2017, dimanche 5 février

Un fou de dieu (ou un fou tout court) s’attaque au Louvres

Les Rendez-vous de l’Histoire sont nés, il y a de nombreuses années déjà, sous l’égide de Jack LANG, alors maire de BLOIS. Tous les ans, ils se tiennent dans la première quinzaine d’octobre pendant que la plus grande librairie de livres d’histoire du monde tient salon au cœur de la ville royale où Louis XII et François Ier tinrent leur cour.

En 2016, j’ai réussi à assister à un seul débat. Il portait sur Palmyre que Daesh n’avait pas encore reprise.

Les protagonistes du débat étaient, d’un côté, Maurice SARTRE, mon professeur d’histoire ancienne qui m’a fortement incitée en 1986-87 à poursuivre mes efforts pour réussir le concours de l’agrégation d’histoire – il a eu raison – et sa femme, Annie SARTRE, tous deux spécialistes de la SYRIE hellénistique et romaine, et de l’autre, l’académicien Dominique FERNANDEZ, dont l’œuvre littéraire ne me laisse pas indifférente.

A vrai dire, le sujet du débat n’était pas Palmyre dont il fut pourtant abondamment et prioritairement question, mais ZENOBIE*, grande figure de cette cité romaine des confins irako-syriens veuve d’un certain ODAINATH qui, ayant triomphé des Perses Sassanides en 260 après JC, s’était proclamé Roi des Rois. C’est la raison pour laquelle on parle de la Reine ZENOBIE ; mais elle n’est en rien, pour autant, reine de Palmyre.

Cette veuve, cette ZENOBIE, ou BETHZABEE, après l’assassinat de son époux en 267, non seulement transféra sur son fils WAHBALLAHT la titulature de son défunt mari, mais après la mort de l’empereur romain CLAUDE II en 270, le proclama AUGUSTUS et se proclama elle-même AUGUSTA : la prétention pour elle et son fils d’être Empereurs de Rome contre celle d’AURELIEN qui finalement l’emporta et traîna les présomptueux à son triomphe.

Monsieur FERNANDEZ voit dans ZENOBIE une femme libre qui se révolte contre Rome. Que nenni ! C’est surtout une femme de trempe qui se voit non contre Rome mais Rome elle-même ! Comme quoi, n’en déplaise au romanesque, la réalité dépasse la fiction en ce sens qu’elle a parfois plus de gueule qu’elle !

Toujours est-il que ce jour-là, il fut surtout question de Palmyre, ville d’aujourd’hui et d’hier, victime, pour sa parure antique, des fous de dieu qui ont détruit et saccagé un haut-lieu de la civilisation gréco-romaine où puise notre culture occidentale de mécréants.

En effet, dit à un moment Maurice SARTRE, nos idoles sont les œuvres d’art comme en témoignent nos musées et le soin (relatif, convenons-en) que nous prenons à préserver de par le monde tout ce qui a été édifié, de siècle en siècle, pour la beauté de ce monde.

Cet imbécile dangereux qui dans les parages du LOUVRES, un des plus importants musées du monde en qualité d’œuvres qui y sont conservées, s’est attaqué, le 3 février 2017, aux militaires qui gardent les accès d’un Temple de la Culture et de la Beauté, à l’instar de ses soi-disant frères d’armes qui saccagent « la splendeur de Palmyre, l’irremplaçable trésor …tout un pan de notre culture » selon les termes du grand historien PAUL VEYNE, pratique la guerre sainte et, au passage, tente de renverser nos idoles.

Les images satiriques, les concerts de rock, les musées et ceux qui les fréquentent, les autels où se célèbrent d’autres cultes, les fêtes populaires où la foule accoure pour admirer «Ô, la belle bleue ! Ô, la belle rouge ! », voilà, entre autres, les malheureuses et sanglantes victimes de ces imbéciles.

Comme dit Mahomet quelque part : « Quel malheur d’être admiré par des cons ! »

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* Anecdote : il y a quelque temps, invitée aux Entretiens Jean ZAY qui se déroulent au ministère de l’Education Nationale, j’attendais, avec d’autres invités, que la salle où devait se dérouler la séance soit libérée. Nous étions assis sur de rares sièges et sur les marches de l’escalier dont les murs sont ornés des portraits des ministres de l’Ecole de la République. Je feuilletais justement le livre d’Annie et Maurice SARTRE, ZENOBIE de Palmyre à Rome. Soudain une dame se penche vers moi : « Qu’est-ce que c’est qu’un zénobie ? »

2016, lundi 3 octobre

On est toujours le négationniste de quelqu’un

« Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? » Arletty in Hôtel du Nord (1938) de Marcel Carnet

Il y a quelques années, au cours d’une rencontre pour défendre les services publics, j’ai entendu, de mes oreilles entendu, une dame plutôt jeune, prof de quelque chose, dire une énormité à celui qui animait un atelier de je ne sais plus quoi. Cet animateur, « modérateur » pour employer une expression frappée au coin du modernisme, était le tout récent ancien secrétaire général de la FSU* ayant succédé à Michel DESCHAMPS puis au couple infernal Daniel LE BRET / Monique VUAILLAT. Ce « modérateur », alors en quête d’un nouveau destin national, fut, à l’aube de sa nomination à la tête de la FSU, en 2001, l’auteur de la rupture avec le SNETAA* qui, moins de dix ans auparavant, avait créé cette même FSU conjointement avec le SNES* en guise de Requiem pour la défunte FEN* …

Voilà un « modérateur » qui a le sens de l’histoire comme le prouve aussi sa réaction aux propos de la jeune dame prof dont il a été question ci-dessus.

Sans doute s’agissait-il de discuter de la pertinence des programmes de l’Education Nationale, car cette dame a dit quelque chose de ce genre : « Il faut en finir avec l’enseignement de la SHOAH ; ça s’est passé il y a deux tiers de siècle. On peut tourner la page et s’intéresser à autre chose aujourd’hui … »

Monsieur le « modérateur », ex-secrétaire général de la FSU, a opiné, n’a pas moufté ; et moi, j’ai pris mes cliques et mes claques pour ne pas davantage me contaminer au « négationnisme ».

« On peut passer à autre chose … » : il est vrai que six millions de mises à mort pour cause de soi-disant appartenance à une « race inférieure », ça peut être considéré comme une broutille, une broutille, certes malheureuse, mais une broutille quand même ! D’aucuns parlent bien de « détail » pour qualifier certains outils de ce massacre de masse …

Le SNCA e.i.L. Convergence considère qu’un tel propos relève du « négationnisme » au même titre que les assertions d’un FAURISTON. Cet universitaire dévoyé et ses disciples nient l’extermination des Juifs d’Europe. Mais nier l’Holocauste ou dire que s’il a eu lieu ce n’est pas très important, pour le SNCA e.i.L. Convergence, c’est la même chose car cela revient à dire : « Un Juif, mort ou vivant, est-ce vraiment un être humain ? »

Le SNCA e.i.L. Convergence qui, au nom de la Laïcité, ne peut admettre la « racialisation » d’une quelconque croyance religieuse, ne peut non plus admettre qu’une pratique religieuse exclue le pratiquant de la communauté humaine, la seule qui vaille avec la communauté nationale, celle des citoyens.

Par ses actes et par l’expression de sa pensée cohérente et jamais déviante, le SNCA e.i.L. Convergence n’est pas négationniste au sens originel du terme.

Voire …

Voilà-t-il pas qu’en l’espace de deux publications récentes, il est soudain marqué au fer rouge du négationnisme ou, plus précisément, lui-même, pour son hétérodoxie en matière d’économie, et sa secrétaire générale, qui fut prof de géographie, pour son hétérodoxie en climatologie …

Deux énergumènes, inféodés aux intérêts du capitalisme - et des capitalistes qui mettent l’essentiel de leurs magots dans les paradis fiscaux (il y en a des tas, et même à Paris : il suffit d’une boîte à lettres) – dénoncent comme « négationnistes » de la science expérimentale économique ceux qui, économistes atterrés ou non, « expérimentent » au jour le jour les effets dévastateurs du libéralisme laissé la bride sur le cou. Voyez la précarité de l’emploi, la stagnation du pouvoir d’achat de la classe laborieuse, l’augmentation, même au pays de Madame MERKEL, du nombre de pauvres et surtout d’enfants pauvres.

Sur ce sujet, voilà fiché N, au rang du grand « négationnisme » économique, le SNCA e.i.L. Convergence qui termine souvent ses communiqués par « Capitalismus delendus est », ce qui, en français du XXIème siècle après la naissance de Jésus- Christ, veut bien dire : « Il faut détruire le capitalisme » !

L’association altermondialiste ATTAC qui a oublié qu’à l’origine de sa création voulue par Ignacio RAMONET, du Monde Diplomatique, les TT signifiaient Taxe TOBYN – la mise en application de la taxe TOBYN est un des mandats du SNCA e.i.L. Convergence – critique violemment dans sa lettre du 20 septembre 2016 les inventeurs du « négationnisme » économique. Très bien.

Mais, crotte de bique sur le gâteau, ATTAC proteste contre cette mise en accusation de négationnisme économique en récusant que la contestation du libéralisme soit assimilable à la négation de la SHOAH – encore très bien - mais aussi à la négation du réchauffement climatique.

Déjà que Nathalie KOSHUSCO-MORIZET nous traite de connards - il faut bien être le connard de quelqu’un – nous qui ricanons à propos du réchauffement climatique ; alors, quand il s’agit du dérèglement climatique… Soit et bien entendu, nous sommes des connard-e-s, et maintenant, par la grâce du verbe tout puissant d’ATTAC, plus que connards, nous sommes « négationnistes ». Jusqu’où ira cet engouement pour un mot, « négationnisme », qui désigne d’abord et uniquement le refus d’admettre la réalité de six millions de victimes, femmes, hommes de tous âges, enfants, y compris bébés à la mamelle, qui étaient nos contemporains, ceux de nos parents et de nos grands-parents ?

Mais puisque moi, Arsa à l’épaisse fourrure, suis devenue, de conarde avérée une négationniste à la simple lecture de la lettre d’ATTAC, permettez que je grogne un tant soit peu et m’explique.

Cela fait 30 000 à 20 000 ans que le climat de la terre se réchauffe. Il y a 30 -20 000 ans, c’était le pic de la dernière glaciation de nos régions alpestres et sub-alpestres. La glaciation de WÜRM (du nom d’une vallée alpine) a, dans sa période maximum de froid, fait descendre le niveau de la mer à 70-80 m en dessous de son niveau actuel. Cela signifie qu’il a fallu en moyenne – j’insiste sur « moyenne » qui est une notion scientifique alors que « normale » est l’expression d’une opinion - entre 2 et 4 mm d’augmentation annuelle du niveau de la mer pour arriver à nos rivages actuels. Ce réchauffement ne s’est pas produit avec une régularité de métronome ; il y a eu des accélérations, des stagnations, des régressions dans ce processus de réchauffement de la Terre, cette bien mal nommée, puisque sa surface est à 75 % océanique et maritime et que surtout son enveloppe gazeuse, originale, protectrice et vitale, l’atmosphère, aurait plus justement dû lui donner son nom.

Qu’importe. Ce pic de froid correspond au paléolithique supérieur, celui d’Homo sapiens sapiens (nous, Juifs et économistes, cons ou pas, compris), l’inventeur de l’art …

Comme le premier homme, notre ancêtre du moins, est descendu de sa canopée raréfiée pour cause de dérèglement climatique, un gros coup de froid, il y a 3 à 2 millions d’années, et que c’est justement parce qu’il est descendu de son arbre qu’il est devenu HOMME, id est intelligent, j’en conclus que, lorsqu’il fait froid, l’intelligence se donne libre cours et que quand il fait chaud nous devenons des connards comme le dit avec tant d’élégance Madame NKM.

CQFD

Mais, je le confesse, cela n’est qu’une opinion.

Pour en revenir à nos fontes de glaciers, il est archéologiquement prouvé (étude des vasières, des tourbières, des troncs d’arbres coupés, des glaces elles-mêmes dont on prélève des « carottes ») qu’il y a deux mille ans, il faisait plus chaud dans nos régions qu’aujourd’hui. Douze siècles plus tard, autre période de réchauffement : c’est ainsi que la remontée du niveau de la mer a provoqué l’apparition des Pays-Bas, l’ancien littoral plus à l’ouest sur la Mer du Nord s’étant disloqué, donnant naissance à l’archipel des Îles Frisonnes et, en arrière, à des terres submergées que le travail des hommes a transformées en polders.

Au XVIIème siècle, celui du Roi Soleil, l’âge splendide de la littérature française avec LA FONTAINE et LA BRUYERE, CORNEILLE et RACINE, MOLIERE et SAINT-SIMON, Mesdames de LA FAYETTE et SEVIGNE, les populations ont vécus des périodes de famine et de mortalité à répétition à cause du petit âge glaciaire qui dans les Alpes a submergé sous la glace maints hameaux et villages dont les ruines aujourd’hui dégagées par le recul des langues glacières n’intriguent pas les skieurs qui ne les devinent pas sous la neige ni les randonneurs de l’été qui les confondent avec les rochers et les moraines.

