTROSI : le parti lepéniste est vraiment une aubaine pour la gauche et la droite officielles qui se l’envoient à la figure réciproquement !

En général, Arsa vote FG au premier tour et au second elle s’abstient ou vote blanc. Jamais, il ne lui viendrait à l’esprit de voter au second tour pour LA PEN si un de ses candidats y figure car selon elle, il n’y a rien de commun entre la gauche historique d’une part et, d’autre part, la droite à laquelle s’annexe la social-démocratie contemporaine et l’extrême droite.

Même si le Front de Gauche reste timide dans son anticapitalisme, il est la gauche française au sens historique de ce terme puisqu’il défend conjointement – et maladroitement, hélas - les intérêts de la population française, de ses travailleurs et ceux de la Nation … Encore que la conviction républicaine et laïque de ses composantes ne soit pas toujours évidente.

Quant à LA PEN et sa clique familiale, dont la récente comédie médiatique voulait faire croire que leur dynastie était la version moderne de celle des Atrides, en dépit de leur volonté affichée à des fins électoralistes de se démarquer du fascisme, de l’antisémitisme et du pétainisme de papa, il appert bien et définitivement que lui, le fondateur cynique du FN, lui a donné sa marque indélébile ; aussi indélébile que la fleur de lys de l’infamie marquée au fer rouge sur l’épaule de Milady *…

La négation première de papa et de fifille est que l’affirmation que les hommes naissent égaux en droits, inscrite dans la Constitution et proclamée par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de juillet 1789, est infondée. Il y a des citoyens, selon la famille des Atridicules, qui le sont moins que d’autres. Ce que disait Pétain qui, ayant de surcroît le pouvoir, déclassait de leur citoyenneté certains de ses compatriotes y compris d’anciens combattants de Verdun pour les envoyer eux et leurs enfants dans les camps de la mort des nazis : un détail …

De nos jours, c’est ESTROSI qui le dit, ni les Juifs ni les chrétiens ne posent problème … Mais l’Islam, c’est autre chose. C’est exactement ce que dit Marine. Serions-nous sur le versant FNUMP ?

Il y a aujourd’hui presque 10 % de la population française dont les membres majeurs des deux sexes votent ainsi que le suffrage universel l’exige, dont les ancêtres sont nés en Afrique et au Proche Orient. L’actuel – et relatif – dynamisme démographique de la France tient d’ailleurs en grande partie aux éléments les plus récemment arrivés de ces migrants. Doivent-ils donc être considérés non seulement comme des sous-citoyens, comme des sous-Français, mais aussi comme des sous-hommes ? Vous voyez que PETAIN et ses miliciens nazis ne sont pas loin.

Arsa a été baptisée il y aura bientôt trois quarts de siècle dans le sein de l’Eglise catholique, apostolique et romaine ; elle a ensuite reçu une excellente éducation religieuse et connaît sinon sur le bout des doigts du moins très convenablement le contenu des deux Testaments de la Bible. Mais elle ne croit pas en dieu, en aucun dieu, dont elle considère pour ce qui la concerne qu’elle n’en a aucun besoin ni pour la consoler ni pour la faire espérer ni pour la faire agir.

Elle est athée. Pas prosélyte, mais athée. Et d’entendre à longueur de discours politiques et de journaux radiotélévisés parler des Français musulmans, juifs, chrétiens, avec de plus les incontournables bêtises liées à l’ignorance crasse de la plupart de ceux qui utilisent ces vocables, elle en vient à se demander si son athéisme ne va pas bientôt être débusqué comme le fauteur de tous les fanatismes et terrorismes qui secouent la planète.

La liberté de conscience est une des grandes conquêtes de la Révolution Française. Mais cette conquête ne s’est pas faite du jour au lendemain. Elle a été élaborée au fil des siècles par la longue évolution de la pensée des poètes, des écrivains, des philosophes français et européens auxquels depuis le XVIème siècle surtout, mais des influences antérieures sont évidentes aussi, d’autres cultures et d’autres civilisations ont contribuée. Cela s’est accompagné d’obstacles terribles et sanglants que l’intolérance et l’obscurantisme ont dressé contre l’émancipation de la conscience et de la pensée de l’humanité.

