Les Cauchon sont toujours debout !

Les LE PEN, grand-père, fifille et Marionnette, cette famille atridicule, toujours soumise aux démons du défaitisme pétainiste et des alliances sous le manteau avec la grande finance, ont prétendu depuis longtemps annexer Jeanne d’Arc à leurs mauvaises actions contre la Nation et le Peuple de France. Voilà-t-il pas que le bellâtre MACRON aux manettes de Bercy avec SAPIN qui ne peut le voir en peinture, la réciproque étant vraie, vient de faire un pas de clerc à Orléans à l’occasion des fêtes johanniques où pour se faire passer pour un ersatz de DE GAULLE, il a parlé de la « bergère » de DONREMY … Pauv’ (ma)…con !

Dans les années 1880, la naissante république, IIIème du nom, avait besoin d’exalter la ruralité agricole et pastorale du passé pour inciter les familles paysannes à envoyer à l’école communale gratuite, obligatoire et laïque les gamins et gamines qui gardaient les vaches aux champs ou le long des chemins herbus, afin d’en faire des républicains et des républicaines. C’est pourquoi elle a donné à Jeanne la Pucelle, morte de mort violente avant sa vingtième année pour avoir permis d’identifier la légitimité politique de la France, le poétique métier de bergère … Mais plus de cent ans plus tard, les études johanniques ont expliqué qu’en pleine guerre civile et étrangère comme c’était le cas en France dans le premier tiers du XVème siècle, les enfants des villages étaient requis pour surveiller ensemble le troupeau du village et le soustraire ensemble aux attaques des pillards qui viendraient des hameaux voisins ...

Elle est née dans une famille de laboureurs, des gens qui possèdent un ou plusieurs trains d’attelage, pas vraiment des pauvres dans une société rurale à plus de 90 % ! N’étaient les précautions à prendre pour préserver ensemble les biens communaux, elle est élevée au village, dans la maison familiale, comme toutes les jeunes filles de son temps ; et c’est justement d’avoir à sortir du cadre convenu de la maison qui la pousse à se poser des questions sur la situation de son pays meusien, de son pays lorrain, de son pays français …

Monsieur MACRON aurait pu s’informer un chouia avant de sortir sa bergère du pré ! La question que Jeanne se pose avant d’entamer avec opiniâtreté son épopée, c’est celle que beaucoup de Français se posent aussi : qui est le roi de France, le lieutenant de Dieu sur terre ? Est-ce le « roi de Bourges » dont la reine sa mère, sous le contrôle des Anglais qui tiennent le pays, a dit qu’il était le « soi-disant dauphin » ? Il est vrai qu’avant ce « soi-disant dauphin »-là, Isabeau en a mis d’autres au monde morts avant son royal époux le roi fou Charles VI … Ou est-ce le petit-fils d’Isabeau, déjà roi d’Angleterre dont son oncle le duc de Bedford assure la régence en France ?

Même si la commémoration de la victoire de Jeanne à Orléans en 1429 et celle de la capitulation allemande en 1945 coïncident le 8 mai, même si les horreurs de la guerre étaient vécues en ces deux années-là depuis trop longtemps par les populations françaises de ces époques respectives, les raccourcis annexionnistes sont sujets à caution.

La population française de 2016 souffre certes de la guerre terroriste, mais elle souffre surtout des mauvais choix politiques que sa caste dirigeante dans laquelle s’est fondu sans difficulté Emmanuel MACRON, pratique depuis plus de trente ans.

Alors que Jeanne, c’est en quoi elle est une héroïne laïque, cherche à faire prévaloir l’intérêt général de ses compatriotes sur celui particulier de l’envahisseur étranger et de ses alliés, certains des grand apanagés du royaume, les oncles et les cousins du « gentil dauphin », la caste politique d’aujourd’hui spolie sans retenue les citoyens pour conserver à la grande finance actionnariale et mondialisée ses toujours plus juteuses prébendes !

Si ce n’est pas fonctionner à front renversé, qu’est-ce que c’est, Monsieur le Ministre, Monsieur le nouveau et éternel CAUCHON ?

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