Donc, en cette transition des IIème – IIIème millénaires de notre ère, la Terre connaît une phase d’accélération du réchauffement qui, commencé il y a 30 000 ans, a contraint l’humanité à trouver d’autres moyens de subsistance que la prédation de la nature par la chasse, la pêche et la cueillette. Il y a dix mille ans, la révolution néolithique domestiquait les plantes et les animaux dans le croissant fertile, de la vallée du Nil en passant par celles du Tigre et de l’Euphrate jusqu’aux rives méditerranéennes de la Syrie et du Liban. Il y a environ 8000 ans que le Finistère occidental de l’Eurasie, nos contrées, est entré dans l’âge de la « nouvelle pierre », celui de la pierre polie pour la fabrication de serpes pour récolter les céréales et des meules pour écraser le blé. Certains de ces premiers terroirs défrichés pour remplacer par des champs cultivés la brousse et la forêt des chasseurs, sont les lointains ascendants de certaines de nos communes que des gens sans doute moins connards que nous veulent éradiquer de nos habitudes et de notre profonde et intime histoire.

Souhaitons leur bien du plaisir.

Pour en revenir à notre planète TERRE, la bien mal nommée, qu’est-elle donc, sinon un morceau d’étoile qui, séparée de son soleil il y a 4 milliards d’années, se refroidit inexorablement comme un vulgaire tison dans l’âtre de Cendrillon ? Ce morceau d’étoile n’est pas bien loin de son soleil : 8 minutes-lumière tout au plus. Voilà un tison qui serait un morceau de terre cuite s’il n’y avait la précieuse enveloppe gazeuse qui atténue considérablement les effets du rayonnement solaire sur sa surface un peu continentale et beaucoup maritime.

L’atmosphère, puisqu’il faut bien appeler par son nom cette enveloppe gazeuse, protège la surface de la terre et ce qui y vit, végétaux et animaux, des effets néfastes non seulement du rayonnement solaire mais aussi du rayonnement terrestre. Vous qui n’avez pas connu la guerre, celle de 39-45, celle de la défaite, celle de l’occupation, celle des restrictions, vous ne savez pas ce que peut procurer de bien-être une brique chauffée au four de la cuisinière, puis emmitouflée dans plusieurs épaisseurs de papier journal, glissée dans le lit qui ne sera pas glacial quand vous vous y coucherez. Ah ! Cette odeur de papier roussi qui accompagnait le bassinage des draps avec la brique brûlante. Il fallait pourtant faire bien attention à ne pas s’y frotter les pieds car elle cuisait, la garce, malgré les couches de papier et le torchon qui l’enveloppait pour que l’encre d’imprimerie ne salisse pas trop les draps !

Mais au matin, elle était à la température de votre corps, ayant, tout au long de la nuit, diffusé la chaleur emmagasinée lors de son séjour dans le four pour que votre sommeil soit paisible et prémuni contre les froids hivernaux. Par un fait exprès, les guerres coïncident rarement avec un réchauffement climatique.

La Terre, continents et océans, se réchauffe pendant le jour aux rayons du soleil et rayonne vers l’espace, pendant la nuit, la chaleur qu’elle a précédemment emmagasinée : heureusement que l’atmosphère atténue ce rayonnement terrestre et nocturne ! Plus la nuit est limpide, plus la déperdition de chaleur est forte ; de là ces gelées matinales qui barbèlent de blanc les haies et les prairies les matins clairs d’hiver.

L’atmosphère n’est pas homogène ; certains gaz qui la composent sont en quantité fixe, d’autres en quantité variable : ainsi la vapeur d’eau, ainsi le gaz carbonique, que la mode dénomme gaz à effet de serre, qui freinent le rayonnement terrestre. Sans eux, mais avec l’atmosphère, les températures moyennes de nos régions seraient plus proches de celles du paléolithique supérieur, largement en dessous de 0° Celsius que de celles qui ont contraint Abel à devenir pasteur et Caïn à devenir laboureur.

Mon « négationnisme » pour parler comme ATTAC, voire comme NKM et pourquoi pas comme les deux ayatollahs du capitalisme, se borne à dénoncer la notion de dérèglement climatique utilisée pour apeurer et culpabiliser le citoyen tout venant qui, respectueux de la démocratie et de la République, ne veut attenter ni à leurs valeurs ni à leurs principes ; il se double du « Capitalismus delendus est » que j’écris à la fin de presque tous les communiqués que le SNCA e.i.L. Convergence et les SYNDICATS e.i.L. Convergence me demandent d’écrire et de publier.

A vrai dire, les fascistes et les nazis qui ont terrorisé l’Europe et le monde avec la féroce complicité de l’impérialisme et du militarisme nippons à la fin de la première moitié du XXème siècle, utilisaient dans leur folie raciste, anti juive, anti slave, anti chinoise, anti etc., des procédés terribles de coercition qui ont mené à l’extermination de millions d’êtres humains. Je ne prétends pas qu’ATTAC et ses amis gaucho-écolos, que Madame NKM, que même les chevaliers blancs (hum …) du capitalisme, en me traitant à l’avers, au revers et sur la tranche de « négationniste » veuillent m’assimiler à ceux qui ont commis ces monstruosités.

Mais quand même. J’ai du mal à admettre de telles contaminations juste pour faire de l’effet et un jeu de mot.

Pour le réchauffement climatique, attendons encore quelques milliards d’années pour voir où en sera le brandon du soleil que nous sommes.

Pour le capitalisme à détruire dans sa forme la plus pernicieuse de la spéculation, espérons que nous en verrons le sort (capitalismus delendus est) dans un délai un peu moins long …

Pour la négation et la minimisation de la SHOAH, sachez que ni Arsa ni le SNCA e.i.L. Convergence ne se laisseront intimider : nous terroriser pour que nous nous taisions ? Vous n’y pensez pas !

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* FSU : Fédération Syndicale Unitaire SNETAA : Syndicat Nationale de l’Enseignement Technique et Professionnel, les deux A ayant de signification au fil du temps. SNES : Syndicat National de l’Enseignement Secondaire FEN : Fédération de l’Education Nationale

2016, dimanche 2 octobre

Ignorantus

Le candidat à la candidature SARKOZY a donc des ancêtres gaulois puisqu’il vit à la française même si ses origines plus ou moins lointaines lui donnent sinon un fond hellénique du moins slave puisque au premier millénaire de notre ère les Slaves ont fait des incursions jusqu’aux extrémités du Péloponnèse. Il a aussi, sans doute, quelques gouttes de sang magyar versées dans les veines de ses lointains ancêtres par un peuple venu des fonds de l’Asie. Mais après tout, les Celtes au cours du premier millénaire avant Jésus-Christ, avaient déjà déferlé par groupes plus ou moins importants sur l’Europe centrale, occidentale et méditerranéenne allant même jusqu’à déborder sur l’Anatolie, cette portion asiatique de l’actuelle Turquie.

Tout ça pour dire que le droit du sang plus ou moins mêlé ne vaut pas grand-chose face au droit du sol. Tout ça aussi pour dire que si Nicolas SARKOZY n’a pas de notions très claires de la préhistoire et de l’antiquité du peuplement de l’Europe et de la France, il finit par retomber sur ses pieds en se proclamant Gaulois, donc Celte !

Il a aussi, malheureusement, une idée plus qu’incertaine de la vie des Français au Moyen-Age …

Il prétend en effet que relève des mœurs « moyenâgeuses » le fait d’avoir des hommes qui se baignent en maillot et des femmes qui se baignent, elles, tout habillées.

Arsa déteste l’adjectif « moyenâgeux » qui est utilisé principalement par des gens qui ne connaissent rien au Moyen-Age, lequel a duré mille ans, ce qui implique qu’il ne soit pas très uniforme du début à la fin. Au Moyen-Age, on est beaucoup plus propre qu’aux siècles suivants, en particulier les XVIème et XVIIème siècles. En ville, on fréquente les étuves dont la mauvaise réputation induit que les hommes et les femmes y étaient fort déshabillés. A la campagne où vit la majorité de la population, la baignade se fait en général dans le cours d’eau qui traverse les champs, prés et boqueteaux environnants. Cette baignade ignore le caleçon, le maillot et même le bikini : la tenue d’Eve et d’Adam est tellement plus appropriée !

Que Monsieur SARKOZY cesse de faire des effets de moralisateur laïcisant en sortant des bourdes qui en disent un peu trop long sur ses défaillances culturelles.

Quand Bécassine, à la Belle Epoque, accompagnait Madame de Grand-Air et sa petite fille aux bains de mer et que tenant par la main Lolotte en maillot rayé, elle faisait trempette dans l’eau salée, elle ne dénudait que ses pieds tout en retroussant à peine ses jupailles pour les garantir des éclaboussures. Peut-être même, dans une de ses nombreuses aventures, lui est-il arrivé d’adopter en dépit de sa pudeur le long maillot de bain en coton. Mais Arsa tient pour à peu près sûr qu’elle gardait indéfectiblement sur la tête son bonnet breton qu’elle n’ôtait que dans le secret de sa chambre à coucher pour le remplacer par un bonnet de nuit.

Les diatribes contre le burkini sont aussi ridicules que les femmes qui se baignent dans la mer tout habillées et que les maris et grands frères qui les y encouragent. Les uns et les autres recourent à la provocation ce qui n’a rien à voir avec le débat politique.

L’attachement d’Arsa et de ses amis à la laïcité n’implique pas de se vautrer dans le grotesque comme le font certains responsables politiques qui laissent sans vergogne l’Ecole publique se faire instrumentaliser par des groupes de pression économiques tout en faisant des rivages océaniques et méditerranéens des espaces prétendument réservés à la laïcité ! La confusion dans l’échelle des valeurs comme toute autre confusion conduit droit au recul de la démocratie.

Nicolas SARKOZY n’a-t-il pas proclamé il n’y a pas si longtemps que la morale du prêtre lui semblait plus solide que celle de l’instituteur ? Il recueille aujourd’hui le fruit amer de son irréflexion.

Il devrait apprendre à tourner sa langue sept fois dans la bouche avant d’en sortir une connerie. Cela l’amènerait peut être à plus de réflexion … En tout cas, le temps passé à cet exercice lingual devrait épargner nos oreilles qui ne subiraient plus ses âneries à la même fréquence qu’aujourd’hui.

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2016, vendredi 26 août

On a la rentrée qu’on peut !

Un certain Nicolas S. se présente devant Saint Pierre et lui dit :

« Je voudrais entrer au paradis, mon bon Saint Pierre ».

Saint Pierre lui répond :

« Avant de pouvoir le faire, il faut que tout le monde, sans exception, passe une journée en enfer et la journée suivante au paradis avant de choisir l’un ou l’autre. C’est la règle du Très-Haut ! »

Nicolas rouspète, dit que sur terre il était lui aussi un très haut personnage … Rien n’y fait ; Saint Pierre reste inflexible et Nicolas finit par accepter tout en maugréant.

Contrairement aux idées reçues, le stage en enfer est idyllique : bouffe pantagruélique, femmes à gogo, rien que du beau monde, anciens présidents, anciens banquiers, anciens très hauts fonctionnaires … Bref, le pied ! Avec, cerise sur le gâteau, un Satan très sympa et accueillant.

Le stage au paradis, en revanche, est pour Nicolas très ennuyeux ; du beau monde, certes, mais aussi beaucoup de « casse-toi, pauv’con » … La nourriture est bonne mais pas de quoi se taper le cul par terre, les femmes sont jolies, certes, mais ennuyeuses ; il faut leur faire la cour longtemps avant d’obtenir leurs bonnes grâces… Pour faire court, Nicolas s’emmerde !

Il est tout de même étonné le lendemain de s’entendre dire à Saint Pierre qu’après mûres réflexions, il va choisir l’enfer. Ce que Saint-Pierre accepte volontiers tout en le conduisant à la porte de l’enfer.

Une fois la porte passée, Nicolas déchante amèrement ; rien de ce qu’il a vu le premier jour ne subsiste. Les hommes et les femmes en haillons, enchaînés, triment très durement avec, autour d’eux, des diablotins hideux qui les fouettent pour un oui ou pour un non. Par-dessus le marché, la bouffe est infâme et tout est du même tonneau !

Nicolas, très en colère, s’avance vers Satan :

« Je ne comprends pas, Monsieur Satan. Pendant mon stage ce n’était pas comme cela l’enfer ! »

Satan lui répond :

« ''Oui, c’est vrai. Quand tu es venu, nous étions en pleine campagne électorale. Maintenant que tu nous as choisis, nous n’avons plus besoin de faire ou tenir des promesses ! Retourne auprès de tes amis, retrousse tes manches, esquinte-toi les mains avec la pioche : ça te changera un peu !'' »

(Rire satanique : Ha Ha Haaaaaaa ….. !!!)

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NDLR – On peut changer le prénom si l’on veut.

2016, mardi 7 juin

Lettre ouverte à Madame LE Maire de Paris

Madame LE Maire,

Il y a, depuis un certain temps, une idée qui vous trotte par la tête et qui vous a sans doute été suggérée par vos alliés de pouvoir, les écologistes qui ont endoctriné la défense de la nature, qui, soit dit entre nous, se défend très bien toute seule comme est en train de le prouver le catastrophique épisode de crues et d’inondations affectant une bonne partie du bassin parisien, de ses entours et leurs populations.

Il s’agit de votre oukase concernant les vieilles autos de plus de vingt ans que vous envisagez d’interdire de séjour dans Paris intra muros à partir du 1er juillet prochain.

Bien que votre appartenance à un parti prétendument socialiste puisse m’inciter à avancer des arguments tel celui vous accusant de favoriser les riches automobilistes et les entreprises, y compris municipales, disposant d’un parc automobile de fonction que leur bonne situation financière permet de renouveler fréquemment ; ou bien celui de la statistique économique qui permet d’affirmer que le marché de la tire d’occasion se porte mieux que celui des véhicules neufs électrifiés ou pas, c’est sur le plan de la démocratie et de la Constitution de la République que j’entends dénoncer votre projet de tyrannie écolo-socialiste.