Cette même intolérance, ce même obscurantisme sont toujours en action. Mais, en tout cas en France, leurs adversaires n’ont pas froid aux yeux. Ils l’ont montré au début de l’année quand d’imbéciles assassins ont cru qu’avec des kalachnikovs ils pouvaient faire taire le rire et la réflexion qui le suscite. Des millions de citoyens ont manifesté dans tout le pays pour porter leur part du deuil des martyres tombés sous les coups du fanatisme politisé et pour dire qu’ils étaient indéfectiblement attachés à la liberté de conscience, de leur conscience libérée des dogmes et des oukases.

Le FN des nouveaux et cocasses Atrides, les obsessions de certaine droite, ne feront pas sombrer cet attachement de la Nation à la liberté d’être pleinement humain, en toute circonstance, même face à le bêtise électoraliste de celles et ceux qui se gargarisent de leurs scores en oubliant qu’ils s’obtiennent avec la moitié du corps électoral.

Qui ramènera vers les urnes l’autre moitié ?

Ni SARKO, ni HOLLANDE, ni LA PEN.

La gauche, sans doute, celle des patriotes, celle des républicains, celle du progrès social, celle de la Laïcité.

Mais son aurore pour l’heure ne brille qu’en Grèce.

Arsa Ours.jpg

* L’héroïne méchante des Trois Mousquetaires d’Alexandre DUMAS père

2015, mercredi 1 avril

La Gauche et les patriotes

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Réforme territoriale : à quoi vont servir les binômes départementaux ?

Eh bien, voilà ! La grande marée bleue a déferlé sur la France ; le territoire de Hollandie s’est ratatiné comme peau de chagrin et les rodomontades de Marine ont pris la douche … mais l’implantation du lepénisme est un évènement incontournable d’après Manuel VALLS qui, pour résister à la tempête qu’il a en partie aidé à se lever, a décidé de tenir le cap socio-libéral, i.e. austéro-rigoureux.

Pour des raisons indépendantes de sa volonté, Arsa a écouté les résultats et les commentaires du deuxième tour sur une radio vouée au culte du capitalisme. Elle n’a pas entendu que des sottises, mais celles qui s’exposaient n’étaient pas piquées des vers ! Par exemple, un commentateur patenté a dit et expliqué pourquoi les citoyens français étaient schizophrènes :

1/ Ils sont mécontents et ne viennent pas voter !

2/ Ceux de gauche, au second tour, n‘ont même pas fait l’effort de voter pour les candidats socialistes en ballotage favorable !

A vrai dire, il faudrait sans doute changer de citoyens …. Comme après l’échec de JOSPIN en 2002.

Mais personne n’a rappelé que la schizophrénie de la caste politique avait, en 2005, rendu inopérant le suffrage universel puisque le NON des citoyens a été alors allègrement tenu par elle pour un OUI et qu’elle ne s’est pas trop fait prier pour transformer ce déni démocratique majeur en modifications constitutionnelles sous l’ère Sarko (2007-2012) qui font vivre la France sous des lois qu’elle a pourtant démocratiquement refusées.

Qui est fou ? Le citoyen, qui n’a pas oublié que son expression politique est considérée depuis ce temps comme une quantité négligeable ? Pourquoi aller voter ?

Les partis politiques, les mêmes qu’aujourd’hui, qui, peut-être, parce que les mandats de leurs élus n’étaient pas directement mis en cause par le référendum sur le Projet de Traité Constitutionnel Européen ont considéré que NON était synonyme de OUI, le comble de l’oxymore de mauvaise foi.

A peine, si dans les prises de positions explicatives – et Arsa le redit, elles n’étaient pas toutes sottes – il fut question de la fonction des binômes élus – et vlan pour la parité puisque malgré son e- final, binôme est un substantif masculin ! Pourtant la troisième étape de la territorialisation est en marche qui veut réduire le millefeuille en galette extra-plate : de la croûte pour le tout-venant – 50% de la population – et, par-ci par-là, de la frangipane pour les métropoles – 50 % de la population ? Non pas ! Car il y faut quelques trous réservés à stocker non la frangipane mais les toutes petites mains dont la présence immédiate est nécessaire aux aises des cadres et des élites …et des entreprises capitalistes !

