On a la rentrée qu’on peut !

Un certain Nicolas S. se présente devant Saint Pierre et lui dit :

« Je voudrais entrer au paradis, mon bon Saint Pierre ».

Saint Pierre lui répond :

« Avant de pouvoir le faire, il faut que tout le monde, sans exception, passe une journée en enfer et la journée suivante au paradis avant de choisir l’un ou l’autre. C’est la règle du Très-Haut ! »

Nicolas rouspète, dit que sur terre il était lui aussi un très haut personnage … Rien n’y fait ; Saint Pierre reste inflexible et Nicolas finit par accepter tout en maugréant.

Contrairement aux idées reçues, le stage en enfer est idyllique : bouffe pantagruélique, femmes à gogo, rien que du beau monde, anciens présidents, anciens banquiers, anciens très hauts fonctionnaires … Bref, le pied ! Avec, cerise sur le gâteau, un Satan très sympa et accueillant.

Le stage au paradis, en revanche, est pour Nicolas très ennuyeux ; du beau monde, certes, mais aussi beaucoup de « casse-toi, pauv’con » … La nourriture est bonne mais pas de quoi se taper le cul par terre, les femmes sont jolies, certes, mais ennuyeuses ; il faut leur faire la cour longtemps avant d’obtenir leurs bonnes grâces… Pour faire court, Nicolas s’emmerde !

Il est tout de même étonné le lendemain de s’entendre dire à Saint Pierre qu’après mûres réflexions, il va choisir l’enfer. Ce que Saint-Pierre accepte volontiers tout en le conduisant à la porte de l’enfer.

Une fois la porte passée, Nicolas déchante amèrement ; rien de ce qu’il a vu le premier jour ne subsiste. Les hommes et les femmes en haillons, enchaînés, triment très durement avec, autour d’eux, des diablotins hideux qui les fouettent pour un oui ou pour un non. Par-dessus le marché, la bouffe est infâme et tout est du même tonneau !

Nicolas, très en colère, s’avance vers Satan :

« Je ne comprends pas, Monsieur Satan. Pendant mon stage ce n’était pas comme cela l’enfer ! »

Satan lui répond :

« ''Oui, c’est vrai. Quand tu es venu, nous étions en pleine campagne électorale. Maintenant que tu nous as choisis, nous n’avons plus besoin de faire ou tenir des promesses ! Retourne auprès de tes amis, retrousse tes manches, esquinte-toi les mains avec la pioche : ça te changera un peu !'' »

(Rire satanique : Ha Ha Haaaaaaa ….. !!!)

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NDLR – On peut changer le prénom si l’on veut.