Propriétaire par héritage d’une « jupette », c’est-à-dire d’une automobile dont l’achat fut favorisé en 1995 par des incitations financières destinées à fournir une clientèle à une industrie automobile française mal gérée et mal en point, me voilà désormais, si votre oukase n’est pas invalidé par le Conseil Constitutionnel (mais j’ai plus confiance en cette institution que dans le Conseil d’Etat …) interdite du droit de circuler librement entre mon habitation secondaire (vous voyez, je suis « riche » …) et ma résidence principale située à Paris.

Pour mémoire, je vous rappelle, Madame LE Maire, que lorsque je m’arrête aux pompes à essence, je paye pour avoir rempli le réservoir de ma vieille « caisse » le même taux de taxes destinées à l’Etat que le conducteur d’une bagnole achetée au dernier salon de l’automobile.

Je vous rappelle aussi que lorsqu’il m’arrive de contrevenir au Code de la Route – et, je le confesse, ça m’arrive quelquefois - le tarif des amendes ne tient pas compte de la vétusté de mon automobile.

Dois-je ajouter qu’aux barrières de péage, il n’y a pas non plus de tarif dégressif ? En outre, je paye mon assurance comme tout le monde et je me soumets au contrôle technique comme l’exige la loi.

Comment se fait-il donc que remplissant mes devoirs d’automobiliste je sois, par votre bon plaisir, privée des droits de libre usage et de libre circulation de mon tacot ?

Madame LE Maire, entraînée sans doute dans des surenchères démagogiques pour justifier et conserver les alliances électorales qui vous permettent de diriger la municipalité de la capitale de la France, vous enfreignez non seulement la Constitution et la devise de la République, mais vous tordez aussi le cou aux élémentaires principes de la démocratie en pratiquant, ou souhaitant pratiquer, une politique discriminatoire.

Tout en vous assurant de mon respect républicain pour le mandat électif que vous exercez, je ne puis, Madame LE Maire, que vous exprimer le mécontentement d’une de vos administrées et la ferme intention d’une citoyenne française de faire valoir et respecter ses droits.

Paris, le 7 juin 2016

Françoise Roche

2016, jeudi 26 mai

Qui sont les nuitdeboutistes ?

"Etc. pour la République souhaite partager avec le plus grand nombre possible de lecteurs cette page tirée de U.Gazette"

Stéphane Burlot / DR

VIE DE LA NUIT – Voilà une étude qui va remettre en question les analyses hâtives des détracteurs de Nuit Debout… C’est dans cette perspective que la commission Sciences Sociales Debout a mené une enquête sociologique, la seule aussi développée à ce jour, qui présente les occupants de la place de la République et leurs motivations. En voici un condensé.

L’âge d’abord. On constate que la tranche d’âge des nuitdeboutistes de République est très étendue, et surtout fluctue beaucoup d’une heure à l’autre (et même d’un jour à l’autre). Ainsi, l’âge médian peut varier de dix ans. Évaluer l’âge des occupants de la place à un instant donné n’est donc pas pertinent. Notons que l’âge médian de l’ensemble des participants est de 31 ans.

L’étude permet également de modérer l’idée reçue selon laquelle l’origine géographique des occupants de République serait essentiellement Paris intra-muros. D’une part, 10 % d’entre eux ne sont pas issus de la région parisienne; d’autre part, parmi les Franciliens, plus du tiers doivent franchir le périphérique pour rejoindre la place. Parmi les participants vivant intra-muros, la plupart sont domiciliés dans l’est, principalement dans les XIe, XVIIIe et XIXe arrondissements. Les raisons expliquant ce phénomène pourraient relever de l’aspect pratique (lignes de métro et axes de circulation en direction de la place), mais aussi de la tendance de gauche de ces quartiers.

Les participants de Nuit Debout sont des ados perturbés ? « Sans cerveau » ? Vraiment ? 60% sont issus de l’enseignement supérieur (contre 25% pour la population française), principalement des Sciences humaines. Ce niveau d’études va de pair avec certaines origines sociales et conforte le cliché selon lequel les participants incarneraient la « petite bourgeoisie ». Cependant, si l’on se penche sur leur activité, on constate que 40 % appartiennent à des secteurs en crise depuis vingt ans (artistes, journalistes, étudiants), que 20% sont sans emploi (le double du taux national), ou encore que 24% sont ouvriers et employés.

L’enquête s’intéresse aussi aux motivations des uns et des autres (précisons que les hommes représentent les deux tiers de l’assistance). Les occupants de la place sont-ils là à cause de la décrépitude des partis politiques traditionnels ? Pas forcément, car seuls 17% sont d’anciens encartés (un taux certes important par rapport à la moyenne nationale). Ont-ils participé aux grands mouvements sociaux par le passé ? Seule une petite partie d’entre eux. Idem pour la piste des jeunes diplômés sans emploi et révoltés (façon Tunisie ou Espagne) : pas plus de 6%. La lutte contre la loi travail semble évidemment au cœur du mouvement, un tiers des occupants de République ayant participé aux manifestations. Si 22% appartiennent à un syndicat, près de la moitié sont engagés dans une association (quelle qu’elle soit).

L’étude émet l’hypothèse que les participants se rendent aussi à République simplement parce qu’ils savent qu’ils vont y retrouver quelqu’un qu’ils connaissent (relations amicales ou professionnelles). Ou pour se tenir au courant de ce qui se passe. Ou pour passer une soirée agréable.

Par ailleurs, les résultats montrent que 20 % des personnes interrogées participent à l’une des commissions présentes sur la place. Enfin, concernant l’assiduité aux différentes Nuits, deux profils se dégagent : celui du nuitdeboutiste d’une seule nuit et dans son intégralité, et celui dont la présence est quotidienne (13%). L’étude révèle aussi que le taux de nouveaux venus est en augmentation.

Cette enquête fait référence, et permettra peut-être de limiter les contre-vérités véhiculées par les opposants à Nuit Debout. La commission qui en est à l’origine s’inscrit dans une démarche sans prétention, et souhaite avant tout nourrir notre réflexion. Une suite semble en préparation, nous sommes impatients de la connaître ! Edit : L’étude a été réalisée auprès de 400 personnes ont été interrogées sur quatre jours entre le 8 et le 28 avril.

U. pour Gazette Debout.

2015, jeudi 24 décembre

Sommes-nous vraiment si bêtes ?

Le soleil a rendez-vous avec la lune …
In le Soleil et la lune de Charles Trenet 1939

Dans sa chanson le Soleil et la lune, Charles Trenet parle des savants qui « annonçaient un jour la fin du monde » … En 1939, je n’étais ni née ni en cours de l’être. Il aurait pu, ce fou chantant, plutôt que des savants, dire un mot des charlatans … Non que les savants soient des charlatans … même si certains sont entre les deux et même plus qu’à moitié ! Car la corruption le dispute à l’ignorance en ce bas monde, le seul que je connaisse et dont j’espère qu’il lui arrivera tôt ou tard de changer. Dans le bon sens, s’entend, et aux deux sens du terme !

Toujours est-il que la COP 21 dont le statut anti-terroriste, et in extremis, a mal camouflé la vacuité, a permis d’étaler au grand jour que le réchauffement climatique est une affaire juteuse pour la finance, en particulier pour celle des assurances en tout genre. Les risques climatiques exigent de nouvelles sub primes qui feront éclore, incessamment sous peu, des « bulles », gages pour les uns, quand elles éclateront, de gros bénéfices, pour quelques autres d’un sacré bouillon ; quant aux assurés ils auront leurs yeux pour pleurer, et aux contribuables l’obligation de payer afin de renflouer des boîtes financières trop grosses pour couler et même pour être restructurées.

Cette intéressante perspective d’avoir à casquer pour remettre en état de nuire des banques et des sociétés d’assurance tous les huit ou dix ans n’affole pas trop les populations à qui d’ailleurs on ne demande pas leur avis. Mais jusques à quand seront-elles à ce point flegmatiques, pour ne pas dire résignées ?

Il faut dire qu’entre les « normales » saisonnières qui remplacent allègrement les moyennes thermiques et pluviométriques, dans (presque) tous les instants audio-télévisuels d’information donnée sous l’égide de Sainte-Météo, et les conneries de l’énumération des risques climatiques qui confondent les typhons tropicaux, les trains de perturbations du front polaire pendant la saison froide et les tsunamis (sic), il peut arriver que l’auditeur ou téléspectateur lambda se demande ce qu’on a bien pu lui apprendre à l’école, à lui l’informé ou à lui l’informateur …

Tout ce brouillis brouilla doit bien évidemment permettre d’arnaquer les vieilles dames et les jeunes couples dans l’unique but altruiste de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ! Il est vrai que sept milliards et demi d’humains qui pèteront en 2016 ça sent plus mauvais qu’en 1950 (j’étais née, donc coupable) quand il n’y avait que deux petits milliards et demi de péteux.

Ce qui est étonnant dans ce grand raout mondial et mondain qui vient de se tenir au BOURGET et qui a réuni 130 chefs d’état et de gouvernement tous assistés de leur suite de dignitaires et de conseillers, c’est que le principal responsable des changements climatiques n’ait pas été invité. Il n’est pourtant pas très loin de là, à huit minutes seulement, minutes-lumière, je vous l’accorde ; mais enfin, c’est la porte à côté !

Ainsi, dans notre système solaire, l’étoile minuscule et thermonucléaire qui nous éclaire et nous chauffe, le Soleil puisqu’il faut bien l’appeler par son nom, est une quantité négligeable et un voisin peu fréquentable !

La planète que nous polluons avec aplomb et constance, est pourtant un petit morceau de soleil, un tison en quelque sorte, qui séparé de sa source se refroidit inéluctablement … Pour l’heure, si la Terre n’était pas enveloppée d’une atmosphère associant de nombreux gaz, la proximité du soleil la transformerait en un gros bloc de terre cuite. Inversement si dans l’atmosphère il n’y avait pas en proportion variable des gaz à effet de serre, le rayonnement terrestre nocturne refroidirait beaucoup la surface de la planète et entraînerait la constitution de vastes inlandsis et par conséquent un fort abaissement du niveau de la mer.

Les variations de climat de la Terre sont liées essentiellement à l’activité solaire ; leur amplitude et leur durée sont inconstantes, parfois très fortes, comme lors des glaciations, parfois moins comme lors du réchauffement médiéval qui a provoqué la rupture du littoral de la mer du Nord, la constitution des îles frisonnes et l’invasion marine des actuels Pays Bas.

A ma connaissance, les contemporains du début du réchauffement global il y a 30000 ans et ceux qui furent témoins et victimes de l’oscillation thermique au XIIème siècle n’ont pas attribué ces changements aux techniques humaines interférant avec les lois de la nature … Que la révolution industrielle qui compte deux bons siècles et l’expansion démographique qui lui est concomitante et se poursuit de nos jours aient sali et pillé la planète, c’est incontestable. Mais de là à concurrencer globalement le soleil … Nous sommes bien présomptueux !

Oui, les tempêtes sont destructrices. Et les navigateurs pour s’en prémunir au maximum, se sont longtemps contentés de caboter le long des rivages plutôt que s’aventurer en haute mer. Quand les littoraux ne sont pas occupés par les habitations des hommes et leurs équipements économiques ce qui fut le cas fort longtemps la vision apocalyptique au sens religieux du terme qu’en ont les rares spectateurs n’a rien à voir avec le catastrophisme qui accompagne de nos jours les commentaires de leurs destructions. Ces masses d’eau qui battent les falaises comme des béliers ont longtemps été ressenties comme terrifiantes et répulsives. Il y a à peine deux siècles que la mer est progressivement devenue attrayante* ; la haute montagne aussi d’ailleurs. Cette mutation traduit l’amélioration des conditions de vie qui donnent en plus de techniques qui permettent de se déplacer rapidement, des temps de loisirs de plus en plus longs aux travailleurs et à certains d’entre eux un pouvoir d’achat suffisant pour en réserver une part confortable à ces mêmes loisirs.

Cela fait donc 30000 ans, pic maximum de la dernière glaciation, que le climat se réchauffe avec des accélérations, des régressions, des stagnations ; qu’il y ait donc de nos jours une accélération n’a rien d’extraordinaire. Que le niveau de la mer en soit affecté cela est évident : en 30000 ans le niveau de la mer a monté de 70 à 80 mètres … Evidemment, des sociétés qui vivent de préférence et de plus en plus dans les vallées et sur les littoraux, ce qui n’était pas le cas dans un passé plus ou moins lointain, s’émeuvent d’une remontée de quelques centimètres ; d’autant que l’appât du gain a conduit à faire des constructions très denses et parfois dangereuses dans des secteurs menacés par les tempêtes et les crues liées à des phénomènes atmosphériques … ou par les tsunamis qui sont, eux, des phénomènes séismiques et volcaniques. La catastrophe bien réelle de FUKUSHIMA est largement due au non respect des consignes de l’administration nippone qui au XVIIIème siècle avait non seulement signalé comme inconstructibles les zones littorales victimes des tsunamis mais avait également établi le bornage de leur plus forte extension. Le capitalisme japonais au cours des deux derniers siècles a évidemment fait fi de cette sagesse administrative ; mais il est peu probable que ce même capitalisme, géré bien entendu par d’autres personnes souvent héritières des premières, paye la totalité des dommages et intérêts. Il y a fort à parier, en revanche, qu’il sait déjà tirer profit de la catastrophe qui affecte des centaines de milliers d’habitants du beau « pays du soleil » levant.

Tiens ! Voilà le soleil qui repointe son nez !