Personnellement, Arsa préfère la galette sèche à la frangipane dont elle sait pourtant apprécier le cas échéant l’onctuosité douce-amère.

Mais la cuisine de nos terroirs n’a rien à voir avec la tambouille politico- électoro-territoriale des élections dont chacun, et même Arsa, se croit autorisé à la commenter.

Que vont donc bien avoir à faire nos vainqueurs (et pas de substantif féminin !) des 22 et 29 mars 2015 ? Eux-mêmes ne le savent pas … Sur quoi a bien pu s’argumenter leur campagne électorale ?

Oui, les Français sont schizophrènes puisque ne sachant pas à quoi serviraient leurs élus, ils ont été quand même presque 50 %, à mettre leurs noms couplés dans les urnes !

N’en déplaise à la Marine, avec ses 25 à 30 % de suffrages exprimés, il n’y a que 12 à 15 citoyens qui votent pour ses candidats et pas beaucoup plus pour chacun de ceux qui constituent le binôme de l’UMPS (sic).

Tous mal élus nos binômiennes et binômiens … L’héritage du 29 mai 2005 est lourd et long à porter.

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2015, vendredi 27 février

Lettre ouverte à Madame le Ministre de l’Education nationale

Peut-il y avoir des accommodements avec la laïcité ? La République laïque ne doit-elle pas être tolérante, et admettre que chacun, en son sein, vive selon ses propres règles ? La séparation de l’Eglise et de l’Etat n’implique-t-elle pas que celui-ci n’interfère jamais dans celle-là ? Ou pour le dire autrement, la laïcité n’instaure-t-elle pas la liberté pour chacun d’afficher ses croyances, liberté garantie, en quelque sorte, par l’Etat ? Doit-on se battre pour un bout de tissu ? N’est-ce pas là stigmatiser une religion précise, et finalement montrer, ce faisant, le visage acceptable du racisme islamophobe ?

Dans la tradition des Lumières –où l’Ecole laïque prend sa source- rien n’est pire que l’obscurantisme, l’« infâme » ! Cette école a été pensée précisément pour libérer l’homme (homo, pas vir) des superstitions et des peurs, de sa soumission -si utile au tyran- à la divinité immanente. On peut, certes, éduquer les enfants dans la crainte, dans la religion et la soumission. Des écoles confessionnelles existent pour cela. Les parents bien-pensants peuvent y scolariser leurs enfants. La République a d’autres exigences. Nous avons des comptes à rendre, Madame le Ministre ! Nous sommes les héritiers de ces philosophes de la Liberté, de Montesquieu à Condorcet, et nous ne sommes pas libres de nous dispenser de leur enseignement.

Dans certaines écoles du Haut-Doubs le crucifix a longtemps orné les murs de l’école publique ; la kippa est encore ostensiblement exhibée hors de la synagogue, et parfois à l’école ; le voile islamique est, lui aussi, toléré ici ou là… Tout cela est parfaitement insupportable, et constitue autant de dérives sectaires inadmissibles au pays des Lumières.

Pour acheter la paix sociale, il a fallu adapter les menus des cantines, négocier pour que les élèves suivent les cours d’Education physique, et souvent abdiquer, parce qu’« on ne va pas mettre le feu au quartier pour une heure de gymnastique » ! Mais pour d’autres cours, en sciences et vie de la terre, en philosophie, il a fallu se justifier, et tenter de défendre un enseignement scientifique contre le discours obscurantiste. Ici, des mères ont refusé (impunément) que leurs enfants se rendent en classe parce que l’école prônait la masturbation par l’exemple (sic). Parfois, dans un souci électoraliste certes bien légitime, on a décidé de réserver des créneaux horaires pour que les femmes puissent avoir accès seules à la piscine municipale ; là, on a dû construire des sas pour que les mères voilées viennent chercher leurs enfants à l’école, et qu’elles se fassent connaître sans qu’un homme puisse les apercevoir… On sait que la musique est impie, et que les instruments doivent être détruits : il est urgent d’interdire l’enseignement de la musique !

