Lequel est le plus bête ?

Voilà qui est un peu fort !

SARKOZY qui a inauguré son « règne » avec l’affaire des infirmières bulgares détenues en Libye, qui, pour les faire libérer et apparaître ainsi comme un maître de la diplomatie internationale, a utilisé les services d’une des houris de son gynécée, qui a poursuivi sa mandature avec la réception du grand chef libyen, KHADAFI, lequel débarquant en plein Paris avec sa smala a ridiculisé la capitale de la France en la transformant en oasis saharienne, qui enfin, dans la foulée du « printemps arabe » et pour le pervertir, a commandité le meurtre de celui dont des on-dit prétendent qu’il avait en partie financer sa campagne électorale de 2007 (KHADAFI, prototype de BYGMALION – ou big millions- en 2012 ? ), meurtre qui a mis à feu et à sang l’immense portion d’Afrique qu’est la Libye par laquelle transitent désormais, dans les deux sens Nord-Sud/Sud-Nord, les assassins djiadistes qui ensanglantent l’Afrique sub-saharienne, ose vilipender HOLLANDE qui commémore les accords d’Evian et le cessez-le-feu mettant fin à la guerre d’Algérie (18-19 mars 1962). Prétexte ? La guerre d’Algérie s’est soldée par une défaite française …

Pauv’con !

Le même SARKO a eu le culot d’organiser le débat sur l’identité nationale que les organisations de gôche ont boycotté sous prétexte que c’était un piège grossier et xénophobe.

Le SNCA e.i.L. Convergence a considéré que l’argument contre le débat péchait par autant de mauvaise foi qu’en manifestait son organisation. C’est pourquoi il a décidé de donner son point de vue* sur cette essentielle question de l’identité nationale, comme l’ont montré les tragédies de 2015, afin de bien fixer la ligne républicaine de tout engagement civique ou politique.

Manifestement, le point de vue énoncé par le SNCA e.i.L. Convergence a complètement échappé à celui qui prétendait organiser le débat. L’identité nationale, avons-nous dit, après l’avoir définie, c’est d’assumer les heurs et malheurs de l’histoire nationale : assumer la Saint-Barthélemy comme Valmy, PETAIN comme la Résistance, les guerres coloniales et celles de la décolonisation comme le Siècle des Lumières. Tout assumer ne veut pas dire, loin de là, tout justifier. Mais qu’un prétendu chef d’Etat ose ignorer que la République à la Présidence de laquelle il prétend pour la seconde fois, est née du désastre national, et pour y remédier, en dit long sur l’inculture historique, et par conséquent politique, de ceux qui nous gouvernent ou prétendent nous gouverner.

1792 : la guerre étrangère et la trahison de la monarchie.

1848 : la crise sociale et le discrédit des dirigeants politiques.

1870 : Sedan et l’invasion prussienne.

1944 : le sursaut de la Résistance contre l’occupation hitlérienne et la collaboration pétainiste.

1958 : la guerre d’Algérie au milieu du gué et la menace de guerre civile …

Arsa qui écrit ces lignes n’a jamais voté pour SARKOZY ni pour HOLLANDE ; et elle trouve déplaisant de sembler prendre la défense de l’un pour clore le bec du second.

Est-ce cela qui nous attend en 2017, le tête-à-tête SARKO/HOLLANDE ou, pas mieux, la présence, au second tour, de LA PEN qui est la honteuse héritière de toutes les défaites de l’identité nationale devant l’adversité ?

Que le Président qui admet dans l’Ordre de la Légion d’Honneur un prince salafiste qui finance le djiadisme dont des Français ont été, sont et seront les victimes est-ce moins ou plus scandaleux que de propager la guerre en Libye ? Ou de commémorer des accords qui ont mis fin à une guerre fratricide dont les plaies ne sont certes pas toutes refermées, entre deux peuples dont l’histoire commune a plus de deux siècles et n’est pas près de se clore ?

HOLLANDE est paraît-il un joyeux luron ; je pense que SARKO est plutôt du genre pisse-vinaigre et m’as-tu vu.

Puissent les dieux de l’Olympe qui ont laissé la trace légère de leurs pas en Libye, en Algérie, en France et dans tant d’autres beaux pays, nous épargner le joug d’imbéciles qui se disputent le pouvoir comme des chiens galeux se disputent un os !

Un mot encore.

Les souffrances actuelles de tant de pays du Proche et du Moyen-Orient sont en partie dues à l’impérialisme, ennemi de la démocratie, qui s’exprime avec cynisme dans les accords secrets SYKES-PICOT (mai 1916) qui ont donc cent ans cette année, et qui, en pleine Première Guerre Mondiale ont partagé entre les puissances coloniales qu’étaient l’Angleterre (SYKES) et la France (PICOT) les colonies arabes de l’Empire Ottoman, allié de l’Allemagne et en train de s’écrouler.

Quand donnera-t-on enfin la parole à ces peuples muselés depuis toujours et que la guerre civile, religieuse et le terrorisme massacrent ou obligent à l’exode toujours au prix de la vie des enfants, des femmes et des hommes qui sont pourtant nos concitoyens du monde ?

Quand, LA PEN ? Quand, SARKO ? Quand, HOLLANDE ?

Tous en train de ronger le même os, ils sont irrémédiablement sourds et bêtes

* A Montargis, à Cergy-Pontoise et à Nanterre.

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