A défaut du ciel qui pourrait tomber sur nos têtes ou de la mise en accusation du capitalisme spéculatif et actionnarial qui tire profit de tout, la catastrophe climatique annoncée permet de dénoncer quotidiennement et à chaque instant de sa vie le simple quidam que tu es, que je suis. On se lave les dents en faisant couler trop d’eau ; on prend sa bagnole pour aller au boulot au lieu d’y aller à vélo ; on se chauffe au fuel au lieu d’utiliser de l’électricité auto produite ; on met à la poubelle les déchets alimentaires alors que c’est si bon pour les poules !

Dieux de l’Olympe, que nous sommes bêtes !

Mais les métaux lourds et les pesticides qui gorgent la terre et finissent dans notre assiette, qui les a produits et vendus ? Mais ces territoires éventrés, dévastés pour exploiter sables bitumeux ou gaz de schistes serait-ce avec la petite pelle que tu utilises dans ton jardinet de balcon que tu les as saccagés ? Etc. Etc.

Il faut des accusés : 7 milliards d’êtres humains c’est facile à trouver !

Mais la petite, toute petite dizaine de millions d’exploiteurs et de profiteurs qui ont intérêt à nous poussent vers la barre du tribunal est-elle non identifiable ?

Et (presque) tout le monde de donner comme preuve du dérèglement climatique provoqué par les hommes le beau temps qu’il fait au moment du solstice d’hiver. Il fait presque doux, les bourgeons gonflent sur le bois dénudé, le ciel est limpide … C’est le soleil qui, le rideau de la COP 21 retombé, vient nous dire qu’il est le maître de notre monde !

  • Alain CORBIN Le territoire du vide L’Occident et le désir du rivage 1750-1840

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2015, mardi 22 décembre

Les vieux, à la niche !

Sur les coups de minuit, le journal télévisé du dimanche soir de la 3 reçoit un-e invité-e qui commente avec le présentateur les évènements de la journée. Hier, Francis LETELLIER recevait une dame socialiste, plus ou moins porte-parole du parti et dont j’ai complètement oublié le nom : jeune et jolie.

L’évènement, c’était les élections législatives en Espagne et l’excellent résultat de « Podemos ». Donnant son opinion, la dame commence par dire que la situation en Espagne n’est pas la même qu’en France. Elle a en partie raison, l’Espagne n’est pas structurée de la même façon et c’est une démocratie relativement jeune ; mais elle a en partie tort, les deux pays subissent depuis des décennies une politique économique et sociale d’austérité fondée sur les exigences du libéralisme, i.e. le capitalisme actionnarial et spéculatif.

Le journaliste lui demande si les responsables politiques en France, en particulier la gauche et la soi-disant gauche de la gauche, peuvent s’inspirer de ce qui se passe en Espagne. A quoi la dame répond par une énormité ; la préoccupation principale des Français s’inscrirait, selon elle, dans la suite logique de la COP 21 et serait le souci de préserver l’environnement et tout le bla bla qui va avec.

Les téléspectateurs qui n’étaient pas encore profondément endormis ont dû sursauter : eux qui pensaient que le principal souci des Français était le piteux état de l’emploi et de leur pouvoir d’achat !

Ensuite, comme de juste, vint la question sur l’état d’esprit comparé des électeurs espagnols qui se sont très mobilisés le 20 décembre et des électeurs français qui restent majoritairement abstentionnistes comme l’ont montré les élections régionales au début du mois. Dans les deux cas, toujours selon la dame, qui un peu auparavant avait dit de Bernard TAPIE qu’à 70 ans passés il était un has been, les électeurs ont besoin de nouvelles têtes, d’un personnel politique rajeuni ; elle ne le dit pas mais le pense si fort que d’office les téléspectateurs encore éveillés se disent : « comme elle, comme NVB, comme Fleur PELLERIN, comme Emmanuel MACRON … »

Et si par hasard, cette dame qui fait du jeunisme sans le savoir et pratique sans vergogne la gérontophobie, confondait l’âge d’une personne et l’état d’usure de sa pensée politique ?

La pensée de Jean JAURES, né il y a 156 ans et mort assassiné il y a 101 ans, est certainement plus novatrice que celles de cette dame et du parti aux origines duquel il y a pourtant cette pensée qu’ils ont trahie depuis longtemps. Mesdames et Messieurs les fringants quadragénaires qui vous bercez de l’illusion que l’avenir est à vous parce que vos artères ne sont pas encore sclérosées, vous arrive-t-il de percevoir un bref instant que votre conception de l’organisation de la Cité est des plus éculée ? Pour organiser le futur de la vie dans la Cité, les lieux communs de la pensée unique ne font pas, ne font plus l’affaire. Certes, il y faut des principes parfois énoncés depuis fort longtemps ; mais que valent les principes sans la conviction qui leur donne toute leur énergie et leur efficacité ?

Votre conviction à vous, Madame …, est que trouver ou ne pas trouver du travail quand on est jeune, ou qu’on n’est plus un quadra aux dents plus ou moins longues, ne peut être une préoccupation majeure ; ni que la faible épaisseur du porte-monnaie peut gâcher la vie quotidienne … Votre âge, votre carrière politique ôtent ces aspérités de votre chemin.

Vous avez de la chance, Madame … ; mais, toute jeune et jolie que vous soyez, vous n’êtes pas du tout l’avenir de la France !

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2015, mardi 1 décembre

Encore les élections !

Les 6 et 13 décembre prochains les Français sont appelés aux urnes pour élire les nouveaux conseils régionaux et, indirectement, les nouveaux présidents de région.

Première remarque : les régions métropolitaines qui lors du dernier vote étaient au nombre de 22 sont désormais réduites à 13 pour mieux, sans doute, les transformer en Länder d’un FRANCKREICH fédéral plus convenable que la République Française Une et Indivisible …

Sur ce sujet épineux, qui consiste à re- et sur-dimensionner les régions, les citoyens n’ont pas été consultés ; quelques petits sondages d’opinion par-ci par-là pour savoir quel nom ils souhaitaient voit arborer par leurs régions dilatées … Mais aucun referendum qui aurait pu faire savoir que les citoyens français n’avaient que faire d’un état fédéral. Car les Français sont jacobins et ce, même avant la Révolution de 1789 : c’est d’ailleurs pour ça, entre autres, qu’ils l’ont faite !

Deuxième remarque : les sondages agitent devant les partis traditionnels de gauche et de droite le drapeau bleu marine de Madame LA PEN qui pourrait gagner en PACA et en ex-NORD-PAS-DE-CALAIS. Ces sondages sont construits sur les résultats électoraux d’il y a six ans, lors des dernières élections régionales … Depuis l’eau a coulé sous les ponts.

Et même le sang…

Entre 46 et 47 % d’électeurs seulement iraient voter ? Bien sûr que non. Le « parti » des abstentionnistes va sortir du bois. Avec quelques 4 ou 5 points de participation supplémentaires, le drapeau bleu marine fera triste mine devant le drapeau tricolore, celui de la nation républicaine.

Troisième remarque : car ce que les réactions au lendemain des meurtres de janvier et de novembre ont clairement manifesté, c’est que la foule des citoyens, y compris ceux qui depuis mai 2005 ont compris quelle manipulation cynique la caste politique avait exercé sur le suffrage universel, va s’en ressaisir. Les abstentionnistes ne sont pas lepénistes, même si la fifille à son papa peut encore en avoir convaincu quelques-uns. Ce sont surtout des républicains déçus par des dirigeants qui jonglent avec les principes, les valeurs et les symboles de la République dont ils se moquent en fait éperdument.

Le 6 et le 13 décembre, les citoyens français reprendront le chemin des isoloirs non qu’ils se passionnent pour des régions qui ressemblent aux provinces d’Ancien Régime ; mais pour montrer qu’ils sont, n’en déplaise aux partis politiques qui prétendent les manipuler, eux, de vrais républicains ; pour montrer que comme leurs pères d’il y a plus de deux cents ans, ils sont de taille à reprendre leur destin en main, dès le lendemain des élections s’il le faut.

Le peuple n’est jamais frivole quoique en disent certains, surtout quand il s’agit de son avenir et de celui de ses enfants.

Vive la République, vive la France, vive le Peuple souverain !

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2015, vendredi 6 novembre

Sainte Météo et autres connarderies

La conférence sur le climat, dite COP21, qui doit s’ouvrir à la fin du mois à Paris a pour objectif le plus évident celui de redorer le blason de François HOLLANDE dont la première partie de quinquennat a montré qu’il excellait dans le mensonge. Or, ce grand raout de dirigeants politiques de la planète qui sont censés faire marcher leurs méninges et celles de leurs conseillers pour trouver les bons moyens de lutter contre le réchauffement climatique aboutira sans aucun doute à faire la propagande de quelques contre-vérités assaisonnées du moralisme de notables de la com qui font marcher leur juteux fonds de commerce grâce au catastrophisme et au postulat que ceux qui leur rient au nez sont d’invétérés « connards ».

Le climat de la planète Terre a varié au cours des temps. Il est même vraisemblable qu’à l’occasion d’un exceptionnel refroidissement, il y a quelques trois millions d’années, des mammifères arboricoles, mangeurs de feuilles et de fruits, soient descendus de leur canopée raréfiée et que d’être descendus de leur arbre pour ne pas y mourir de faim leur a donné les bases d’une intelligence qui progressant rapidement – trois millions d’années, ça passe comme l’éclair dans un univers qui doit bien compter quatorze milliards de printemps - aboutit à la nôtre, celle de plus de sept milliards (moins quelques milliers d’unités échappant à la connarderie générale), de connards bipèdes !

Toujours est-il que la dernière glaciation du quaternaire, ère géologique qui correspond à l’apparition et au développement de l’humanité, a atteint son maximum d’intensité il y a environ trente mille ans. A l’époque, le niveau de la mer était à soixante-dix/quatre-vingts mètres en dessous de son niveau actuel et l’extension des mers et des océans bien moindre qu’elle ne l’est aujourd’hui ; ce qui a permis, à partir de l’Asie, les premiers peuplements de l’Amérique et des terres de l’Océanie.

Depuis trente mille ans, le climat s’est donc globalement réchauffé avec pour conséquence la fonte des immenses glaciers continentaux qui retenaient d’énormes masses d’eau lesquelles sont progressivement retournées à la mer. En dépit de l’isostatisme qui exhausse les continents allégés d’une partie de leurs réserves de glace, le niveau de la mer s’est lui aussi relevé jusqu’à celui que nous lui connaissons (à vrai dire, il n’est pas exactement le même partout, la configuration des bassins maritimes et le régime des vents de surface ayant quelque incidence sur lui).

Ce réchauffement de longue durée qui a entraîné il y a dix à douze mille ans un radical changement dans la manière dont les hommes se nourrissent – l’écosystème favorable aux civilisations de la chasse est remplacé par un autre qui est celui des pasteurs et des cultivateurs – n’a pas été régulier : il y a eu des phases d’accélération, d’autres de régression … C’est ainsi que la Pax Romana ou paix romaine des tout premiers siècles de l’ère chrétienne a joui de températures moyennes plus élevées que de nos jours ; que le grand Moyen Age, celui de l’essor démographique et des grands défrichements, du moins en Europe, a été aussi un moment de relèvement des températures … et du niveau de la mer : c’est au XIIème siècle que se sont formées les îles frisonnes par submersion partielle de l’ancien littoral et que les Pays Bas ont été en partie envahis par la mer. Plus récemment, le règne du Roi Soleil qui fut une période très dure pour les populations, a connu un petit âge glaciaire fauteur de famine et de misère.

Que notre époque vive un changement climatique n’aurait donc rien d’étonnant.

Là où notre connarderie émerge, c’est lorsque nous émettons des doutes sur l’origine anthropique de l’actuel réchauffement globale et, par conséquent, sur la pertinence des moyens mis en œuvre pour le contre battre.

Il y a quelques années, quand je fréquentais assidument la gare de Lyon, revenant de province je découvris dans les vastes halls qui desservent les accès au métro de superbes affiches apposées par je ne sais plus quelle société du CAC 40. Partie en guerre contre le CO2* qu’elle dénonçait hautement, la société en question avait choisi, pour justifier le combat qu’elle s’apprêtait à mener, de montrer la superbe forêt aux cimes compactes et d’un vert flamboyant qu’elle entendait défendre ! Un mois plus tard, les affiches avaient disparu ; un expert, sans doute un brin connard sur les bords, avait dû faire savoir au PDG de la société écolo- capitaliste que sans CO2, il n’y a plus de forêt ! Mais le gâchis a des limites ; cette campagne anti CO2 avortée a sûrement figuré dans les frais généraux de l’entreprise et allégé par conséquent sa contribution fiscale …

Il y a de cela quelques décennies, on a découvert un trou dans la couche d’ozone qui aux environs de quinze à quarante kilomètres d’altitude protège la planète des fortes irradiations solaires. Catastrophe ! Il fallait boucher le trou ; et la meilleure façon pour ce faire, nous ont dit les experts pré-verts de l’époque, c’est que les dames cessent de se laquer les cheveux : les gaz de l’aérosol qui diffuse la laque sur leurs chevelures seraient la cause du trou-trou … Aujourd’hui, on ne parle plus autant de la couche d’ozone protectrice ni de son trou. Serait-ce que les dames ont entendu le nouvel évangile et ont remplacé la laque par du gel pour faire tenir leurs boucles ou leurs baguettes de tambour en parfaite harmonie avec les préceptes de la mode ? J’avoue humblement que je n’ai en rien contribué à faire la reprise de la couche d’ozone puisque n’utilisant ni laque ni gel, je ne me suis jamais sentie ni responsable ni encore moins coupable de sa déchirure…

Il est vrai que l’ozone a depuis changé de statut ; identifié comme gaz à effet de serre, ce qu’il est en effet, il est désormais combattu comme propagateur de l’inconfort sanitaire dans la très basse atmosphère où il génère des maladies respiratoires et des picotements oculaires. En plus, il pue : allez donc le renifler près d’une photocopieuse en activité ou dans le métro aux heures de pointe !