Il y a dix ans un rapport de l’Inspection Générale décrivait les atteintes à la laïcité dans l’école française, et indiquait le moyen d’y mettre un terme : introduire une réelle mixité sociale dans nos établissements, et, accessoirement, former les chefs d’établissements. Rien n’a été fait, et on a continué à renforcer les ZEP, devenues REP, REP+, etc. Quant aux chefs d’établissements, le « pas-de-vague » continue d’être la maxime généralement observée…

Vous avez consulté, reçu et écouté, certains et pas d’autres, nous attendons des actes ! Ne voyez-vous pas le péril mortel où vous engagez notre école ? Tenez-vous vraiment à rester dans l’Histoire, Madame le Ministre, comme le fossoyeur de l’école publique française ?

2015, samedi 14 février

Minute de silence, drapeau et hymne national

Jeudi 8 janvier 2015, la minute de silence décrétée par le chef de l’Etat dans le cadre du deuil national instauré à la suite du massacre à Charlie Hebdo, a été respectée de façon inégale. Par exemple, les personnels et les usagers des transports publics et privés ont marqué à midi qu’ils rendaient ainsi hommage aux victimes de l’attentat de la veille contre la liberté de conscience et d’expression, contre la liberté du rire qui est pourtant le propre de l’homme.

Dans les services publics, la consigne a été en général scrupuleusement suivie.

Sauf dans l’Education Nationale, sauf dans l’Ecole de la République !

Dès le lendemain, le gouvernement a fait état des manquements à la minute de silence de certains élèves parfois appuyés par leurs familles, tout en relativisant la portée de tels refus qui ne concernaient, disait-il, que très peu d’établissements.

La réalité est, hélas, différente. En effet, certains chefs d’établissement, sans doute entichés d’autonomie, soit ont ignoré la consigne, soit ont fait savoir aux personnels enseignants qu’ils avaient toute latitude pour organiser ou non cette minute de silence dans leurs classes. D’autres, conscients qu’ils représentent l’Etat dans leurs établissements ont réuni les équipes éducatives et leur ont expliqué comment il fallait procéder en application des directives ministérielles.

Cependant, même dans ce cas, des professeurs se sont dispensés de leur propre chef d’appliquer la loi –un décret relève du droit réglementaire qui complète le droit issu directement de la loi. Certains, interpellés par leurs élèves, ont esquivé l’obligation réglementaire en organisant, par exemple, une interrogation écrite …

Les lendemains, la tuerie du 9, les rassemblements spontanés de recueillement partout en France, la grande manifestation du 11, ont évidemment titillé ces profs et chefs d’établissement qui s’étaient affranchis de la loi au prétexte d’idéologies libertaires et laxistes sinon de confort personnel. Du coup, dans les salles de profs où depuis longtemps on ne débat plus des finalités ni des missions de l’Ecole, les uns et les autres essaient de justifier pourquoi ils ont loupé le coche de la quasi unanimité républicaine.

Et d’admettre qu’évidemment, ne pas respecter la minute de silence a été une erreur …vénielle, bien sûr. Mais de là, à en venir au lever du drapeau ! La dernière fois qu’on a hissé les trois couleurs, c’était sous le Maréchal, disent ces bons apôtres qui sont tous nés largement après l’Occupation et Vichy. Et qui ne sont pas tous très au fait de l’histoire de la France. Les couleurs pétainistes n’étaient pas les couleurs de la République : elles étaient marquées et salies par la francisque qui autant que la négation de la lutte des classes affirmait la nécessité d’un pouvoir autoritaire et coercitif. A l’époque, le drapeau tricolore pur de cette souillure était celui de la Résistance et de la France Libre.

Sans doute, l’esprit soixante-huitard a-t-il permis cette indistinction entre le sens d’un drapeau bleu blanc rouge qui en juillet 1789 associait les couleurs du Paris révolutionnaire à l’héritage monarchique et le sens dévoyé qu’avec l’aigle ou la francisque lui ont donné les fossoyeurs de la République.

