La chute des imposteurs

C’est la grande dégringolade ! La bourse, l’immobilier, l’automobile, le pouvoir d’achat, le PS !

La crise, la récession, la chute en vrille des actions, des stock options et des parachutes dorés !

Le PS, au terme du fade et inopérant décennat de HOLLANDE, livré au crêpage de chignons de deux social-libéral-démocrates que seul leur look oppose vraiment, tout cela est lamentable et pitoyable !

Que la mondialisation, c’est-à-dire la forme la plus débridée du capitalisme, ait débouché sur une crise qui sera plus ample que celle de 1929, n’a rien pour étonner quiconque s’est interrogé sur le fonctionnement du capitalisme à l’état brut. Il n’est pas besoin d’être un économiste nobélisable pour cela : le malthusianisme profond de la mondialisation (tout aux riches et le moins possibles aux pauvres), la spéculation forcenée qu’elle engendre, l’explosion de la monnaie fictive que ces deux réalités produisent et la suite logique que cela entraîne, c’est-à-dire le travail spolié de sa juste rémunération, mènent inévitablement au désastre. En effet, la monnaie fictive apporte l’inflation, le travail spolié débouche sur la baisse du pouvoir d’achat, la spéculation ampute les investissements productifs et par conséquent limite les emplois, le malthusianisme maintient des hauts prix tout en étant déflationniste sur les salaires : le cercle vertueux que revendique pourtant l’économie de marché est bien oublié !

C’est cette mondialisation, ce capitalisme, planétaire dans son fonctionnement et atrocement cynique dans ses objectifs, que le PS a cru bon de légitimer comme un fait incontournable, quasi un fait de nature, autant dire un prédicat divin !

En 2005, le PS a appelé à voter OUI au projet de traité constitutionnel européen libéral, id est capitaliste pur sucre. Le peuple a dit NON, comme il a dit NON à JOSPIN en 2002 et NON à ROYAL en 2007. Tant qu’à faire dans le libéralisme autant que ce soit CHIRAC et SARKHOZY qui s’en chargent …

L’extrême droite a fait voter NON en 2005 ! Et alors ? Des démocrates et des républicains ont aussi voté NON : c’est cela que le PS n’a pas voulu voir. Et plutôt que de reconnaître son erreur –mais l’aile marchante de la classe ouvrière peut-elle se tromper ? Et quand elle se trompe, c’est qu’elle a déjà oublié la classe ouvrière – il a persisté dans son phantasme libéral contraire à la tradition socialiste.

SARKHOSY serait le grand vainqueur de REIMS … et doit se frotter les mains devant la débâcle prosaïque, ridicule et mortifère du grand parti de SON opposition. Voire …

Le naufrage du capitalisme dont ses amis tiraient de si beaux profits inquiète sans aucun doute le président qui souhaitait « pantoufler » et gagner ainsi beaucoup d’argent après les délices élyséennes. Le naufrage du socialisme n’est que l’épiphénomène du premier naufrage. Et ce n’est pas parce que le capitaine a sauté dans la chaloupe, avec la Finance et la Banque d’abord, que le paquebot FRANCE restera à flots !

Toujours est-il que le peuple est livré aux dégâts collatéraux, et ils sont de taille, de ces faillites nationales et mondiales.

Le peuple a dit NON au capitalisme, NON aux faux démocrates qui prétendaient lui dicter ses actes, NON aux antirépublicains qui veulent le priver de ses droits souverains. En 2005 : et il n’a toujours pas été entendu.

Aujourd’hui ce NON doit être la table rase que les femmes et les hommes de gauche, démocrates et républicains doivent établir sur les ruines produites par les imposteurs.

Ours.jpg Arsa