L’ozone, ce traître, n’est que de l’oxygène lourd dont la neige fraîche recèle des trésors de bienfaits que les bobos et quelques autres se plaisent à sniffer à plein nez pendant leur saison de sport d’hiver … Addic, quand tu nous tiens …

Faudrait quand même accorder les violons !

L’ozone, comme le gaz carbonique, la vapeur d’eau et quelques autres substances gazeuses à base essentiellement de carbone, d’oxygène et d’hydrogène est donc bien un gaz à effet de serre. Grâce lui soit rendue et à la plupart des autres : s’il n’y avait pas de gaz à effet de serre pour limiter le rayonnement terrestre nocturne, la température moyenne de la planète serait aux alentours de – 18°C… Certes, une moyenne thermique implique qu’ici et là les températures ponctuelles sont soit plus hautes soit plus basses ; mais il est tout de même possible d’affirmer que sans les gaz à effet de serre la révolution néolithique verrait son terme et que la réouverture de la chasse au mammouth, vaste projet politique, serait bien à l’ordre du jour !

Sainte Météo dont le culte est rendu avant, pendant et après chaque journal télévisé ou radiodiffusé et dont le niveau culturel de la plupart des journaleux qui le célèbrent relève de la rubrique des chiens écrasés de la bonne vieille presse écrite provinciale, nous serine que les « normales » de saison sont atteintes, dépassées ou à la traîne …

La météorologie est une science qui, à partir d’observations et de mesures rigoureuses, établit des « moyennes » thermiques, pluviométriques et barométriques. La constante substitution langagière de la norme à la donnée mathématique induit que la fluctuante opinion l’emporte sur le constat scientifique. Certes, celui-ci peut être remis en question par l’amélioration des techniques de l’observation et l’affinement de sa mesure ; mais jamais par le primat idéologique de l’opinion sur lui.

La chronique multi quotidienne, répétitive et alarmiste dans ses incorrections de langage de Sainte Météo fait partie du politiquement correct. Celui qui le transgresse peut être privé de son travail** et/ou se faire traiter de connard par un membre de la représentation nationale.

Il n’est pas question de nier les modifications climatiques d’origine anthropique ; les microclimats liés à l’urbanisation ont autant de réalité que ceux liés à une exposition particulière de certains terroirs agricoles. Mais de là à prétendre péremptoirement que l’occupation humaine est responsable du réchauffement climatique global, il y a un pas que les connards dénoncés par Madame KOSCIUSKO-MORIZET refusent de franchir. Faut-il rappeler que l’humanité occupe une part extrêmement réduite de la surface de la planète qui devrait plutôt s’appeler MER que TERRE, 75 % de sa surface étant couverts par les mers et les océans ? Les terres émergées elles-mêmes comptent nombre de zones répulsives : déserts liés au climat, massifs montagneux, existence de vastes inlandsis *** dans les régions arctiques et antarctiques, forêts équatoriales …

Ce qui n’empêche pas l’humanité d’y semer et d’y commettre ses saletés … Sols massacrés par les métaux lourds, mers et océans asphyxiés de plastique …

Là est le vrai problème : pourquoi sommes-nous si sales … et si bêtes, à défaut d’être les connards climato-septiques dénoncés par l’ancien ministre de SARKO ?

Exemple : au XVIIIème siècle, le shogunat japonais a fait dresser la carte des zones de l’archipel qui était dévastées par les plus forts tsunamis. Il était interdit désormais de construire dans ces zones. Les XIXème et XXème siècles se sont dispensés de respecter cette cartographie issue des expériences ancestrales. Ce mépris a conduit au désastre environnemental de FUKUSHIMA et au désespoir de centaines de milliers de nos contemporains japonais. Vous direz qu’un tsunami n’est pas un phénomène d’origine climatique mais sismique … Au fait, quelle pollution, voire modification de l’efficacité protectrice de l’atmosphère entraînent les quotidiennes éruptions volcaniques de notre instable écorce terrestre ?

Au moment où elle écrit ces lignes, Arsa apprend que les ours bruns du parc zoologique de THOIRY (78) ont déjà creusé les tanières destinées à leur hibernation. La météorologie nationale conteste les prévisions d’un hiver froid à venir que d’aucuns en tirent, arguant que l’activité du NIÑO**** laisse présager le contraire …

Alors qu’elle vient de faire l’éloge de la notion scientifique qui à ses yeux l’emporte sur l’opinion, Arsa se déjugerait-elle, juste pour brosser dans le sens du poil ses précautionneux congénères de THOIRY ?

Autre anecdote. Il y a quelques années, assidue participante aux Rendez-Vous de l’Histoire de Blois, Arsa a assisté à la conférence inaugurale d’Emmanuel LEROY-LADURIE, invité parce que grand spécialiste de l’histoire du climat qui était le thème de ces rencontres. Outre que LEROY-LADURIE s’est montré très piètre orateur, peut-être pour déjouer le piège qui lui était tendu, il a été amené à contredire quelque peu et au passage ce qu’il avait écrit dans sa superbe Histoire du climat depuis l’An Mil.

Quoique déjà vieux, touché par la limite d’âge, le prestige et la qualité de son œuvre de chercheur lui permettent de conserver les locaux et les aides dont il a besoin pour poursuivre son travail.

Arsa ne suppose pas qu’on lui a dit : « Pépé, tu dis ça ; sinon tu restes définitivement à la maison ! » Sous un langage plus diplomatique, il est cependant fort probable que la teneur du discours avait à voir avec cette formulation triviale. Loin de moi l’intention de prétendre que celui qui est victime d’un abus de faiblesse est un corrompu. Mais que celui/ceux qui l’exerce/nt le soi/en/t, est une évidence.

La corruption, à commencer par celle de la langue, est une plaie dont la démocratie et la République souffrent terriblement. Les lobbies qui préfèrent lutter contre le réchauffement climatique plutôt que contre la réalité multiforme de la pollution et de la destruction des bienfaits de l’environnement savent très bien détourner l’attention des citoyens et des travailleurs : les culpabiliser et les terrifier parce qu’ils se chauffent au mazout, c’est plus facile que de lutter efficacement contre la pègre qui assassine la Terre avec son trafic de déchets toxiques et sa contrebande de produits végétaux et animaux rares. Cette pègre qui trafique sur tout ce qui détruit la beauté de la vie, est pleine aux as ; encore faut-il qu’une bonne part de ce fric soit blanchie et recyclée … Quel meilleur programme de lessivage que la lutte contre le réchauffement climatique ? Le sujet offre tant d’occasions d’amalgamer des intérêts contradictoires mais bien compris …

Comme dirait mon vieil ennemi Dyscalos : un écran de fumigène !

Un écran qui coûte cher économiquement, socialement et politiquement à chacun d’entre nous. Mais s’il nous prend l’idée de protester, nous voilà réduit à l’état de connard …

Vivent les connards qui dénoncent les connarderies des non-connards bien-pensants.

Une connarde fière de l’être

* Gaz carbonique

** Philippe VERDIER, journaliste qui se défend d’être un climato-septique, vient d’être licencié par France 2 pour avoir publié Climat Investigation qui met à mal quelques assertions sur le réchauffement climatique.

*** Glaciers continentaux autres que ceux des hautes montagnes.

**** Courant chaud et intermittent à la surface du Pacifique qui par sa présence ou son absence influe sur les activités primaires (agriculture et pêche) des populations de la côte ouest de l’Amérique du Sud.

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2015, vendredi 2 octobre

Encore MORANO !

« En passant par la Lorraine, Avec mes sabots … »

Certes, l’ancien ministre de SARKOZY n’est pas fine et sa culture est plus proche de la friche que du bocage intelligemment organisé – c’est sans doute pourquoi il a fait les frais du remembrement et de la mécanisation.

Toutefois son dérapage islamophobe et raciste qui montre que son sens de la République et de la Nation française laisse à désirer ne peut camoufler les circonstances qui l’ont amenée à basculer dans ces insanités.

Au cours d’une interview, des journaleux l’ont titillée sur un acte commis par elle et dont elle ne doit pas avoir honte. Croisant dans un lieu public, une gare, une personne au sexe indéterminé revêtue d’une burka intégrale, ce que la loi interdit expressément, elle a alerté la police pour que cette personne soit interpellée. Ce qui fut fait. C’est d’ailleurs par la dimension légale et républicaine de son action qu’elle a d’abord répondu à ses interlocuteurs de la presse ; puis sous la pression de leur questionnement manifestement orienté, elle a dérapé sur la première peau de banane qu’ils ont obligeamment glissée sous ses gros sabots.

Quand elle était ministre, ce qui montre que l’intelligence et la culture ne sont pas les principaux viatiques de l’ascension politique, elle a demandé la mise en place des CDDF, Conseils des Droits et Devoirs des Familles, prévus également par la loi de la République et dont les mandats du SNCA e.i.L. Convergence exigent qu’ils fonctionnent enfin pour mettre un terme à l’absentéisme scolaire source de la violence, de l’échec et du décrochage de trop d’élèves. Elle ne mettait d’ailleurs pas dans le fonctionnement souhaité des CDDF tout l’humanisme et le sens de la loi que le SNCA e.i.L. Convergence veut y voir. Mais à notre connaissance, même si certains cabinets ministériels de l’époque se sont penchés sur la question, elle est le seul ministre en exercice à en avoir parlé publiquement et à en avoir demandé la généralisation.

Que le parti de Nadine MORANO lui refuse l’investiture pour diriger la liste Alsace-Lorraine-Champagne aux toutes proches élections régionales, cela ne fait ni chaud ni froid au SNCA e.i.L. Convergence ; la bêtise, l’inculture, la vulgarité de la dame ne sont de toute façon pas sa tasse de thé.

Mais le SNCA e.i.L. Convergence exige que la loi de la République ne soit pas constamment bafouée : en l’occurrence il demande, comme l’a demandé Nadine MORANO, que le port de la burka intégrale qui est une provocation évidence à l’encontre des valeurs de la République, soit sanctionné comme le prévoit la loi, et que les CDDF soient mis en place et fonctionnent dans l’esprit républicain qui permettra de rappeler que l’obligation scolaire est une exigence de la loi et de la Nation.

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2015, mercredi 30 septembre

Le lac brûle-t-il ?

Pendant que Madame le (ex-) ministre MORANO exprime le fond de sa pensée qui n’est pas profonde et qui consiste à rattacher les Français à leurs racines (comme des poireaux et des carottes dans le potager) indécrottablement fixées au judéo-christianisme et à la « race » blanche*, d’autres brandissant le drapeau de la Laïcité et leur horreur de la stigmatisation (mon œil !) font du menu unique à la cantine la preuve par neuf qu’ils sont républicains …

Arsa est athée, matinée parigo-flamaingo-bretonno-lorraino-languedocienne, pur jus, pur sucre ; elle a même la prétention d’être attachée aux principes de 1789 et à ceux de la République qui en découlent. Elle ne fait pas la moue devant une bonne choucroute ni une potée au petit salé ; mais elle n’est fana ni du saucisson sec ni du sandwich jambon beurre … Il est vrai qu’un bon couscous de chameau ne lui fait pas peur non plus !

Mange ta soupe, si tu veux grandir ; sinon une baffe !

Je connais une charmante dame qui aime tous les potages du monde et les soupes parfumées, que son beau-père, mort depuis longtemps (resquiescat in pace…) comparait à un Saxe, cette délicate porcelaine du XVIIIème siècle qui a produit des personnages miniatures et charmants qui tiennent sans difficulté sur le coin d’une étagère … C’est dire que la soupe ne fait pas toujours grandir !

Tout cela pour dire que si la cantine use des produits locaux et de qualité qu’elle propose au même repas aux petits élèves dont il faut aussi éduquer et développer le goût (au sens gustatif du terme) pourquoi le jour où elle sert du rôti de porc ne pourrait-elle pas offrir également un filet de poisson ou des lasagnes ? Je ne vois pas ce qui dans la loi républicaine interdit le choix d’un menu (voyez à l’hôpital …)

Bientôt, à Blois, se tiendront les Rendez-Vous de l’Histoire. Peut-être y croiserai-je un de mes anciens professeurs m’ayant préparée à l’agrégation et spécialiste du Proche et du Moyen-Orient antiques**. Dans un entretien avec l’Express, n° 3311, à la fin de l’année dernière, il évoquait ses débuts d’enseignant en Syrie, il y a une quarantaine d’années. A l’époque, disait-il, « 1 élève sur 10 faisait le ramadan et aucune étudiante ne portait le voile ».

La réaction ethnico-éthico-religieuse menée par les curetons islamistes qui voyaient leur échapper les jeunes générations des pays arabisés ou islamisés il y a justement trente ou quarante ans, et que des politiques inconscients tel Lionel JOSPIN, alors ministre de l’Education Nationale, mais il n’est pas seul de son espèce, ont non seulement accompagnée mais encouragée, a mené là où nous sommes : DAESH, certes, mais aussi LA PEN et ses émules municipaux de Châlon-sur-Saône et autres lieux, sans oublier la vulgarité de Nadine.

Pour se dédouaner, le parti de Madame MORANO va lui faire les gros yeux et, à l’occasion, son candidat chéri aux primaires LR (Ligue Révolutionnaire, Les Recalés, Loyalement Ripoux, au choix) va-t-il peut-être en profiter pour la larguer, car les gros sabots de la dame font quand même beaucoup de bruit ! Toutefois, la dernière bourde de MORANO nous éclaire : en 2012, la course pour doubler LA PEN sur le terrain de la xénophobie et du racisme a-t-elle sans doute plus compté dans la défaite de SARKOZY face à HOLLANDE que la frénésie de Polichinelle avec laquelle il avait conduit son quinquennat.