Mais, tout de même, l’hymne national et son « sang impur » qui « abreuve nos sillons » ! Est-ce tolérable ? N’est-ce pas, au-delà du ridicule, franchement dégueulasse ? Pas sûr que tous les détracteurs de la Marseillaise soient des écolos façon Madame Eva JOLY. Ils ont pourtant cela en commun avec elle, d’être chacun « ignorantus, ignoranta, ignorantum » comme disait Molière, maître en rire entre Rabelais et nos modernes caricaturistes dont depuis le XIXème siècle les dessins cocasses et irrévérencieux illuminent nos livres et nos journaux !

Le Chant de guerre pour l’armée du Rhin fut composé, en 1792, par Rouget de Lisle, officier du génie, alors que les troupes austro-prussiennes préparaient l’invasion du territoire français. Le roi de Prusse et l’empereur autrichien sont des autocrates, peu soucieux des Droits de l’Homme et farouchement décidés à obliger la France révolutionnaire à revenir sous le joug de l’absolutisme. Il est assez compréhensible que les Français, formant une armée révolutionnaire de masse, en rupture avec les armées de métier d’Ancien Régime, voient en eux des tyrans sanguinaires (les chefs militaires austro-prussiens ont prétendu qu’ils anéantiraient Paris), ce que la langue du XVIIIème siècle finissant et romantique déjà, exprime par « contre nous de la tyrannie, l’étendard sanglant est levé ». Les troupes françaises sont formées de citoyens qui ont répondu, avec enthousiasme, à la levée en masse pour défendre la Patrie et la Révolution ; dès les débuts de la Révolution, d’ailleurs, des citoyens se sont armés pour défendre leurs villes, leurs communes – on disait encore paroisses – et les champs d’alentours. Ces troupes de citoyens se sont fédérées entre elles et, dès juillet-août 1789, elles ont permis, par le bas - vingt six millions de Français, tout de même - la reconstruction de la France dont presque toutes les structures administratives s’étaient effondrées du jour au lendemain. La Fête de la Fédération de 1790 met en évidence la base populaire, civique, démocratique de la restructuration de la France qui se prépare. C’est cela que signifie l’appel « Aux armes, citoyens ! Formez vos bataillons ! » Hier sujets du roi de France, ce sont désormais des citoyens, tels que les ont révélés et définis les Immortels Principes de 1789. La Patrie, la terre des ancêtres, s’est substituée révolutionnairement au roi, ci-devant père de ses peuples : les citoyens sont les « enfants de la Patrie » menacée par l’invasion contre-révolutionnaire.

Ces citoyens de si fraîche date – Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, en juillet 1789, et son inscription en tête de la première Constitution française, celle de 1791- pourquoi seraient-ils honteux de le proclamer ? Pourquoi seraient-ils à ce point modestes qu’ils n’envisageraient pas la victoire en se préparant à la lutte contre les ennemis du peuple et de la révolution ? Oui, « le jour de gloire est arrivé ! »

Majoritairement paysanne, la population française, y compris ses citoyens armés, sait que la guerre n’est pas une partie de plaisir et que de même que la mère patrie sera martyrisée par les armées d’invasion, la terre de « nos campagnes » ravagée par les combats, les incendies, les mises à sac, de même les familles des combattants, des citoyens combattants, épouses et enfants, seront l’objet de viols et de massacres : « ces féroces soldats …viennent … égorger vos fils, vos compagnes » …Ou les horreurs de la guerre.

A ce sang des innocentes victimes de l’invasion doit répondre le « sang impur » des ennemis de la France, celui de la « horde d’esclaves, de traîtres, de rois conjurés » évoquée dans le deuxième couplet de la Marseillaise afin que la terre et ses futurs sillons en soient « abreuvés », régénérés, fertilisés.

Certes, ce Chant de guerre devenu en 1795, puis en 1879, l’hymne national de la République, n’est pas une bluette ; il traduit, en termes forts, voire crus les réalités de la guerre et la détermination enthousiaste des citoyens-combattants qui la mènent pour sauver non seulement la Patrie mais aussi leur dignité d’hommes libres : libres de penser, libres de croire ou ne pas croire, libres de s’exprimer dans le respect de la liberté des autres.

