Entendront ceux qui veulent bien entendre !

Ce matin (lundi 20 février 2017) RIEN sur le site de la Mairie de Jonquières (84), RIEN non plus sur le site de la sous-préfecture de Carpentras chargée de coordonner l’action des forces de l’ordre et des secours, il est vrai que nous sommes dimanche « Sunday close ! ».

Et puis à quoi bon ! Monsieur le sous-préfet affirme à juste titre que nous sommes passés à côté du pire, en clair il n’y a pas eu de victimes, pas de mort, pas de blessés, même légers, alors pourquoi se soucier effectivement de la mise en place d’une cellule psychologique pour aider à gérer le stress engendré par près de deux heures apocalyptiques, au moins pour les habitants les plus proches du sinistre, dans une nuit noire provoquée par une coupure de courant sur pratiquement toute la commune de Jonquières !

Je ne suis même pas sûr que l’alarme ait été mise en route pour signaler à la population un accident grave sur la commune !

À quoi bon effectivement !

Circulez Messieurs dames il n’y a plus rien à voir à Jonquières, veuillez reprendre vos occupations comme s’il ne c’était rien passé !

Mais peut-être qu’à Jonquières tout le monde ne l’entend pas de cette oreille (doux euphémisme après ce boucan d’enfer) … des grincheux sans nul doute !

Des pisses-froid ou des pisses vinaigre… des opposants quoi ! des comploteurs… j’en passe et des meilleures !

Enfin Jonquières fait parler d’elle dans tous les médias, soyons heureux, positivons !

NOTA : Quelques précisions très importantes sur la situation géographique de Jonquières ;

Jonquières est construite dans la plaine alluviale de Rhône et de son affluent la tristement célèbre Ouvèze, une grande majorité de la commune est classée zone inondable.

Elle est enclavée entre la Base aérienne de Caritas sise sur la commune d’Orange, à peine 2 km à vol d’oiseau, et le complexe nucléaire de retraitement des déchets radioactifs de Marcoule (20 km à vol d’oiseau), ainsi que 30 kilomètres plus haut sur les bords du Rhône, la centrale nucléaire EDF vieillissante du Tricastin et un barrage à la fois hydroélectrique et de régulation des crues du Rhône au niveau de Caderousse, sans oublier Phénix centrale nucléaire elle aussi à Chusclan.

Jonquières est donc soumise à des risques d’explosions du ou des dépôts de munitions de la base aérienne, d’un double risque d’inondation à cause de sa proximité géographique du Rhône et de l’Ouvèze, et sous le vent dominant du Mistral qui peut la toucher rapidement lors de fuite radioactive sans la mettre non plus à l’abri d’un incident majeur du type de Fukushima ou de Tchernobyl, cela n’arrive pas qu’aux autres.

Cette triple épée de Damoclès devrait être plus que suffisante pour que ceux qui ont la charge de la sécurité civile (Mairie et Préfecture) prennent plus au sérieux la catastrophe de vendredi soir (17 février 2017) où le pire aurait pu se produire par l'absence totale de consignes de sécurités élémentaires à la population, par téléphone, par haut-parleur, par des sirènes en nombres suffisants pour être entendue par tous les Jonquièrois !

Voilà c'est dit !

Raymond