Car, les Français, les Citoyens l’ont montré lors de la tragédie qui a marqué le début de 2015 : c’est l’attachement aux valeurs de la République et aux principes de la Démocratie qui cimentent l’Unité Nationale et les actes terroristes propagés depuis DAESH sont impuissants à fragmenter cette Unité.

Encore faut-il que la caste politique et ses ténors ne fassent pas comme la MORANO : donner du grain à moudre à la barbarie.

* Par une curieuse confusion conceptuelle, elle oppose la race blanche aux musulmans … Il y a beaucoup de musulmans de « race » blanche (de feu le chorégraphe Maurice Béjart au nouveau roi d’Arabie Saoudite et ses sujets qu’il peut faire décapiter et crucifier sans vergogne) ; et des judéo-chrétiens, ou réputés tels, qui sont « noirs » … Quant aux indifférents, agnostiques et athées, ils sont de toutes les couleurs et, ouvrons les paris, bien plus nombreux que les monothéistes, hindouistes, bouddhistes et autres animistes.


** Maurice SARTRE, professeur émérite de l’Université François Rabelais de TOURS. Qu’il me pardonne, s’il me lit, le voisinage que je lui impose avec Nadine MORANO dont il est question dans la note précédente.

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2015, vendredi 25 septembre

Rebondissement dans une brillante carrière ? Un limogeage !

Avec la rentrée politico-scolaire, le monde plutôt fermé de la haute administration de l’Education Nationale fait ses cartons ici et dépose ses valises-là. C’est ainsi que l’académie de VERSAILLES change de Recteur pour en accueillir un qui vient de GRENOBLE, Monsieur Daniel Filâtre.

Celui qui s’en va, Pierre-Yves DUWOYE, est un ennemi personnel du SNCA e.i.L. Convergence et de sa direction nationale. En effet, en 2005, il s’est entendu avec le SNETAA, aujourd’hui à FO, qui avait vainement tenté de mettre la main sur notre organisation syndicale, pour interdire à celle-ci, lors du dépôt des listes en vue des élections professionnelles qui avaient lieu cette année-là, l’utilisation du sigle e.i.L. Efficacité, Indépendance, Laïcité, auquel le SNCA e.i.L. Convergence a statutairement droit. Alors DRH du ministère de l’Education Nationale, il écrivit une lettre à la Secrétaire générale pour lui dire qu’il avait appris que son organisation avait été exclue de la Fédération EIL et que par conséquent elle ne pouvait apposer ce sigle sur ses listes. Les dirigeants du SNETAA et de la Fédération EIL, Bernard PABOT et Christian LAGE, avaient en effet organisé un pseudo congrès fédéral, bientôt cassé par la justice, pour exclure le SNCA e.i.L. Ce sont ces personnages malfaisants qui ont circonvenu le DRH, lequel n’a pas hésité à les croire sur parole au lieu de s’informer. Quand on connait DUWOYE, sa grande gueule et sa gestuelle occupant l’espace, on se doute qu’il avait quelque intérêt à se laisser mener en bateau.

Toujours est-il qu’à partir de cette date, il a été impossible au SNCA e.i.L. Convergence d’aller aux élections professionnelles jusqu’à la première application des accords de Bercy en 2011. Cet ostracisme, lié à la connivence malsaine entre en haut fonctionnaire et des dirigeants syndicaux dont le comportement confine à la crapule en dit aussi long sur l’envergure morale du haut fonctionnaire que sur celle de ses affidés du moment.

La justice immanente permit que l’arrivée d’une DGRH au Ministère de l’Education Nationale fît trébucher DUWOYE de son piédestal. Il retourna à d’obscures tâches à la Cour des Comptes. Jusqu’à l’arrivée de HOLLANDE à l’Elysée … Lui et DUWOYE sont copains (étaient copains ?) de la même promo de l’ENA. Pour surveiller Vincent PEILLON, nouveau ministre de l’Education Nationale, dont HOLLANDE se méfiait, le Président lui imposa DUWOYE dans son cabinet. Mais la superbe de DUWOYE alla trop loin ; il dit publiquement que son ministre devait être tenu en laisse comme un cerf-volant ou un chien. Du coup, il fut invité à méditer sur les conséquences des excès de langage dans l’académie de VERSAILLES dont il devint recteur. N’ayant ni compétence ni appétence pour la pédagogie, il fit savoir par ses propos et son comportement que son nouveau job ne l’intéressait pas. L’Académie de VERSAILLES est la plus grosse académie de France. Mettre à sa tête un olibrius comme DUWOYE, non seulement disqualifie cet individu mais également ceux qui le trouvant gênant l’y ont placé ; c’est une façon que nos dirigeants ont de dire combien peu de cas ils font de l’Ecole de la République et dans quel mépris ils tiennent ses personnels et ses élèves …

Voilà-t-il pas, qu’à cette rentrée, Monsieur le Recteur d’Académie et Chancelier des Universités Pierre-Yves DUWOYE subit encore les caprices de la Fortune ou, si vous préférez, les effets que la justice immanente réserve aux individus de son acabit. Il est nommé dans l’académie de LIMOGES où Joffre relégua en 1914 les généraux qu’il considérait comme responsables des reculs français dans les premières batailles de la Grande Guerre.

Mais le plus intéressant est que dans le grand remue-ménage des régions, la grande Aquitaine comporte désormais plusieurs académies dont une seule devient académie régionale avec un recteur seul habilité à être l’interlocuteur de l’exécutif régional … Et l’académie de LIMOGES n’est pas cette académie régionale ! Voilà DUWOYE, qui n’a jamais répondu aux demandes d’audience que lui a adressées le SNCA e.i.L. Convergence-VERSAILLES, légalement évincé des causettes avec les grands notables régionaux …

Lot de consolation pour PYD : l’académie de LIMOGES est celle de Christian LAGE avec lequel il pourra reprendre la conversation commencée en 2005. Tous deux auront le loisir d’élaborer de concert leurs feuilles de route, l’un pour envisager un médiocre syndicalisme administratif en rupture avec tous les mandats historiques du SNETAA, heureusement repris par le SNCA e.i.L. Convergence, l’autre pour y dessiner les projets de cerfs-volants qu’il rêve de faire s’élever, bien arrimés à leur laisse, dans le ciel au-dessus du plateau de Millevaches.

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2015, jeudi 17 septembre

La LOI pour tous, sauf pour quelques-uns

Récemment des élus ont validé l’appellation « Lorraine airport » (vocable américain) contrairement à la loi qui impose que l’on dise « Aéroport de Lorraine ». Violation de la loi et mépris de la langue nationale et de la Constitution qui définit le français comme seule langue nationale.

De la même façon, et par le biais de l’UE, toujours là où un mauvais coup est à faire contre la souveraineté des nations et l’intérêt des peuples, les héritiers, sans le savoir toujours (mais l’ignorance n’est pas une excuse) de la raciste et fasciste ligue frisonne apparut dans les années 20 du siècle dernier, cautionnent l’obligation qu’ont les langues nationales de s’incliner devant les langues régionales. Ce sont des élus qui permettent ce dévoiement constitutionnel ! Car, hélas, ce sont bien des élus, sans doute mal élus vu l’amplification de l’abstention à chaque élection, mais des élus tout de même, qui violent la loi ou consentent à ce que les exécutifs la violent. Peut-être des citoyens, des républicains révoltés, introduiront-ils des actions en justice pour réparer les dommages linguistiques causés par ces élus, si mal informés de leur mandat, à la Nation et sa langue ? Mais quand le dommage sera-t-il réparé ? A la saint Glinglin ?

L’obligation scolaire est inscrite dans la loi depuis que les républicains (il ne s’agit pas du parti de SARKOZY, bien entendu) ont réellement pris en mains les institutions de la IIIème République, autour des années 80 du XIXème siècle. Or l’absentéisme scolaire générateur d’incivilités, de violence et de décrochage est combattu par l’institution elle-même avec un sabre de bois, de papier faudrait-il mieux dire puisque c’est à coup de lettres recommandées, envoyées par l’établissement, puis par l’Inspection Académique, puis par le rectorat selon des délais réglementaires, qu’il est censé être réglé, ce qui fait qu’au bout de l’an on n’a pas avancé d’un iota ; il y a pourtant deux articles d’une loi votée en 2007 qui institue le CDDF, Conseil des Droits et Devoirs des Familles, qui réunit, autour du maire du domicile de l’absent récurent, les représentants d’institutions républicaines, justice, services sociaux, gendarmerie pour résoudre avec la famille le meilleur moyen de faire revenir l’enfant à l’école. Encore faut-il que l’Education Nationale fasse la demande de sa réunion. Mais engoncée dans des pratiques bureaucratiques où la méticulosité de l’élaboration de statistiques, remplace, avantageusement pour les carrières de ces pourvoyeurs de renseignements sans intérêt, l’efficacité, l’Education Nationale prétend qu’elle est assez grande pour résoudre le problème elle-même. La preuve que non : les states s’accumulent, les lettres recommandées sans réponse aussi pendant que l’absentéisme, l’illettrisme et le décrochage élargissent leurs dégâts.

Là encore, le mépris pour la loi est à l’œuvre, ce qui est un comble quand le ministre impose l’Enseignement Moral et Civique dans tous les degrés de l’Education Nationale qui s’assoit sur l’obligation scolaire et le recours légal au CDDF avec la morgue désinvolte, l’élégance en moins, d’une duchesse s’asseyant sur son ployant devant Louis XIV, lequel est mort il y a tout juste 300 ans … Requiescat in pace !

Le président du Conseil régional de Bourgogne, ancien ministre de MITTERRAND (ça ne nous rajeunit pas …) finance des travaux dans des lycées souvent bien vétustes de sa région sans s’inquiéter de produire le DTA, Dossier de Teneur en Amiante, imposé par la loi. Il expose ainsi les travailleurs tenus dans l’ignorance de la possible dangerosité des locaux dans lesquels ils travaillent et dont ils percent sols, murs et plafonds pour y faire de nouvelles installations, sans aucune protection, à de néfastes effets sur leur santé qui se révèleront dans dix ou vingt ans. D’ici là, Monsieur le Président sera mort. Pourtant, cet élu, ce notable très fier de l’être, commet des homicides, différés, certes, mais homicides quand même ; et, sûr sans doute de son sens politique infaillible, il n’a même pas conscience que son comportement de meurtrier relève des Assises ! Qui sait ? Avant qu’il parte les pieds devant, des travailleurs victimes et des citoyens scandalisés d’un comportement aussi irresponsable le traduiront-ils peut-être en justice ? Bah ! A l’occasion des prochaines élections régionales, il passera la main et il laissera à ses successeurs le soin d’effacer les poussières d’amiante et de lui tresser des couronnes de lauriers.

Je sais un patelin où une plaque célèbre les mérites d’une institutrice qui a flanqué des raclées à des générations d’élèves et en a humilié plus d’un avec hargne et persévérance. L’homicide président de région pourra bien, lui, avoir une statue à Dijon ! Et sur le socle on lira sans doute :

« Au responsable ET coupable, ses victimes reconnaissantes »

Pas loin de ce village, il est un petit bourg avec sens interdits et panneaux « Stop ! » aux carrefours. Chaque jour, les stops sont grillés et les sens uniques ignorés ! Le maire, un mal élu lui aussi, premier magistrat de sa commune pourtant, baisse les bras et laisse faire, sous prétexte qu’il ne peut pas mettre un gendarme derrière chacun de ses administrés. Lesquels s’en donnent à cœur joie puisque l’irrespect de la loi commence avec le maire qui avoue qu’il ne peut pas la faire respecter !

Est-ce cela la République ?

Bien évidemment, non.

Est-ce que tous les élus sont inconscients, irresponsables, laxistes ?

Bien évidemment, non.

Mais il y a, sans doute à cause du divorce grandissant d’élections en élections entre la partie de la caste politique qui prétend diriger le pays et la masse des citoyens, de plus en plus d’ignorance, voire d’indifférence de ceux de la sphère d’en haut à l’égard des attentes et de la vie quotidienne souvent éprouvante de ceux d’en bas. La LOI ? « C’est pour « eux » ; ça les rassure, n’est-ce pas ? De temps en temps, on les rabroue, parce qu’ils en prennent à leur aise avec elle ; voyez la recrudescence d’accidents de la route ! »

Non, la LOI n’est pas faite pour « eux » : elle est faite pour TOUS ! Y compris pour ceux qui la votent et pour ceux qui sont en charge de la faire appliquer ; et qui hélas ! la violent impunément ! Voyez le Président PATRIAT ! Peut-être même fera-t-il à la secrétaire générale du SNCA e.i.L. Convergence un procès parce que dans ce texte les mots « homicide » et « meurtrier » son accolé à la personne de ce monsieur ?

Quand il y a une telle béance entre la masse des citoyens et ceux qui les dirigent au point que ces derniers ne se croient plus tenu de respecter la LOI – ils ont leurs lois, leurs lois particulières, privées, leurs privilèges - effectivement la République et la Nation se disloquent.

Gare à ceux qui, pour quelque raison que ce soit, prennent la responsabilité – et la culpabilité- de cette dislocation.

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2014, samedi 25 janvier

Le hollandisme

Après les vœux télévisés du Président de la République, voici que les langues et les plumes se sont déliées ! HOLLANDE serait un récent converti au libéralisme ! Bien avant son élection, et même bien avant celle de son prédécesseur à la plus haute fonction de l’Etat, il avait pourtant annoncé la couleur.