Chanté par des Marseillais venus à Paris pour célébrer la Fête de la Fédération du 14 juillet 1792, il a entraîné les révolutionnaires, le 10 août, à l’assaut des Tuileries au terme duquel est tombée la monarchie. C’est lui, aussi, qui a retenti pendant l’offensive de masse qui a eu raison de l’armée d’invasion, à Valmy, le 20 septembre.

Ce tube de l’été 1792, la Marseillaise, a été le prélude à la proclamation de l’An I de la République, le lendemain de la victoire. Il est légitime qu’il accompagne la République dans les occasions solennelles. Il est nécessaire que les républicains l’entonnent et que les enfants l’apprennent.

Le 8 janvier 2015, alors qu’aucun lien n’était encore établi entre l’assassinat de la jeune policière de Montrouge et l’horrible massacre de la veille, j’ai rejoint, en début de soirée, les hommes et les femmes de tous âges qui se rassemblaient spontanément dans le calme et le silence, à proximité de la préfecture de B… pour se recueillir et rendre hommage aux victimes. Il y avait des crayons brandis, des affichettes « je suis Charlie » portées haut, quelques bougies éclairant la nuit. Tout doucement, comme un fredon, presque une berceuse, une voix a chanté les premières paroles de cet hymne guerrier et d’autres voix sans forfanterie, sans éclat, sont entrées dans l’hymne national, devenue sérénade poignante à la mémoire des morts.

Maupassant, évoquant la guerre de 1870-71, raconte comment quelques soldats français éreintés, affamés, déjà vaincus, remercient la fille de joie, Boule de Suif, qui les a nourris, en chantant pour elle seule et tout bas la Marseillaise. Un chant de fraternité dans la défaite. Il est désagréable de constater que certains personnels enseignants de l’Ecole de la République, alors que les tragédies de janvier 2015 ont montré qu’elle rôle doit jouer l’Ecole pour promouvoir la Laïcité, à laquelle aspire un grand nombre de nos concitoyens, se sont mis délibérément en marge, voire en travers de ce projet.

L’identité nationale n’est sans doute pas le sujet de réflexion qui occupe prioritairement ces pédagogues qui se sont mis eux-mêmes en défaut de pédagogie. En quoi ils sont fidèles à certains dogmatismes syndicaux qui font la loi, leur loi, à l’Ecole. Mais en quoi ils trahissent sans vraiment s’en rendre compte, ce qui ne constitue nullement une circonstance atténuante, ce pour quoi la République les a institués pédagogues dans son Ecole : pour y former des républicains.

Dans le contexte du recrutement de jeunes djiadistes sur le territoire national ou du passage à l’acte de « loups » plus ou moins solitaires qui prétendent mener la guerre sainte directement dans les pays occidentaux, la confusion identitaire est souvent avancée : un territoire mythifié et mystifiant comme celui du Daesh, une histoire improbable, celle d’un Islam manipulé, auxquels adhèrent des jeunes gens des deux sexes d’ailleurs, qui n’ont pas appris, parce que l’Ecole et ses maîtres ont fait défaut, que leur territoire était leur sol natal ou celui sur lequel leurs parents avaient choisi de vivre en paix, et leur histoire, celle de ce sol même, avec ses heurs et malheurs, sa culture pétrie de sa langue, tout cela généreusement donné et partagé au nom des valeurs humanistes sans lesquelles aucun lien social n’est solide ni durable.

Qui veut que l’Ecole soit républicaine ? Ceux qui l’administrent et l’animent ? Pas sûr. Ceux à qui elle fournira des cadres et des petites mains au prix le plus avantageux possible pour de juteux bénéfices ? Encore moins. Ceux qui se gaussent du drapeau tricolore, tout juste bon à s’agiter lors des matchs de foot, et de la Marseillaise récupérée par LA PEN ? Bien évidemment non.

Les parents ? Espérons-le.

Mais surtout les républicains. Il faut qu’ils reviennent aux commandes et le plus tôt sera le mieux.

Capitalismus delendus est.

Arsa Ours.jpg

2014, dimanche 26 octobre

La modernité ou la fin de la souveraineté nationale

A tout propos, y compris à l’occasion de la réouverture du musée consacré à l’œuvre de Pablo PICASSO, le chef de l’Etat, du moins ce qu’il en reste, et ses ministres, y compris le Premier, disent aux électeurs français dont près de 60 % boudent les urnes depuis un certain temps, qu’il faut que le pays se réforme car à ce seul prix est la conquête de la modernité.