C’était en 2005, à l’occasion du referendum sur le projet de traité constitutionnel européen. Alors premier secrétaire du PS, il avait ouvertement fait campagne pour le OUI, au grand soulagement de CHIRAC et de son gouvernement dans lequel SARKHOZY était l’homme à tout faire : intérieur, finances et même éducation nationale !

Tout comme la droite parlementaire, HOLLANDE et son parti ont fait comme si de rien n’était ; ils ont considéré que le NON majoritaire des Français n’avait pas le sens commun et qu’en disant NON, ils avaient, à l’insu de leur plein gré, dit OUI … Des drogués, quoi ! La soi-disant gauche parlementaire ne s’est ensuite pas fait prier pour que la droite inscrive sans obstacle les principales lignes de force de ce traité dans la constitution française un peu plus défigurée* chaque fois que les directives européennes y pondent leurs œufs de coucou, toujours aux dépens de la souveraineté populaire et des citoyens tenus en lisière comme des enfants irresponsables.

D’ailleurs, au soir du 31 décembre 2013, François HOLLANDE n’a pas manqué de rappeler que l’adhésion à l’Union Européenne était intangible, sous entendant par sa façon de le dire que ceux qui contestent l’UE sont tous des nostalgiques attardés du nationalisme … Suivez son regard …

Voilà un amalgame à la fois inexact, déplaisant, et dangereux.

Etre pour l’Europe des Peuples et contre l’UE de la haute finance, pour l’Europe des Etats-Nations et contre l’UE des marchés financiers, pour l’Europe de la démocratie et contre l’UE des ploutocrates, ne serait donc pas une alternative à ce qu’HOLLANDE caresse dans le sens du poil ? Il parle, ce faisant, de la République alors qu’il lui coupe les ailes pour complaire aux scandaleux bénéficiaires de l’actionnariat mondialisé qui spolie d’année en année**, voire de jour en jour le monde au travail en limitant, par divers procédés, la masse salariale qui lui revient et en s’appropriant un pourcentage toujours grandissant de la valeur ajoutée que les travailleurs sont pourtant seuls à produire. Quant à la productivité générée par des actifs toujours menacés par la précarisation de l’emploi, elle n’est pas reversée au travail mais appropriée par les capitalistes qui jouent ainsi sur les deux tableaux du chômage : pression sur les salaires et augmentation de la productivité !

HOLLANDE, en repoussant en quelques mots l’idée d’une Europe différente de celle qui impose la rigueur, l’austérité et l’injustice, nie qu’il s’agit bien d’une alternative politique, économique et sociale à l’UE ; ce qui en fait un homme à courte vue, ou une autruche mettant la tête dans le sable pour échapper au danger, ou un adepte de la méthode Coué, toute chose qui le disqualifie comme homme d’Etat.

Plus encore, en refusant d’envisager l’alternative sociale, démocratique et républicaine à l’UE d’aujourd’hui, il insinue que ceux qui s’égarent à l’envisager son dans le camp de … Suivez son regard !

Ce qui donne à LA PEN un dangereux pouvoir de repoussoir.

Certes, HOLLANDE n’est pas le premier à se livrer à ce jeu malsain… Mais en laissant entendre que la seule alternative au libéralisme spoliateur auquel est vouée l’UE serait le Front National, il pousse le bouchon de la mauvaise foi un peu loin. Tout le monde sait bien que le fascisme est la carte qu’a jouée le capitalisme contre le communisme ; que le fascisme, y compris dans sa forme nazie, a dû son succès à son financement sans retenue par le capitalisme. En dépit, des airs de pucelle effarouchée que prend LA PEN quand on qualifie son parti de fasciste, il l’est bel et bien … Le profil et l’histoire de son fondateur ne peuvent être gommés par les efforts de lissage auxquels s’évertue son héritière, avec quelques couacs d’ailleurs ! *** Or, en se faisant, social-démocrate qu’il est, et parce qu’il est social-démocrate, l’allié du capitalisme, donc le propagateur du libéralisme économique, HOLLANDE, et il le sait pertinemment, désactive le lien quasi ontologique entre l’extrême-droite et le capitalisme en crise permanente.

N’empêche qu’en assimilant l’opposition (55 % des électeurs de 2005, tout de même !) à l’UE libérale, pro capitaliste, pro financiarisation du monde et des rapports sociaux planétaires, à la seule opposition FN, il laisse à sa cheftaine le champ libre à la propagation de ses slogans xénophobes et réactionnaires****.

Avant ses vœux du 31 décembre 2013, HOLLANDE avait fait ce qu’avait esquissé, sans aller jusqu’au bout, SARKHO le Frénétique : le recul de l’âge légal du droit à la retraite, le pacte de compétitivité qui est un blanc seing donné au patronat, le sabrage des équipements et des dépenses de santé publique, la liquidation des services publics au nom de l’intérêt supérieur de la dette et des marchés financiers.

La gôche socialo-vert de gris n’a plus rien à voir avec l’héritage de Jaurès et de Blum. Il est vrai que la famille biologique et intellectuelle des Mitterrand et des Hollande n’a pas grand-chose à voir avec ces illustres socialistes …

Maintenant, Hollande auquel les fonctions de premier secrétaire du PS ont, paraît-il, rendu la peau insensible à toute égratignure, brûlure, morsure, etc… nous fait son numéro de charme : il serait le nouvel Apollon (vaudevillesque) du Belvédère, le Don Juan des marchés « tractés », le nouvel Eros début de siècle (et de millénaire ! …)

Grand bien lui fasse !

Arsa pense qu’il est un adepte de la polygamie …

Après sa visite au VATICAN, envisage-t-il un pèlerinage à LA MEQUE ?

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* L’« attachement » d’Arsa à la Vème République n’a rien à voir avec son attachement à la REPUBLIQUE.

** Sans le dire en ces termes, la Bécassine qui est « directeur » du FMI l’a reconnu ce jour alors qu’elle fait des sports de neige à DAVOS à l’occasion d’un de ces raouts entre représentants des Etats farouches adeptes de la mondialisation. Quand, aux 7 milliards d’humains de la planète, un journaleux lui oppose un ou deux millions d’individus qui tirent les ficelles, Bécassine dit benoîtement que non, que c’est à vrai dire un tout petit groupe de gens immensément riches … Arsa en tombe sur le cul ! Il n’est donc pas possible de faire rendre gorge à ce petit groupe ? Bécassine a réponse à tout : c’est aux Etats de décider !

*** « J’ai de la barbe, t’as de la barbe, il a, vous avez de la barbe … »

**** L’affaire Dieudonné qui est un truc qui traîne depuis plus d’un lustre, ne serait-elle pas une sorte de chiffon rouge destiné à montrer à l’électorat socialo-écolo-bien pensant que l’on est du bon côté de la barrière même si on mange dans la main du capitalisme qui lui n’a aucun état d’âme sur tous les Dieudonné, barbus, moustachus, adeptes de la quenelle ou du salut fasciste ?

2013, dimanche 8 septembre

Belle rentrée !

Nos lignes et messageries téléphoniques et électroniques sont envahies de publicités agressives, genre le pied dans la porte pour que l’interlocuteur, ou l’interlocutrice, qui parle souvent un sabir peu compréhensible, ait suffisamment de temps pour que son job lui rapporte quelques sous avant que nous lui raccrochions au nez. Elles sont aussi encombrées de tentatives d’escroqueries via des annonces que notre compte machin va être bloqué ou que notre téléphone va être coupé ou notre électricité supprimée si nous ne donnons pas sur le champ toutes nos références bancaires… Suit l’invitation à cliquer sur un site à consulter d’urgence qui est l’hameçon auquel l’escroc tente d’accrocher l’escroqué virtuel !

Dès que nous écoutons la radio ou allumons la télé ou ouvrons un journal pour avoir des nouvelles du vaste monde, pleuvent sur nous les comptes rendus d’agressions contre les pompiers, les hôpitaux, les vieilles gens ; on vole de l’essence et du bétail dans les campagnes ; le cuivre est razzié le long des voies ferrées ; les règlements de comptes entre bandes des cités, du nord au sud de la France, accumulent les cadavres ; la drogue n’est pas seulement au coin de la rue et au bas des escaliers des cités urbaines abandonnées par les pouvoirs publics, elle est aussi dans nos vies, même si de notre vie nous n’avons pas fumé un seul joint !

La délinquance semble être devenue un mode de vie ordinaire comme tendrait à le prouver la surpopulation des prisons qui engendre des suicides autant chez les détenus que chez leurs geôliers.

Une qui se frotte les mains, c’est Madame LA PEN !

Toute cette racaille qui nous pollue l’existence n’a qu’à retourner chez elle !

Sauf que la xénophobie, voire le racisme, que pratique cette fille à papa sont, osons le mot, un cache-sexe des véritables raisons de cette extension continue de l’insécurité qu’elle dénonce non sans raison : ce qui fait son succès médiatique, voire électoral (à la marge heureusement !)

Jamais Madame LA PEN ne met en cause le système économique et social qui est une des causes de l’extension de la délinquance et de l’insécurité des biens et des personnes.

Certes, elle parle de temps à autre de la mondialisation, à travers sa dénonciation ponctuelle des délocalisations. Mais ce mot, dans sa bouche, ne correspond à aucune analyse sérieuse de ce qu’il signifie en termes de rapports économiques, sociaux et géopolitiques.

Elle utilise, de même, avec une certaine délectation les mots « République » et « Laïcité », dont, pour des raisons idéologiques, la définition véritable lui échappe ; mais dont elle sait que les citoyens, eux, pour beaucoup, en connaissent le sens et l’essence, et y sont viscéralement attachés.

Elle fait du « potemkinisme » démocratique, laïque et républicain … Mais le « potemkinisme », tout habile qu’il soit, c’est du vent.

En attribuant la délinquance et l’insécurité aux origines étrangères de certains de ceux qui en sont les auteurs, Marine LA PEN fait l’économie d’une critique rationnelle et fondée du capitalisme dont la mondialisation est la forme contemporaine et criminelle.

Rien sur le malthusianisme économique qui détruit les emplois et rabotent les salaires, rien sur l’amplification constante des profits, rien sur l’accumulation entre quelques mains seulement d’un capital financier et patrimonial improductif, rien sur le non sens de l’abaissement du coût du travail alors que l’investissement productif s’efface devant les impératifs des bénéfices financiers, rien sur ce système injustifiable qui fait des travailleurs des pauvres et des pauvres des parias.

Elle rejoint ainsi les tenants de l’UMPS que son parti épingle à tout instant et dont la colonne vertébrale est justement la servilité constante aux intérêts du « marché », cette idole du capitalisme mondialisé.

Qu’elle fustige l’Union Européenne, qu’elle réclame la fin de l’euro, qu’elle se drape dans la souveraineté nationale déchue ne change rien à l’affaire ; son verbiage n’a pas plus de consistance économique, sociale et politique que ces villages dont la légende prétend que le Prince de Tauride, Grigori Alexandrovitch POTEMKINE, montra des décors improvisés (et démontables …) le long du trajet de CATHERINE II de RUSSIE à travers l’UKRAINE en direction de la CRIMEE, pour faire croire à son auguste maîtresse et à l’empereur JOSEPH II qui l’accompagnait que les régions qu’ils traversaient étaient peuplées et prospères. Du vent …

Les échéances électorales se font déjà pressantes. De l’inévitable mouvement de balancier qu’elles produiront en faveur d’une opposition qui, majorité d’hier, a été systématiquement rejetée dans les élections intermédiaires avant de l’être aux présidentielles et législatives de l’an dernier, Madame LA PEN espère tirer quelques fruits.

Mais pas plus elle que les nouveaux gagnants-perdants ne résoudront les problèmes que sont la précarité, le sous emploi, le mépris à l’encontre des travailleurs, l’affaissement du pouvoir d’achat, la pauvreté grandissante sur quoi prospèrent les économies souterraines toxiques et les trafics criminels.

Le caïdat supplante la République ; pour acheter la paix sociale, le personnel politique se soumet au diktat des gangs tout en annonçant des mesures de rétorsion jamais abouties parce qu’irréalistes et dont l’inanité donne à LA PEN des occasions multiples de plastronner.

Il paraît qu’elle veut dédiaboliser son parti et devenir la composante obligée de la caste politique sur laquelle elle bave pourtant avec constance et qui par son incurie à tous les niveaux de direction de l’Etat lui avance les sièges électifs qu’elle guigne.

Nous serons chômeurs plus longtemps, nous serons plus pauvres qu’aujourd’hui dans une Europe et une France pourtant richissimes, nous auront perdus non seulement nos acquis sociaux mais aussi nos avancées politiques, laïques, démocratiques et républicaines …

A cause de discours irréalistes sur les enjeux du monde ; à cause de postures ambitieuses mais fallacieuses.

Pourtant chacun sait que celui qui sème le vent récoltera la tempête.

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2013, jeudi 4 juillet

Une main courante pour Delphine BATHO

Madame Delphine BATHO, socialiste, amie de la mère des enfants du Président de la République, ministre en charge de l’écologie dans le gouvernement AYRAULT, parce qu’elle a râlé contre les amputations budgétaires qui frappent son ministère, s’est fait salement congédier et a été priée de rejoindre son domicile par ses propres moyens : elle a pris le métro !

Pour CAHUSAC, un vrai pourri celui-là, mais un mec, le couple HOLLANDE-AYRAULT a mis des gants ; quatre mois de tergiversation au prétexte d’innocence présumée, avant de le vider.

Avec les femelles, ça va plus vite !

Cette discrimination sexiste dans les vidages ministériels, incite ARSA et le SNCA e.i.L. Convergence à ouvrir au siège de cette organisation, le bureau de dépôt de mains courantes destiné à recevoir celles des élues ou des hautes responsables de la Fonction Publique qui seraient les victimes de ce type de discrimination dans leur carrière.

Bien entendu, sous prétexte de lutter contre une forme de discrimination, pas plus le SNCA e.i.L. Convergence qu’Arsa n’entendent en dresser d’autres. C’est pourquoi, toutes les femmes, même de moins gros calibre qu’« une » ministre ou qu’une « rectrice » qui se trouveraient discriminées pour raison de féminité peuvent accéder à ce bureau.

Pour ne rien faire à demi, et parce qu’il est patent que dans certains cas ce sont les hommes qui sont discriminés pour cause de masculinité, ce même bureau les accueillera.

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2013, mercredi 3 juillet

LA PEN à la peine …

Madame LA PEN a perdu son immunité de député européen ; ainsi en a décidé le parlement de Strasbourg pour qu’elle réponde devant la justice française de propos qu’elle a tenus contre des musulmans vivant en France.

Elle leur reproche de faire leurs prières dans la rue (j’en ai même entendu un qui psalmodiait les versets du Coran dans la salle d’attente d’un commissariat …)

Il n’y a en effet aucune raison pour que des gens qui croient dans le dieu qu’ils veulent exhibent en public leurs convictions religieuses. La religion et tout ce qui relève de la foi s’expriment dans la sphère privée de chacun à laquelle peut être rattaché le lieu de culte fréquenté et dont l’existence est permise, dans le respect de la LOI républicaine, par le denier du culte de ses croyants.

Cela dit, elle a qualifié ces actes de dévotion pratiqués sur la place publique d’attitude équivalente à celle de l’Occupation, dont par ailleurs son père pense qu’elle ne fut pas si inhumaine que cela. Comprenne qui pourra.

Que le fanatisme religieux, le fanatisme racial et raciste, le fanatisme politique aient des points communs, qui en disconviendrait ? Ne serait-ce que le fanatisme lui-même, en facteur commun, dans ses manifestations toujours haineuses, irrationnelles et mensongères. Cela dit, le culot de LA PEN est sans limite. N’a-t-elle pas reçu en pré-héritage de son père, outre les millions qu’il lui lèguera et dont une bonne part doit suivre des chemins qu’emprunte le fric de tous les cahusacs du monde, l’adhésion à la xénophobie et aux méthodes – des détails vraisemblablement – dont usaient la puissante occupante et ses admirateurs dans les années 40-44 du dernier siècle ?

Qu’elle tente de dissimiler cet héritage est une chose ; qu’il soit son héritage en est une autre.

Le père a donné à son parti authentiquement fasciste le nom d’une organisation historiquement antifasciste, par le même amalgame recyclant et infâme dont use aujourd’hui sa fille pour s’approprier non pas l’Occupation elle-même, elle est trop maligne, mais le douloureux souvenir qu’elle a laissé dans le pays.

Elle croit faire d’une pierre deux coups : en évoquant dans une comparaison stigmatisante l’Occupation comme paradigme de ce qui est odieux, elle cherche à s’attirer la sympathie de ceux qui pensent et à juste titre que se fut effectivement odieux ; et dans le même temps, et par la même comparaison, elle pratique, sous le couvert de la dénonciation de pratiques religieuses au demeurant tout à fait intolérables, une discrimination du même type que celles que pratiquaient l’occupant et ses complices français. Arabophobie, xénophobie, homophobie, humanophobie, judéophobie, mélanophobie … et le cortège d’horreurs dont ceux qui souffrent de toutes ces phobies veulent frapper les auteurs de leurs maux : voilà les heureuses perspectives que proposent à notre société LES PEN, père et fille et leurs partisans !

Je ne suis pas fasciste, dit le père, puisque le parti que j’ai fondé porte un nom antifasciste.

Je ne suis pas xénophobe dit la fille puisque je compatis avec ceux qui, bien avant ma naissance, ont été victime de la xénophobie d’alors, sous l’Occupation..

Voilà une famille qui use avec dextérité du contre-pied et de la contre vérité : une dynastie pratiquant, pour s’assurer une audience médiatique et électorale, l’inversion historique et la malversation morale.

Le parti de Madame LA PEN exhibe la démocratie qui prohibe le délit d’opinion ; dans le même temps, il se frotte les mains parce que cette affaire de soustraction d’immunité parlementaire va faire monter d’un ou deux points la cote de leur cheftaine dans les sondages.

Jusques à quand va-t-on laisser prospérer l’imposture ?

Jusqu’à ce que la droite et la gauche parlementaires constatent qu’en se servant de la Marine comme d’un repoussoir l’une contre l’autre, elles perdent l’une et l’autre, au profit d’une idéologie réactionnaire et criminelle, dont le mensonge est avec la diversion l’arme favorite, et qui laisse se mettre en place ses milices antirépublicaines ?

Jusqu’à ce que ces messieurs-dames de la représentation nationale se rendent enfin compte que cette idéologie dont leurs chefs se servent les uns contre les autres comme le torero se sert de la cape devant le toro pour l’étourdir, est, pour le coup, complètement antinationale ?

Ou faudra-t-il que les citoyens et les travailleurs prennent les choses en mains ?

Sans doute la République sera-t-elle alors mieux servie qu’elle ne l’est aujourd’hui par des bureaucrates qui se prennent pour de fins politiques et par des pleutres qui s’aplatissent devant le grand capital tout en se prenant pour des hommes d’Etat.

Modestes avec ça !

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2013, samedi 6 avril

Une histoire de cochons

Edifiant une grosse fortune grâce à la chirurgie capillaire, ce monsieur, établi dans le sud-ouest, a décidé, dans les dernières années du XXème siècle, d’élargir sa surface sociale en devenant un notable politique. Quoique n’ayant aucun passé militant, il a jeté son dévolu, allez savoir pourquoi, sur le parti socialiste.

Comme par enchantement, ou sur la foi de sa bonne mine, ou sur celle de la fascination qu’exerçait son tour de main à faire d’un genou un Samson (celui de Dalila), ou sur celle de la corpulence de son compte en banque (chi lo sa …), le PS qui venait de passer des mains de J…, élu de la Haute-Garonne, à celles de H…, en fit un élu local puis national.

A l’Assemblée Nationale, où l’abondante chevelure de certains de ses collègues plaidait en sa faveur, son savoir faire en matière de pépètes en fit un expert de la législation financière et budgétaire.

C’est sans doute la raison pour laquelle, le Premier Ministre le proposa au nouveau Président afin qu’il le mette aux commandes du nerf de la guerre ; c’est ainsi que ce monsieur devint ministre du budget.

Budget de rigueur, budget d’austérité, budget d’ascèse et de macération …

Et que j’te traque les niches fiscales, et que j’te rogne les dépenses des autres ministères, et que j’te fais la chasse à l’homme des acteurs qui se naturalisent russe post-soviétique, et que j’te promets des opérations mani puliti tout azimut contre les maffias financières, et que j’t’annonce des grandes promos de salubrité publique contre les fraudeurs !

Sûr que la chancelière du pays voisin n’en croyait ni ses yeux ni ses oreilles !

Les Français non plus d’ailleurs.

Avec cela propre sur lui et élégamment vêtu.

Dans un moment d’égarement, il a, semble-t-il (présomption d’innocence), glissé quelques biftons dans un petit cochon domicilié en Suisse, histoire d’assurer ses vieux jours et l’avenir de sa progéniture. Puis son petit cochon a émigré vers Singapour pour mieux amplifier ses rondeurs : six cent mille euros quand même dont son percepteur ne s’est jamais douté !

Le problème avec les cochons, c’est que si l’argent n’a pas d’odeur, eux, ils en ont une … C’est cette odeur de lisier argentifère et quelques grognements téléphoniques en sus qui ont attiré l’attention de fouilleurs de merde. Ils ont retourné le fumier en tous sens, tant et si bien que l’hôte provisoire de l’Elysée en a eu les narines offusquées.

Et c’est ainsi que le pourfendeur de fraude, découvert fraudeur à son tour, a dû rendre sa cassette de grand argentier au Président.

Mais il a toujours été d’un extrême raffinement : même quand il était évident qu’il avait de la merde de cochon collée à ses semelles, il a assuré, la main sur le cœur, qu’il ne se mêlait pas d’élevage porcin, tire lire lire, tire lire la …

Il l’a même juré devant la représentation nationale ! Oh ! Que c’est vilain !

Ayant été à confesse pour faire ses pâques – en cette année du dénouement d’une belle carrière politique, Pâques vint sur les talons du printemps - sans doute s’est-il rendu compte qu’il allait droit à la damnation, le chemin qui y mène passât-il par les paradis fiscaux, en jurant ses grands dieux qu’il n’avait pas un kopeck planqué en Asie du Sud-Est alors que les fouilleurs de merde disaient juste le contraire.

Toujours est-il, que dans le temps où les cloches revenues de Rome déversaient leurs œufs en chocolat dans les jardins glacés, il a vidé son sac et a été mis en examen sous divers chefs d’inculpation.

Alors que la neige n’avait pas encore dit son dernier mot en Europe, une tornade blanche s’abattit sur la caste politique du pays : plus vertueux, tu meurs !

Le Président annonce des mesures draconiennes pour éviter le renouvellement de tels scandales, mesures qui, à vrai dire, existent déjà mais ne sont jamais appliquées.

Son opposition parlementaire saute sur l’occasion pour dénoncer les connivences, les complaisances et les indulgences.

Madame La P..., a beau jeu de brocarder ce capharnaüm où les affaires de gauche et de droite emmêlent et entrechoquent les nombreuses casseroles que tous partis confondus ces messieurs-dames traînent avec eux. Il paraîtrait cependant (toujours la présomption d’innocence) qu’un proche de Madame La P …, avocat de son métier, aurait aidé, il y a un certain temps, notre monsieur à ficeler l’emballage juridique permettant à son magot d’échapper au fisc tout en engraissant son troupeau de cochons hélvético-singapouriens.

Reste que la mangeoire à laquelle, et de tout bord, beaucoup se sont régalés et se régalent toujours est le porte monnaie des citoyens et des travailleurs français : si les cochons ne payent pas, il faut bien que quelqu’un le fasse à leur place ! Cochons d’payants !

Oui, la République est en danger !

Oui la démocratie recule !

Oui la France va à vau l’eau !

La morale de nos zélites est une morale de gestionnaires pas très bons : ils disent les mots et s’arrêtent aux faits, désormais cois devant le doigt barbouillé de confiture.

Notre zélite compte-t-elle des chefs d’état, des hommes de conviction, des êtres capables de faire passer leurs intérêts de carrière et les menus plaisirs qui vont avec, après, très loin après le dévouement à la chose publique et à l’intérêt général ?

Pas beaucoup, et le peu qu’il y en a est bousculé par les messieurs jumeaux de celui qui nous a occupé dans ce texte : une vermine ; or la vermine ne va jamais seule.

Sacré nom d’cochon !

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2012, samedi 29 décembre

Démographie politique

Un petit chanteur canadien dont Arsa ignorait non seulement qu’il chantât mais même qu’il existât, a échappé, il y a peu, à la vindicte d’un fan déçu qui voulait l’enlever de façon à l’avoir sous la main pour lui couper les couilles qu’il avait l’intention ensuite de vendre à la pièce et un bon prix.

D’où venait cette déception poussant le fan à envisager une telle vengeance sanguinaire et anor-mâle ?

D’une lettre d’admiration envoyée par ce fan ouf que son idole a laissée sans réponse …

S’il fallait émasculer tous les hommes politiques qui ne répondent pas aux courriers que leur adressent les citoyens et ligaturer les trompes des femmes politiques qui n’y répondent pas davantage, la courbe de natalité fléchirait-elle beaucoup ?

Il est vrai que, depuis les poupons de Ségolène, alors ministre, et exhibés par elle dans la chambre de la maternité devant des paparazzi au paroxysme de l’excitation, ceux que Tony BLAIR a faits à sa femme pendant qu’il était Premier Ministre de Sa Gracieuse Majesté britannique et la fille cachée de MITTERRAND, il y a eu la fillette de Rachida puis celle de Carla : autant dire que femmes et hommes politiques et leurs conjoint-e-s mettent la main à la pâte pour assurer la survie de l’espèce !

Sans compter tous ceux qui courent les jupons et celles qu’obsèdent les braguettes, ou inversement !

Entre les fornications conjugales et extraconjugales, les campagnes électorales, les rédactions d’amendements, les conf. de presse et les petites phrases, il ne reste donc pas beaucoup de temps à ces messieurs-dames pour prendre la plume.

D’ailleurs entre eux, c’est pareil.

Tenez !

Arsa a écrit, il y a quelques mois, au Président de la République. Très occupé, celui-ci a chargé son Chef de Cabinet de lui répondre ; lequel s’est empressé d’accomplir cette mission en précisant que le Président avait « pris connaissance avec attention de vos observations ». Et d’ajouter que l’intervention d’Arsa avait été signalée à certain ministre « qui vous tiendra directement informée de la suite susceptible de lui être réservée »…

Arsa attend toujours …

Ce ministre ne sait peut-être ni lire ni écrire.

Si les circulaires des DASEN*, qui, eux, écrivent beaucoup d’injonctions aux personnels qu’ils dirigent, contiennent tant de fautes de grammaire et d’orthographe, manifestent tant de désinvolture à l’égard de la langue française, c’est sans doute que l’exemple vient de haut. On peut être énarque et inculte comme une friche, et même sortir de l’X et être bête à manger du foin.

* Directeur-trice-s Académiques des Services de l’Education Nationale

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