Le génie de PICASSO n’est pas né en terre vierge ; sa capacité inventive, son énergie créatrice, sa production bouleversant la tradition sont nées d’une connaissance profonde et d’une pratique assidue de cette même tradition.

HOLLANDE n’est pas PICASSO ; et il est peu probable qu’il y ait de nos jours un quelconque homme politique, ici ou ailleurs, qui ait dans son domaine particulier, un génie équivalent à celui du peintre catalan. Toutefois, on ne peut nier que, peut-être par hasard, HOLLANDE s’immerge dans l’histoire en bassinant de réformes et de modernité, et à longueur de harangues, son potentiel électorat lequel par contre coup apparaît constitué de ringards, de frileux et de trouillards. Il est, dans sa conception de la vie économique, sociale, politique et morale revenu à la bonne vieille époque louis-philipparde, celle de François GUIZOT, en quoi il diffère peu de son prédécesseur.

En quoi consiste la modernité selon ces chefs d’état, leurs entourages et leurs pairs ?

En moins d’Etat.

Et pour être plus en adéquation avec le tréfonds de l’idéologie libérale, en « plus d’Etat-Nation du tout » ! Alors, seulement, la loi de la jungle pourra régner sans partage ce qui d’un certain point de vue devrait plaire aux verts de toutes les nuances.

Comment atteindre cette idyllique disparition de l’Etat-Nation ? Par des réformes ! Mais quel genre de réformes, tudieu ?

Eh bien, du genre de celles qui sont en cours depuis l’ère MITTERRAND !

Une fois liquidé le gouvernement MAUROY, les dirigeants du PS se sont convertis officiellement au libéralisme au point d’aimer l’entreprise comme le proclame aujourd’hui Manuel VALLS. Pas de méprise, cependant ; l’entreprise qu’aime le Premier Ministre est celle du CAC 40, pas la PME qui ne peut délocaliser ni faire passer avant la maintenance sinon l’amélioration de son outil de travail l’entassement de réserves financières destinées à la spéculation et le cas échéant (et il échoit souvent …) à prêter de l’argent à l’Etat.

C’est alors que les fameuses réformes, ou mises au rebut, ont commencé : attaques contre les services publics, contre les retraites, contre la sécurité sociale, contre le Code du Travail, contre l’intervention de l’Etat dans la vie économique pour assurer l’intérêt général et celui des travailleurs. Certes, dans les phases de gouvernement soi-disant de gôôôche, il y a eu des saupoudrages eux aussi soi-disant sociaux comme la réduction du temps de travail hebdomadaire dans le secteur privé et sa ridicule, incomplète et hypocrite transcription dans le secteur public.

Au prix d’une arnaque, d’ailleurs ; car la RTT s’est accompagnée d’un gel des salaires qui sous des arguments divers et une chronologie chaotique a finalement été largement et jusqu’à présent pérennisé.

Dès l’ère MITTERRAND, avec ou sans cohabitation, la dépense de l’Etat a diminué en rognant sur les services publics au point que trente ans plus tard, aujourd’hui donc, l’économie réalisée correspond à 20 % de l’actuel PIB soit 40 milliards d’euros. Dans le même temps, l’Etat par toutes sortes de concessions fiscales faites aux grandes entreprises et aux familles les plus riches de France, a perdu en recette l’équivalent de 50 % de l’actuel PIB soit 100 milliards d’euros en trente ans … Il faut immédiatement remarquer que :

1. cette différence entre les recettes et les dépenses, dans le cadre d’un budget qui cherche l’équilibre, pousse les gouvernements en place à recourir à l’emprunt dont il faudra rembourser le principal et, tant que ce ne sera pas fait, les intérêts : cela, qu’on appelle le service de la dette, autrement dit le poids de la dette, augmente les dépenses de l’Etat ;

2. les fournisseurs de l’emprunt sont ceux qui ont de l’argent et même beaucoup d’argent, par exemple les actionnaires des entreprises qui ont bénéficié des généreux cadeaux fiscaux de l’Etat ; ainsi l’argent dont l’Etat s’est privé en recette, lui revient sous forme de dette à rembourser à ceux-là mêmes qui l’ont privé de recettes !

3. c’est une excellente affaire, sinon pour le contribuable lambda qui doit assurer le remboursement de la dette et le paiement des intérêts, du moins pour les gros créanciers de l’Etat, qui prêtent à l’Etat l’argent de l’Etat et en reçoivent, en échange de cette étrange réciprocité, le paiement d’intérêts dont le taux a souvent été quasi usuraire.

On comprend que ces pauvres richissimes aient d’actifs lobbies à Paris, à Bruxelles et ailleurs pour contraindre le gouvernement français à faire encore des efforts en leur faveur.

Aujourd’hui, le gouvernement français est malmené par la commission de Bruxelles sous influence, et pas seulement sous celle de Madame le Chancelier d’Allemagne. Il faut que son déficit budgétaire n’excède pas 3% du PIB français. Donc il faut que l’Etat réduise encore ses dépenses (le candidat multicasquette SARKHOZY annonce qu’il réduira de 30 % les effectifs de l’Education Nationale). Ou, pour que la pression des lobbies sur Bruxelles se fasse moins prégnante, que les cadeaux aux commanditaires des lobbies en question se poursuivent et se renouvellent sans fin ; par exemple que HOLLANDE et ses sbires pratiquent de bonnes amputations dans le droit du travail, travail dont chacun (ou presque !) s’accorde à dire et répéter qu’il coûte trop cher …

Même si le B A BA de l’économie s’est de constater que sans travail aucune richesse n’est produite… Mais cette constatation ne relève évidemment pas de la modernité !

A l’occasion de ces gros yeux bruxellois faits au gouvernement français à propos de son projet de budget insuffisamment resserré selon l’idéologie libérale, les citoyens français touchent du doigt ce que ce contrôle signifie en matière de souveraineté et de démocratie.

Une démocratie se caractérise d’abord par la liberté des citoyens, directement ou par l’intermédiaire de leurs représentants, de voter chaque année la loi de finance en fonction du projet de société qu’ils veulent réaliser. Pour le coup, le diktat de la bureaucratie installée à Bruxelles par l’Union Européenne, se fout de la démocratie : c’est évident comme le nez au milieu de la figure !

La souveraineté nationale qui s’exprime par la désignation au suffrage universel direct (l’Assemblée Nationale) ou indirect (le Sénat) du pouvoir législatif est tenue pour nulle et non avenue par ce contrôle obligatoire - et constitutionnel - de la bureaucratie européenne sur la représentation nationale.

La collusion entre les intérêts capitalistes et la construction de l’Union Européenne est elle aussi patente. Les Français le savaient bien qui en mai 2005 ont voté massivement NON au projet de traité constitutionnel de cette union.

Quand le vote démocratique est bafoué durablement, quand la souveraineté de la Nation, c’est-à-dire la souveraineté des citoyens établie depuis 1789 par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, est cyniquement et continument méprisée, quel espace reste-t-il à l’Homme et au Citoyen pour faire respecter ses droits et imposer aux usurpateurs et leurs complices sa volonté souveraine ?

Celui dont il s’est emparé en 1789 et 1792.

Arsa Ours.jpg

2014, mercredi 10 septembre

Les malfaisants osent tout !

Bonjour un soi-disant technicien de microsoft m'a téléphoné enn anglais avec un accent très marqué indien il voulait que je ouvre mon pc pour qu'il me montre comment me défaire d'un virus indétectable j'ai répondu que je ne croyais pas et n'allait pas le faire sinon téléphoner à Microsoft pour leur poser la question je pense que chacun doit faire circuler l'info

cordialement

isabel

hola me acaba de llamar un "tecnico de microsoft" diciendome que mi pc esta lleno de virus le contesté que no le creia porque acabo de hacer un scan minucioso hace 48 horas y no tenia nada me dijo de ponerme frente al pc y que me iba a explicar como encontrar los virus como le dije que no le creia y que no iba a hacerlo, sino que iba a llamar a toshibba me pregunto qué era?..... les aviso porque pienso es un pirata

abrazos

isabel

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